‹ Essai sur les rapports de Pascal II. avec Philippe Ier (1099-1108)Chapitre 103 sur 128 · Ibid., n · texte numérisé non relu

Ibid., n

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épiscopale ', pour les eiiUu'retueiits solennels el les autres « stations » ^. Mais le nombre des monastères qui étaient exempts de ces droits était fort restreint ; et encore cette exemption pouvaitelle être accompag-née de la restriction : « nisi ob causa fidei » '^

Les abbayes arrivèrent aussi assez souvent à se faire libérer du droit (juavaient les évèques de venir, pour bien marquer leur suprématie, chanter la grand'messe dans leurs églises ^. Cette (•xemption était tellement apjjréciée et si jalousement gardée, que, lorsque l'évéque de Paris prétendit venir célébrer la messe k Marmoutier, malgré l'exemption dont jouissait cette abbaye, un conflit assez grave éclata : Ive, révê({ue de Chartres, protesta auprès du pape en faveur de Tabljé, qui avait le droit pour lui, montrant ainsi son inqjartialité '' : bien (ju'il eût lui-même à lutter contre les prétentions des abbés exempts, il n'hésitait pas à défendre les réguliers contre un évèque, puisqu'ils avaient raison.

Ce n'était pas porter atteinte aux droits des évêques que de stipuler d'un monastère qu'il jouirait librement du produit des aumônes, des dîmes '' et des offrandes ~ qu'il recevrait. Mais, parmi ces olîrandes, il en est une sorte dont les privilèges s'occupent souvent, c'est celle qui était attachée au droit de sépulture : l'enterrement entraînait à des frais souvent considérables, et l'évéque pouvait prétendre au droit de faire enterrer les morts dans le cimetière diocésain, afin de percevoir les redevances attachées à la cérémonie ; d'autre part, il pouvait exiger des abbés qu'ils fissent enterrer leurs moines dans ses cimetières, afin d'aflirmer par là sa suprématie. Non seulement, des abbayes furent souvent exemptes de ce double droit ''^, mais il fut parfois stipulé que l'évéque ne pourrait même pas se mêler aux

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