‹ Essai sur les rapports de Pascal II. avec Philippe Ier (1099-1108)Chapitre 118 sur 128 · Ihid., n · texte numérisé non relu

Ihid., n

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1 ôj^^ard de rôMujue a pi>ur coiilri'-j)ai'Lie rohlij^alioii de lui verser un cens '.

Quant au roi, nous le voyons inlervenir rarement dans les ailaires des chanoines. Ce{)endant une de leurs abbayes, Saint- Corneille de Conipièg^ne -, était abbaye royale, et pour celle-là, nous remarquons le fait assez singulier d'une exemption absolue de la juridiction de l'ordinaire accordée par charte royale '^ L'union étroite qui devait résulter par suite de cet acte entre les chanoines de Saint-Corneille et le roi nous exjDlique les interventions royales à propos de petits incidents, de petits conflits que Philippe résolvait au bénéfice de l'abbaye \ Vers 1106, il lui fait rendre six manses de terres usurpés par les officiers royaux. En cette même année 1 106, avec son fils Louis, il lui donne raison contre Névelon \ seigneur de Pierrefonds. De même, à Etampes, il fait des donations aux chanoines réguliers de Notre- Dame '' ; enfin, il fait remplacer par des chanoines les moines de Poissy ~.

En somme, dans les rapports peu nombreux que nous avons à mentionner entre Philippe 1*^'" et les chanoines réguliers, nous observons une bienveillance, une faveur marquée, qui s'explique tantôt par le désir de s'attacher plus étroitement les chanoines appartenant à des abbayes royales, tantôt par le désir de favoriser ces auxiliaires dévoués de l'épiscopat. Les faveurs qu'on leur accordait ne risquaient pas de se tourner contre le clergé français au profit du Saint-Siège.

On peut considérer comme types d'abbayes royales de chanoines celle de Saint-Corneille et celle d'Etampes. Leurs prérogatives sont les suivantes : les chanoines choisissent eux-mêmes dans leur sein les officiers de leur église, disposent des biens de cette église, sont exempts de la justice séculière, ne paient aucune redevance aux officiers royaux et sont seulement soumis au roi. L'abbé confère les prébendes vacantes, reçoit les offrandes

i. JalTé-Wattenbach, I{p(jesla, u" 0130.

2. M. Prou, Recueil des aclcs de Philippe Z*"'", roi de France (Colleelion des chartes et (tiplùmos), n° cxvii (108'i).

3. Voir, par exemple, en 1092, M. l^rou, Recueil des actes de Philippe /",

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