‹ Essai Sur Les Principes De La Métrique Anglaise (volume 2)Chapitre 69 sur 95 · LE VERS GREC · texte numérisé non relu

LE VERS GREC

S 153. Chez les Grecs; le grand vers primitif se retrouve exactement dans le tétramètre. Par suite de la tendance à prolonger les fortes, ils préférèrent bientôt, au moins au pied fort des dipodies, & à - -. Le rythme

devint ternaire :

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La fin de la période est indiquée par la suppression de la dernière faible :

. = . 5 . Sales U = U ñ 0 EE RC EME EE EE OR à

! , … 7 » CSN, DL roïoev VOLOES EV TES DIRES TAVAVUTI ŒUTLAËTOEE. ARISTOPHANE, /Vuées, V. 1040.

La faible (aa) pouvait se résoudre : : w, c’est-à-dire J. PAR La forte © ou : se remplaçait aussi plus ou moins souvent par : 0. La contraction de : v ou de : w en + était permise à l’origine et elle le resta dans la poésie populaire ainsi que dans certaines formes lyriques ; la poésie littéraire ne l’admet que rarement et suivant des règles fixes. En effet, par la prédominance ou par l'emploi presque exclusif de & ou de 4, à côté de --, par la conservation ou la suppression régulières de l’anacruse, par la contraction ou la réduction obligatoires du pied faible (4), les poètes avaient tré du vers populaire plusieurs sortes de tétramètres : fambiques, anapestiques (5), trochaïques, dactyliques, crétiques, bacchiaques, etc. Ces tétramètres pouvaient en outre s'étendre en systèmes, par la répétition ad libitum de l’antécédent, etse résoudre ou se développer sous bien des formes (6). C’est ainsi que le mètre primitif s’est différencié en un grand nombre d'espèces (7) ; l'esprit humain procède comme la nature, dont il

(1) A l’origine, sans doute, J ÿ À

(2) Peut-être faut-il admettre dès le début une double évolution de xx: l’une en © (__)

=: ji je (a nn ) ; l’autre en UU(__)— . Ji (J ce Il y aurait eu ainsi un groupe iambo-

trochaïque, représenté par les divers tétramètres, et un groupe dactylo-anapestique, comprenant l’hexamètre, le prosodiaque, le vers anapestique d’Aleman ou de Tyrtée et leurs dérivés. Dans le second groupe, * ne peut se remplacer par © v, et la scansion est peut-être monopodique.

(3) Dactyle cyclique. Quand le dactyle n’est pas mêlé à des pieds forcément ternaires, il de-

ot les oi

(4) Contraction: : U &: (au lieu de : 4 : U). Réduction: 2 & = (au lieu de : & : uv). (5) Dans les épfBatiota de Tyriée, le dactyle n’est pas cyclique. (6) Par exemple le vers anacréontique, ’Epaouin rékett U 2 0: QU 2 À ou [pds "Eswzx

RuATa Cu) U UE QU 2 UE © À,etle ‘ovluos x0ptaxds où ‘Eup:r{ôstov (aussi nommé Anx60toy à cause » » À L 1 à A ] * . .

d’Aristophane, v. Grenouilles, 1200), Ooÿpios pokv "Apns 5 ü © U Ur (Euripide, Phénie., = th à à 4 240), Non ebur neque aureum (Horace, c. Il, 18). Pour les divers tétramètres et systèmes, v. Havet, Métrique. (7) Nous en verrons un autre exemple, impossible à récuser, dans la poésie islandaise,

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