‹ Essai sur les rapports de Pascal II. avec Philippe Ier (1099-1108)Chapitre 104 sur 128 · JalTé-\Valteni)ach, Hcijesl.i, n · texte numérisé non relu

JalTé-\Valteni)ach, Hcijesl.i, n

7. « Vivoi'um sive defunctorum eleniosynis ad salutem datis ■• (^JalTé- Watteiihach. Itci/oshi, n" 5844^.

8. Jairé-\Vallenl)acli, Hpi/csln, u°» 58V'f, 5845, 5893, 592V, 5989, 0151. Cf. une charte ponr Saint-Mariin de Tournai, dans les Mon. Cicrm. Script., t. XIV, p. 310 ; une autre ponr Notre-Dame de Toulouse dans la (i;tlli;i cnrisliana, t. XIII, inslr., col. 13 ; une autre pour Beaulieu, dans la (iulliu christiana des frères de Sainte-Marthe, t. IV, p. 152.

l'exemption 113

enterrements qui se feraient dans labbaye : ainsi, Marmoutier avait la liberté d'enterrer <( clausis ecclesiae januis, non admissis diocoesanis » '. D'où, de violents conflits, qui, au début du xii*' siècle, mirent fréquemment aux prises évèques et abbés-. Nous arrivons aux pouvoirs spéciaux des évèques sur les clercs attachés au service des moines et sur les desservants de leurs églises. En dehors du droit formel qu'ils avaient d'ordonner les prêtres '\ c'était eux, régulièrement, qui devaient les nommer à ces églises. Mais on exemptait l'abbé de cette obligation d'avoir des clercs nommés par l'évêque, d'abord en stipulant qu'il pouvait nommer aux chapelles les prêtres qu'il voulait^, ensuite en lui donnant le droit de les révoquer quand bon lui semblait et en déclarant « qu'aucun clerc ne pouvait y demeurer sans son autorisation » ■\ Cependant, c'était toujours l'évêque ou son vicaire qui remettait au prêtre la « cura animarum » "^ ; mais les frères des « cellae » , des chapelles, devaient être libres de célébrer le culte " et ne pouvaient être convoqués aux synodes diocésains ^. L'évêque protestait souvent contre l'abus que les monastères faisaient de l'indépendance de ces clercs : celui de Limoges avait interdit aux « clercs réguliers » de gouverner les paroisses de son diocèse ''. Norgaud, évêque d'Autun, que Pascal avait indulgemment réintégré dans son évêché et réconcilié avec Cluny, persécutait les frères clunisiens des églises : Pascal dut intervenir et le menacer de lui interdire l'office épiscopal s'il ne les laissait en paix •". Toutefois l'évêque gardait, même vis-à-vis des prêtres de Cluny, ses droits de juridiction sur les clercs des paroisses dites « incorporées » ", c'est-à-dire appartenant à la communauté monastique.

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