‹ Essai Sur Les Principes De La Métrique Anglaise (volume 2)Chapitre 84 sur 95 · LA RIME CHEZ LES LATINS · texte numérisé non relu

LA RIME CHEZ LES LATINS

$ 186. Les poètes grecs et latins aimaient terminer les deux membres

du vers par des mots qui se rapportaient l’un à l’autre, tels qu'un substan-

tif et son épithète. Il en résultait souvent une rime :

"Eomete vüv pot Moïoa "OAuma düpar” Eyoucar

; Homère, /liade, II, 475.

+ 57 2 E] y 2 L'h © Qc 'epa : of à Eoyovro uéyne veu T' éyévavre Ib., IIT, 84.

Et Veneris casto conlocat in gremio CATULLE.

Limus ut hic durescit, et haec ut cera liquescit. Viroice, Ecl., VIII, 80.

Sic affectantes caelestia regna Gigantes Ovne, E. Pont., IV, 8

Vir, precor, uxori, frater, succurre sorori

Id., Heroid, NII, 20.

(1) Cest-à-dire la rime, l’assonance, l’allitération et la consonance. V. Jre Partie, $ 263.

L'HOMOPHONIE 101

CSA ÿ à rime en pareil cas, ce n’est que l’effet du hasard : seul l’ordre des mots importait aux poètes (1). On peut même dire que la rime serait plus fréquente chez eux s’ils ne l'avaient pas plutôt évitée que recherchée. $ 187. Il semble bien, au contraire, que dans les dictons et formules

Dm de toute sorte les Italiotes aient voulu rattacher les idées par la ressem-

blance du son, afin d'en mieux marquer le lien logique ou émotionnel et de le mieux graver dans la mémoire (2).

Huat huat huat — ista pista sista Formule magique (Carox, De agricult., 160).

Terra pestem teneto, salus hie maneto.

Charme contre les maux de pied (Varrow, De re rust., I, 2, SD

Nec huic morbo caput crescat aut si creuerit tabescat. Charme contre les grains d'orge (MarcezLus Emprricus, éd. Helmreich, 1889, p. 71).

De Theueste usque ad Tergeste liget sibi collum de reste.

Charme contre le mal de poitrine (ib., p. 154).

Dans les Tables Eugubines (3), on trouve des formules comme persei, mersei (4).

Bien plus encore que la rime complète ou l’assonance, on recherchait l'allitération, surtout dans les premiers temps. Avant l’âge classique ou plutôt historique, les Latins avaient un accent (d'intensité) sur la première syllabe des mots (5). Chez eux, comme chez les Celtes et les Germains, cette accentuation initiale et par suite énergique a favorisé le goût qu’ont tous les hommes pour l’allitération (cp. Première Partie, $ 68, Rem. 2) (6).

(x) Entre autres preuves, on peut citer l'observation que fait Bède, d’après ses diverses autorités (De arte metrica, Keiïl, VI, p. 244): Optima autem uersus dactylici ac pulcherrima positio est, cum primis paenultima, ac mediis respondet extrema ». Ses premiers exemples ont fait croire à certains qu'il parlait de la rime: Peruia diuisi patuerunt caerula ponti; ete. Mais le

dernier montre bien qu’il s’agit uniquement de l’ordre des mots: Rubra quod appositum testa

ministrat olus.

(2) Il y a parfois rime de sens aussi bien que rime de son : tortore tortus, uenena uenenorum, fidus fidelis, etc. Cp. {'e Partie, p. 130, note t.

(3) V. éd. Michel Bréal, Paris, 1875. Le dialecte de ces tables est l’ombrien.

(4) La rime est-elle voulue dans la lex horrendi carminis sur le jugement de la perduellio : Si uincent, caput obnubito, infelici arbori reste suspendito (Tite-Live, 1, 26)? Nous trouvons également la rime dans les formules légales et juridiques des Germains (v. plus bas). Les premières lois étaient des préceptes religieux, la loi de Moïse par exemple.

se

(5) V. Vendryes, L'intensité initiale en latin.

. Nos prosateurs eux-mêmes recherchent parfois l’allitération, Rabelais en abuse : un gros, gras,

grand, gris, joly, petit, moisy livret (I, ï); un moine moinant de moinerie, etc. Bossuet ne la

Ce qui prouve la justesse de ce raisonnement, c’est que l’allitération n’est très fréquente que dans les premiers temps et qu’elle porte régulièrement sur la première syllabe. Les noms propres anciens en fournissent un exemple : Titus Tatius, Publius Popillius, Pompus Pompilius, Aulus Agerius, Numerius Nigidius, etc. (1). Tout le monde connaît cette formule officielle et sans doute fort ancienne : quod faustum felix fortunatumque sit. Dans les charmes cités plus haut nous trouvons également l’allitération: terra:teneto, caput: crescat:creuerit, Theueste: Tergeste. La plupart de ces formules étaient ou des vers ou de la prose rythmée. On en peut conclure que la versification populaire des Romains employait l’homophonie, surtout l’allitération. Celle-ci est, en effet, très fréquente dans le saturnien, sans y être pourtant ni régulière ni obligatoire (2) :

Summas opes qui regum regias refregit Inscription citée par un grammairien.

Superbiter contemptim conterit legiones Névius.

Magni metus turultus pectora possidit.

Id.

Subigit omnem lucanam obsidesque abducit.

Epitaphe de Scipion Barbatus.

La rime n’est peut-être qu'accidentelle dans les vers de ce genre:

Bicorpores Gigantes magnique Atlantes.

Immolabat auream uictimam pulchram.

Censet eo uenturum obuiam Poenum.

Névius.

Cette « élégance » se conserva au début dans les vers imités des Grecs. Il n’y a pas de doute pour l’allitération :

Cedunt de caelo ter quattuor corpora sancta.

Exvius.

Vortentibus éelebois telis complebantur corpora. Praure, Amph., 251.

Chez Plaute, l’allitération porte en général sur les syllabes fortes ; on la rencontre souvent dans des formules qui semblent empruntées à la langue de la conversation (dicta dicere, multis modis, flocci facere, ete.) (3). Il

dédaigne pas : O nuit désastreuse, à nuit effroyable, où retentit tout à coup, comme un éclat de tonnerre cette étonnante nouvelle : Madame se meurt, Madame est morte ! On sait quel fut l'effet de ce passage sur l'auditoire (v. Voltaire, siècle de Louis XIV, ch. xxx). Voici un exemple plus récent: Le vent d'automne siffle et s’enfle (Taine, Notes sur Paris, 11e éd., p. 291). »

(1) V. Vendryes, L. c., p. 90.

C2) V. Havet, Métrique, p. 217 etsuiv. J’ai fait observerque l’allitération porte presque uniquement

sur la première syllabe et qu’on pourrait voir là une preuve de la théorie proposée par M. Vendryes. (3) V. Vendryes, L. c.

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. ,* L . » « semble bien qu’il ait aussi recherché la rime. En tout cas, les exemples en sont extrêmement nombreux chez lui :

(a) Rime finale :

Teneris labellis molles morsiunculae,

Nostrum orgiorum palpitatiunculae,

Papillarum horridularum oppressiunculae (r).

Pseud., 67 et suiv.

(b) Rime batelée (v. Première Partie, Sara)

Stulti haud scimus, frustra ut simus, quom quid cupienter dari.

Pseud., 683.

Scis amorem, scis laborem, scis egestatem meam (2).

Ib., 695.

Ennius abuse de l’'homophonie sous toutes ses formes :

Caelum nitescere, arbores frondescere, Vites laetificae pampinis pubescere, Rami bacarum ubertate incuruescere.

Trag., 192 et suiv.

Moerentes, flentes, lacrimantes, commiserantes. Ann., 107.

O Tite, tute, Tati, tibi tanta, tyranne, tulisti (3). Ann., 133.

Ces excès ridicules étaient bien faits pour dégoüter de la rime et de l’allitération. Aussi les grammairiens les citent-ils pour prévenir contre l’emploi ou l’abus de l’homoeoteleuton (rime) et du parhomoeon (allitération) (4). L’homophonie s’associait dans l’esprit des poètes lettrés aux dictons triviaux ou au moins prosaïques, à la poésie populaire et vieillotte, de

(1) Dans l’Aululaire, v. 509 et suiv., il y a jusqu’à dix rimes en -ari, cinq finales et cinq médianes.

(2) Ce qui prouve bien que chez Plaute la rime est cherchée, c’est qu’elle n'apparaît presque

plus chez Térence. — Dans les Tables Eugubines, la rime est aussi fréquente que l’allitération : totar Tarsinater | trifor Tarsinater — Tuscer Naharcer | Jabuscer nomner — nerf çihitu | an çihitu — jovie hostatu | an-hostatu. — tursitu tremitu — sonitu savitu — ninctu nepitu | hondu

holtu — preplohatu | previçlatu.

(3) Maître Holofernes n’aurait pas mieux dit: [ will something affect the letter, for it argues facility : The preyful princess pierc’d and prick’d a pretty pleasing pricket (Shakespeare, Love's Labour's Lost, IV, üi).

(4) V. Charisius (Keil, p. 282, 2), Diomède (p. 447, 12), Donat (p. 398, 24), Pompée (304, 1), (cp. Cornificius ad. Her, IV, 12, 18). C’est précisément de leur temps que la rime commence à reparaître dans la poésie littéraire ; cette coïncidence n’est pas fortuite. — Plusieurs

siècles auparavant, dans le discours d’Agathon à la fin du Banquet, Platon a certainement parodié

” 4 >! 4 2 ! S12 r 2 le langage rythmé et rimé de Gorgias: rpadtnta pèv mopilwv — ’ayptütnta Ô étopitwy — év 200, &v row, y rÜVW, év [LOU

Verrier, Métrique anglaise, IL. 13

forme inculte, comme aux jeux de mots de Plaute : elle ne pouvait laisser

d'avoir pour eux quelque chose de vulgaire ; ils ne pouvaient manquer de la bannir au fur et à mesure qu’ils imitaient avec plus d’exactitude leurs modèles grecs (1).

$ 188. Il est probable, au contraire, que le peuple la conserva, surtout la rime, qui convenait mieux à la langue latine après la disparition de l’accent initial. Il n'avait aucune raison pour l’abandonner. Il était encouragé à la garder par l’exemple de Plaute, à qui il avait sans doute emprunté, plus qu’à nul autre, ses deux mètres favoris, le septénaire et l’octonaire. Il fut même porté à s’en servir de plus en plus au fur et à mesure que l'accent, en remplaçant le ton, lui permettait de la faire mieux ressortir. C’est ainsi, on peut le croire, que l’usage de la rime se développa dans la poésie latine populaire. Elle y existait certainement au rv* siècle. Les poètes chrétiens la lui empruntèrent en même temps que le mètre de leurs hymnes accentuelles. Nous l’avons trouvée dans le psaume de saint Augustn (v. $ 157). Il avait pu en observer l’effet dans ces hymnes, entendues à l’église de Milan, dont la musique lui « avait fait sentir la vérité » (2). C’est saint Ambroise (333-397) qui introduisit dans cette église le chant des hymnes. Il en composa lui-même un certain nombre. En voici quelques vers:

Sic quinque millibus uiris Dum quinque panes diuidis, Edentium sub dentibus

In ore crescebat cibus (3).

Hymne V.

Somno refectis artibus Spreto cubili surgimus ; Nobis, pater, canentibus Adesse te deposcimus.

Te lingua primum concinat, Te mentis ardor ambiat ; Vt actuum sequentium

Tu, sancte, sis exordium (4).

Hymne IX.

(x) L’allitération ne disparaît pourtant pas tout à fait 1l y en a des exemples chez Virgile : Aut componere opes norant aut parcere parto (Enéide, VIII, 317). Dans ce vers, elle porte uniquement sur des fortes. Quant à la rime, il semble difficile de la regarder comme accidentelle quand elle figure dans six vers de suite, sous forme léonine, chez Properce, III, 32, 85.

(2) V. Combarieu, Les rapports de la musique et de la poésie, Paris, 1894, p. 17. M. Combarieu vise évidemment ce passage des Confessions (L. IX, c. vi): Quantum fleui in hymnis et canticis tuis, suaue sonantis Ecclesiae tuae uocibus commotus acriter! Voces illae influebant auribus meis, et eliquabatur ueritas in cor meum. Mais pourquoi écrit-il « Mailand » ?

(3) L’authenticité de cette hymne est assurée par le témoignage de Cassiodore — lauthenticité ou tout au moins l'antiquité. La versification en est à la fois quantitative et accentuelle.

(4) L’authenticité de cette hymne est affirmée par Hincmar, évêque de Rheims. L'autorité est sans doute insuffisante; mais elle prouve au moins l’antiquité de ce morceau rimé. — La versification est à la fois quantitative et accentuelle.

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Dans la deuxième strophe d’une hymne très ancienne et composée en partie par Coelius Sedulius (v° siècle), il n'y a de rime qu'aux vers pairs :

Beatus auctor saeculi Seruile corpus induit, Vt carne carnem liberans

Ne perderet quos condidit (1).

Dans les deux premiers exemples, la strophe se compose de deux octonaires à rime léonine ; dans le dernier, de deux octonaires à rime finale (2). On trouve déjà chez Plaute des formes analogues(3). Mais ce qui abonde chez lui, c’est la rime batelée (v.S 187). Elle reparaît dans les septénaires du moyen âge:

Nunc comprimas has lacrimas et luctum qui te urget.

Hiranius (disciple d’Abélard) (4).

Il n’y a pas de doute que l’emploi fréquent et régulier de la rime léonine dans l’hexamètre n'ait été suggéré à la même époque par la présence accidentelle de l’homoeoteleuton chez les poètes classiques (b}r:

Vitae praesentis si comparo gaudia uentis, Cum neutrum duret, nemo reprehendere curet.

HaGex, Carmina medii aeui, p. 164 (6).

$S 189. Après la Cantilène de sainte Eulalie, le premier poème français que nous possédions se divise en strophes de quatre octosyllabes masculins à rimes suivies (7) : aaaa, aabb (v. $ 188). C’est un poème religieux, la Passion du Christ, qui se chantait évidemment sur l'air des hymnes latines et qui leur a emprunté leur mètre, y compris la rime. Celle-ci coïncide avec le deuxième accent fixe, qui devait bientôt devenir

le plus fort — le seul, dans l’octosyllabe — et elle servait par là même à (x) Première strophe : cardine — limitem — principem — uirgine (rimes embrassées). Troisième strophe: uiscera — gratia — baiulat — nouerat (rimes suivies). Versification quan-

titative et accentuelle.

(2) Les deux membres de l’octonaire sont réunis par le sens.

(3) Merc. 848: stultitiam : pertinaciam (rime léonine), Cure. 313-4 : absorbeam: gaudeam (rime finale). À

(4) Hilarius a composé des drames en latin. Il connaissait sans doute les vers de Plaute à rime batelée et il a pu les imiter directement. Mais cette rime se trouve également dans la poésie française, de langue d’oc et de langue d’oïl. Y at-elle été introduite par les clercs ou est-elle d’origine populaire P

(5) Bède (d’après Kawezynski, Origine et Histoire des rythmes, p. 43): Homoecoteleuton, id est similis terminatio, dicitur quotiens media et postrema uersus, siue sententiae simili syllaba finiuntur.. Hac figura et poctae et oratores saepe utuntur, poetae hoc modo : Peruia diuisi patuerunt caerula ponti. | |

(6) V. Havet, Métrique, p. 61. — La forme de la rime, dans ces hexamètres, montre qu'on les lisait d’après l’accent. se FRERE | |

(7) Dans ce paragraphe, pour ne pas entraîner de complications, je dis rime au lieu d’assonance. Il faut remarquer que dans la prononciation populaire du bas-latin la rime écrite se transformait souvent en assonance. l

marquer la fin des sections rythmiques, vers et membres de phrase musicale. Dans les poèmes suivants la strophe de la forme aaaa s’allonge de plus en plus et elle finit par devenir la laisse de longueur variable, parfois démesurée, qui apparaît pour la première fois dans l’Alexandre d’Alberic de Besançon et surtout dans Gormund et Isembard. De l’octosyllabe, la rime finale avait passé dans les autres vers, par exemple dans le décasyllabe informe de Sainte Eulalie. Mais nous trouvons la rime intersectionnelle dans le septénaire, sous la même forme que dans celui de Plaute et d'Hilarius (ep. $ 157, 1°, à 187, b, et 188).

$ 190. L'origine de la rime dans la poésie du bas-latin et des langues romanes s'explique ainsi tout naturellement, sans qu'il soit besoin de recourir à des influences étrangères, syriaques ou celtiques (1). D'après Zeuss (Grammatica celtica, 2° éd., Berlin, 1871, p. 938), les Celtes employaient régulièrement la rime finale dans leur versification primitive (2); les Gaulois, après leur conversion au christianisme, l’auraient conservée dans leur poésie religieuse, qu'ils durent de très bonne heure composer presque uniquement en latin. Saint Ambroise, qui était né en Gaule, la leur aurait empruntée pour ses hymnes. Ce sont là trois hypothèses dont il est à peu près impossible de vérifier la valeur, sauf pour la première : comme les deux grandes divisions de la famille celtique, les Gaëls et les Bretons, employaient la rime (l’assonance) à l’intérieur et à la fin du vers dans les plus vieux poèmes que nous connaissions, nous en pouvons conclure qu’elle était aussi ancienne et aussi commune chez les Celtes que l’allitération chez les Germains. L'usage de la rime chez les Bretons de France et chez ceux de Grande-Bretagne prouve qu'ils s’en servaient au commencement du v° siècle : ils ne pouvaient guère l’avoir empruntée aux hymnes latines, encore toutes récentes. Mais les Gaulois l’avaient-ils conservée en adoptant le latin? Les exemples que Zeuss en voit chez Ausone et ailleurs paraissent au moins fort douteux. Et puis si Saint Ambroise est né en Gaule, il n’y a probablement pas été élevé(3). On trouve dans l’ancienne poésie des Bretons (gallois et armoricains), mais non chez les Irlandais, de longues tirades sur une seule rime ou plutôt sur une seule assonance. Est-ce de là que dérivent indirectement les laisses de nos chansons de geste? Cette hypothèse ne s'appuie sur rien, et elle n'est pas nécessaire. La laisse, on l’a vu, n’est sans doute que le développement du distique ou du quatrain monorime, c’est-à-dire de l’octonaire, exactement comme le système du théâtre grec n’est que le développement

du tétramètre (v. $ 153); d’un côté comme de l’autre, on est arrivé à des

(1) Saint Ephren a imité la versification byzantine et peu-être la latine bien plutôt qu'il n’a exercé sur elles d'influence (v. p. 154, note 4). Je ne m'occuperai donc ici que des Celtes.

(2) Par rime il faut plutôt entendre assonance : la rime complète est rare au début.

(3) V. Thamin, Saint Ambroise, p. 6. L'influence celtique se comprendrait peut-être si Saint Ambroise avait été élevé à Trèves, où il était né pendant que son père était gouverneur de la province : les Trévires de son temps, à en croire saint Jérôme, auraient encore parlé gaulois. — Galatas.… propriam linguam eamdem pene habere quam Treuiros (Saint Jérôme, Comment. in

epist. ad Galatas, L. II, cap. IT ; Migne, Patrologie latine, t. XXVI, p. 357).

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