‹ Essai Sur Les Principes De La Métrique Anglaise (volume 2)Chapitre 85 sur 95 · LA RIME CHEZ LES ANGLAIS · texte numérisé non relu

LA RIME CHEZ LES ANGLAIS

S 191. Nous savons que chez les Germains les deux hémistiches du vers allitéré étaient rattachés l’un à l’autre par l’allitération, qui faisait ressortir les principaux temps marqués et était mise elle-même en relief par leur forte accentuation (3): les deux fortes du premier hémistiche, au moins la plus accentuée, c’est-à-dire presque toujours la première, allitèrent avec la première forte du second. On a ainsi deux ou trois lettres allitérantes (en vieux norrois s{afir ou Aljodstafir) ; celle du second hémistiche s'appelle lettre dominante (hofudstafr), parce qu’elle règle l’allitération (rædr koedandi) ; les autres ont reçu le nom de lettres d'appui (studlar). De même que Boileau conseillait à Racine de commencer par trouver le second vers dudistique rimé, il semble bien que les poètes germains aient été enclins à faire le second hémistiche de leur vers avant le premier; celui-ci contient souvent des appositions, des épithètes, des compléments, des exclamations, des locutions toutes faites. Dans la poésie xarx otlyev des Germains Occidentaux et surtout des Anglo-Saxons, tandis que l’allitération réunit les deux hémistiches du même vers, le sens en rattache d'ordinaire le second hémistiche au premier du vers suivant(4). Ce croisement de l’allitération et du sens engrène les phrases l’une dans l’autre, ne permet pas au sens de s'arrêter avant la fin de la tirade et convient ainsi tout à fait à la poésie épique :

Pa wæs Hrodgare hors gebæ&ted,

wicg wunden-feax. Wisa fengel

geatolic gengde; gum-feda stop

lind-hæbbendra. Lastas w&ron

æfter wald-swadum wide gesyne,

gang ofer grundas, pær hëo gegnum for

ofer myrcan mor, mago-pegna bær

pone sélestan säwol-léasne,

para pe mid Hrodgäre häm eahtode (5).

Bêowulf, 1400 suiv.

(x) Le plus long que je connaisse dans le théâtre grec contient 62 dimètres anapestiques (Aristophane, Nuées, 889-948). Il y a dans Gormund et Isembard une laisse de 120 vers assonant en e. La poésie narrative se prête mieux que le drame à de semblables rv{yn.

(2) Les Gallois connaissaient notre littérature.

(3) I1 me semble bien difficile d’attribuer une influence à l’intonation dans le choix des syllabes allitérantes, comme le propose M. Morgan (Paul-Braune, Beiträge, XXXIIT, p. 95 et suiv.). En tout cas, on ne peut restituer cette intonation que par des hypothèses dénuées de preuves, que par de simples suppositions.

(4) Allitération disjointe. Gp. la rime disjointe (allem. Reimbrechung) du moyen haut-allemand et de certains de nos vieux poèmes, p. ex. de Resveries (Bartsch, Chrestomathie, 5e éd., p. 303 et suiv.) et des pièces de théâtre en octosyllabes (au moins entre répliques). — V. Add.

(5) Toute la poésie des anciens Scandinaves est en strophes de quatre grands vers, divisées par

$ 192. L'inscription de la corne d’or de Gallehus (v. $ 159) est le permier exemple que nous possédions du vers allitéré. Ensuite viennent les vers attribués à Cædmon (v. $ 162) et ceux de Bède (v. p. 165, note 2):

metudæs mæcti end his modgidanc (1).

Cæpmox (?)

acfter deothdaege doemid uueorthae (2).

Bèpe (Ms. de Saint Gall n° 254, du 1x° siècle).

L'antiquité de ces vers et leur origine différente montrent que la poésie germanique n'a pas emprunté l'emploi régulier de l’allitération à la littérature latine — où ce n'était d’ailleurs qu'une élégance devenue de plus en plus rare — mais qu’elle l’avait adopté avant la séparation des Germains en plusieurs peuples. C’est évidemment leur accentuation initiale qui les y avait portés, exactement comme les Italiotes etles Celtes. Qu'ils y aient eu recours de très honne heure, nous en avons maintes preuves. Dès le temps de Tacite, comme pour exprimer par là les liens de parenté, les personnes de même famille portaient souvent des noms associés par l’allitération : Segestes, Segimérus, Segimundus, Yesy1xyx9c ; Thusnelda, Thumelicus ; Vannius, Vangio; Viduarius, Vitrodorus, etc. (3). On peut citer aussi : Inguaeones, Erminones, Istuaeones (4). Enfin les Germains ont employé de tout temps et en nombre très considérable des locutions allitérées de toute espèce. J’en ai donné quelques exemples pour l'anglais moderne; pour l'allemand moderne, on en trouvera une liste assez longue dans le livre déjà cité de M. Sanders (Deutsche Silbenmessung, S 103-118). Il faut y ajouter la plupart des dictons, proverbes ou maximes. Ainsi l’allitération a continué d’être recherchée par les Germains même après avoir cessé d’être un élément essentiel de leur versification. Elle y fut en effet remplacée par la rime, nous l’avons vu, dès le 1x° siècle au plus tard. La rime s’y estelle développée spontanément, comme dans la poésie populaire des Latins ?

le sens en deux moitiés (cp. $ 106 et 135). Cette strophe a-t-elle précédé la versification stichique chez les autres Germains ? On peut l’admettre, sans toutefois approuver les restitutions de M. Hermann Müller (Das altenglische Volksepos, Kiel, 1883 ; Zur althochdeutschen alliterationspoesie, Kiel, 1888). Cp. G. Neckel, Beiträge zur Eddaforschung, Dortmund, 1908, p. 4-21.

(x) En saxon occidental : metodes miehte ond his modgedonc (Alfred le Grand ?) « potentiam creatoris et consilium illius » (Bède).

(2) En saxon occidental : æfter déaddæge demed weorde » (qualiter) post exitum iudicanda fuerit (Cuthbert). — Widsid et Beowulf sont plus vieux encore que ces poèmes; mais on pourrait objecter que nous en possédons seulement des remaniements de date relativement récente.

(3) L’allitération des noms propres ne présente pas ici la même forme œue chez les anciens

Latins (v. $ 187). Elle avait d’ailleurs disparu chez eux longtemps avant qu’ils entrassent en

contact avec les Germains. Ceux-ci ne la leur ont donc pas empruntée. Les rapports plus ou moins indirects que les Germains, même ceux du Nord, entretenaient avec l'Italie dès avant la fondation de Rome (v. Montelius, Nordisk Tidskrift, 1908, p. 295 et suiv., 383 et suiv.) n’ont pu avoir d'influence sur les noms, les locutions et la versification. Bref, contrairement à l’opinion de M. Kawezynski (1. c., p. 102 et suiv.), ils ne tiennent pas des Romains l'usage de Pallitération.

(4) Sur l’allitération des noms propres, v. Müllenhoff, Zeitschr. J. d. AU,, VIT, 527. V. Add.

L'HOMOPHONIE 199

$ 193. De même que les anciens Italiotes, les anciens Germains possédaient déjà de nombreuses formules homophoniques, où figurait le plus souvent l’allitération, mais aussi la consonance, l’assonance ou la rime. Ils en employaient à coup sûr avant de se séparer en plusieurs peuples : nous en retrouvons dans la prose des anciens dialectes germaniques, qui leur sont communes à tous; nous en retrouverions davantage encore si nos textes, en dehors du vieux norrois, n'étaient pas si peu nombreux et si spéciaux (1). Il en est ainsi de la locution que les Allemands ont conservée jusqu’à nos jours, avec allitération et consonance, sous la forme Feind und Freund (v. Sanders, /. e., $S 105), ou plutôt encore Freund und Feind :

Moyen haut-allemand : der vrüunti minnin und der vianti (Summa theodogiae, MSD, xxxiv, 16,5).

Frison: tha fiunde alsa friunde (Moritz Heyne, Formae alliterantes ex antiquis legibus lingua frisica conscriptis, Halle, 1864, 6, 10).

Vieil anglais : freond and féond (J. Earle, Two of the Saxon Chronicles, Oxford, 1865, p. 257, année 1129).

Vieux norrois : sem frændr en eigi sem fjandr (Grägäs — recueil de lois — Copenhague, 1829, IT, p. 170). |

Cette dernière phrase prouve bien l'antiquité de la formule: c’est le seul cas dans lequel frændr ait conservé le sens primitif (« amis »); partout ailleurs il signifie « parents » (2).

$ 194. On a relevé dans la prose anglo-saxonne de nombreux exemples de rime, complète ou incomplète, qui présentent presque toujours une forme rythmée et même métrique (3). Il y en a toute une série à la fin d’un « charme pour la perte du bétail ». J’en cite seulement quelques-uns :

ne plot ne ploh, ne turf ne toft... ne fersc ne mersc... ne sandes ne strandes (4).

Ce charme reproduit là tout simplement une formule juridique qui nous a aussi été conservée (5). Il n’en a modifié que la dernière locution : ne londes ne strondes. Celle-ci, sous la forme be stronde ond be londe, se rencontre plusieurs fois dans le Codex diplomaticus Aevi Saxonici (IV, p. 192, 207, 209, 212, 213, 219, 227, 229). On trouve encore dans les lois : healdan ond wealdan (Schmid, {. c., p. 248), to slitan odde to bitan(ib., p.84), ete., etc.

(x) En vieil allemand, nous n'avons guère que des traductions d'ouvrages religieux. Les textes frisons sont récents et rares.

(2) Cp. anglais your friends — your relatives. Freund a aussi le sens de « parent » en bas-allemand, en hessois, en franconien et en bavaroïis (v. Kluge, Et. Wôürlerb., à ce mot).

(3) Par forme métrique j'entends la forme d’un vers ou d’un hémistiche. — M, Heusler en a aussi relevé chez les anciens Scandinaves, en particulier dans les formules juridiques (v. Ueber Germ. Versbau, p. 82 et suiv.). Pour le germanique occidental, v. O. Hoffmann, Reim formeln im Westgermanischen, Darmstadt, 1885. J’emprunte la plupart de mes exemples à Kluge, Paul- Braune’s Beiträge, IX, 422 et suiv. Je les ai vérifiés et j'ai pu corriger une ou deux petites inexactitudes. à - $

(4) O. Cockayne, Leechdoms, IT, Londres, 1866, p.286 etsuiv. — Ploh « ploughland », mersc « marsh ».

(5) R. Schmid, Gesetze der Angelsachsen, t. 1, 2e éd., 1858, p. 408. — Cp. p: 191, note /.

Wulfstaän (1), dans ses sermons, emploie la dernière rime (sätan and bitan) et bien d’autres encore, par exemple granung ond wänung (p- 94, 209, 229). Celle-ci reparaît chez Byrhtferd (wanian ond granian) et même en moyen anglais (gronin ond wünin, v. Stratman, Old English Dictionary). Ælfric (2) affectionne l’expression ox æte ond on wæte « dans le manger et dans le boire » (Homélies, 1, p. 360; Il, p. 218, 490, 590; Saints, p. 202).

S 195. Il n’y a rien de surprenant à ce que les poètes aient introduit dans leurs vers ces formules usuelles :

feond ond fréond (Beowulf, 1865 a ; Elene, 954 a; Genèse, 2811 a).

healdan ond wealdan (Enigmes, h1, 5 a, 22 b; Psaumes, 75, 9; 12230) (5):

healdend ond wealdend (Andreas, 225 b).

frod ond god (Wäidsid, 114 a; Bcowulf, 2709 a; Elene, 954 a; Genèse, 2811 a).

L’hémistiche borgsors bited du Poème Rimé reproduit sans aucun doute un proverbe, conservé jusqu’à nos jours sous une forme beaucoup moins expressive : «he that goes a-borrowing goes a-sorrowing ». Il se retrouve en allemand: « Borgen macht Sorgen ».

Parfois on associait ainsi les noms propres; la rime remplaçait alors l’allitération habituelle (v. $ 192) ou la renforçait(4). Il y en a un exemple dans le plus ancien monument de la poésie anglo-saxonne — le plus ancien du moins dans sa rédaction première, assez difficile à reconnaitre aujourd’hui à travers notre texte :

Seccan |sohte ic| ond Beccan (Widsid, 115 a).

$ 196. Dans tous ces cas, la rime n’apparait qu’à l’intérieur du vers et comme purement sectionnelle (v. Première Partie, $ 276, 2°). Mais elle semble parfois servir à mieux rattacher les hémistiches ou les vers et à en faire ressortir les syllabes accentuées. L’hymne de Cædmon, pourtant si court, en contient déjà un exemple :

tha middungeard, moncynnæs uard (5).

Tantôt la rime intersectionnelle est intérieure :

heardra hynda ; Heorot eardode, Bêowulf, 166.

(1) Archevêque d’York (1002-1023).

(2) Vers 955-1020.

(3) Cp., en allemand moderne, schalten und walten.

(4) Dans les noms tels que Banstän (Béowulf, 524 a), on a une rime analague à celle de borgsorg. Le texte a Beéanstan, mais il faut lire Banstan : Cp. Bainobaudes (Ammien Marcellin) ; all.

Beinhard, Baino, Beinung ; v. norrois Beinir (v. Kluge, P. B.'s Beitr., IX, 573 et Bugge, &w. XIE, 55). AE

(5) En saxon occidental : da middangeard, moncynnes weard (Alfred le Grand ?), « dehine

terram custos humani generis—omnipotens creauit » (Bède).

L'HOMOPHONIE 20H

slat unwearnum, bat bänlocan (a),

Ib., 742-3.

Tantôt nous avons des rimes ou léonines ou finales : eode yrre-mod : him of éagum stod Ib., 727.

since hremig : sægenga bad agend-frean, se de on ancre rad.

Ib., 1883-4.

Tantôt c’est une rime brisée (v. Première Partie, 7000)

pa ic furdum wéold folce Deninga, and geogode héold gimme-rice (x)

1b., 465-6; tantôt une rime entée (v. Première Partie, $ 275, 2°):

let pone brego-stol Biowulf healdan, Gêatum wealdan : pæt wæs god cyning (1).

Ib., 2390-1.

etc etc: (2),

La fréquence et la qualité de la rime augmentent avec le temps, de Béowulf à Andreas(vin® siècle ?) d’Andreas à Judith (x°), de Judith à Layamon (xn*-xim*). Peu à peu elle n’est plus que léonine ou finale. Dans tous ces poèmes, cependant, excepté le Brut de Layamon, elle n’est tout au plus qu’une élégance, comme l’allitération dans le saturnien (3).

Cynewulf (vin* siècle) l’emploie au contraire d’une manière suivie dans. certains passages de son Crist et surtout de son Ælene :

pus ic frod ond füs purh pæt fæ&cne huüs worderæftum wæf ond wundrum læs, pragum preodude and gepanc freodode ; nihtes nearwe. Nyssse ic gearwe

be d&re rode reht, &r me rumran gepæht purh po miran mæht on modes æht

Elene, 1237 suiv. (4).

(x) Nous retrouvons ici les rimes d’une locution toute faite (v. S 194).

(2) Cp. Widsid, v. 24-25 (Rondingum : Brondingum). Toutes ces formes de rime (intérieure: intersectionnelle, léonine, finale, brisée et entée) existent dans les octonaires et les septénaires des hymnes latines (v. $ 188); elles se retrouvent dans la poésie anglaise moderne (v. Première Partie, $ 275-6). — La rime ne porte souvent que sur la syllabe forte (ealdum : sealde Beow., 72 ab). Elle consiste parfois en une simple assonance (wæf : læs, Elene, 1238).

(3) La rime se trouve dans les charmes et les sentences en vers aussi bien que dans ceux en prose rythmée, V. Paul’s Grundriss, 2e éd., IL, I, p. 956 et 96.

(4) Ed. Holthausen, Heidelberg, 1905, p. 48. Je rappelle que l'authenticité de ce poème est incontestable : l’auteur l’a signé d’une manière originale en intercalant une à une dans son texte, vers la fin, des runes qui forment l'orthographe de Cynewulf et dont le nom représente un mot

de la phrase (v. L.e., p. 49).

Adroit écrivain, Cynewulf se montre assez mauvais rimeur. Par contre, on estimera sans doute que l’auteur du Poème Rimé (vers le commencement du x° siècle) rime avec trop de richesse et d’habileté. En voici une strophe — car le texte original se divise en strophes rimées :

Flah mah flited, flän man hwited, borgsorg bited, bald ald pwited, wræc sæc writed, wrad äd smited, syngryn sided, searofearo glided (1).

Peu après, en 1036, la Chronique anglo-saxonne présente un passage rimé ; un autre encore en 1086. En dehors de ces tentatives, la rime n’est pas un élément de la versification anglo-saxonne. C’est en moyen anglais seulement qu’elle s’établit définitivement en Angleterre, sous l'influence de la poésie française.

S 197. Le développement graduel de la rime dans la poésie anglo-saxonne semble au premier abord spontané, autonome, indépendant. Il ne faut pourtant pas se fier à cette impression.

On peut se demander, en premier lieu, si ce développement a été aussi graduel qu’il le parait. Dans la poésie ancienne et en général dans la poésie laïque (2), la rime est en réalité très rare entre hémistiches et entre vers, en particulier la rime léonine ou finale, celle dont nous avons surtout à nous préoccuper. Dans Bzowulf, il y en a seize exactes et trente-deux ne portant que sur la syllabe accentuée (v. p. 201, note 2)(3). La plupart du temps elle a pu être amenée involontairement par la recherche du parallélisme et par l’association toute naturelle des mots rimant dans des locutions toutes faites ; les deux dernières citations de Béowulf (wzold : hcold, healdan : wealdan) en fournissent un exemple. La rime y est tout aussi involontaire que chez Homère et Virgile (v. S 186). Dans les autres cas elle peut être, je ne dirai pas fortuite, mais aussi peu consciente que l’allitération chez Corneille (v. p. 191, note 6). Quand elle apparaît sous forme suivie et par conséquent voulue, elle semble trahir limitation d’un modèle étranger, aussi bien par la maladresse de l’auteur, comme dans Elene, que par sa virtuosité tout exceptionnelle, comme dans Je Poème Rimé. Cette imitation a pu être assez fréquente dans la poésie lyrique, dont il nous reste si peu de chose (4), et les nombreuses rimes des derniers poèmes narratifs, surtout chez Layamon, en sont comme un écho (5):

(1) V. Grein, Büibl., 2e éd., III, 156 et suiv.

(2) Je veux dire composée sur des sujets profanes ou par des Anglais ignorant le latin.

(3) V. Kluge, L. ce. — Le Béowulf contient 3184 vers.

(4). Les fragments rimés de la Chronique, espèces de cantilènes populaires, en sont peut-être des échantillons, même si nous devons les attribuer à des moines.

(5) Il n’y a pas de doute que la rime n’ait été voulue quand elle apparaît dans une suite de vers (Crist, Elene, etc.) ou qu’elle est répétée, comme dans ce vers : wrenced h& ond blenced, worn gepenced (Mod. 33). — Layamon a été aussi amené à employer la rime par imitation du texte français qu’il traduisait; mais son vers diffère de loctosyllabe de Wace, et il rime fort mal ; sa versification est bien anglaise, même au point de vue des rimes. |

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