Ive de Chartres, lettre 9."), loc. cil., p
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remercie de ses semonces et nous révèle ce (ju'il y avait de sousentendu entre les lignes de sa dernière lettre, pour qui savait lire. Il recommence aussitôt ses démarches au|)rès de Lambert, lui conseille de pousser Mimasses de Reims à faire respecter les ordres du pa})e en exigeant une nouvelle élection '. Mais on connaît l'attitude que Manassès avait prise au concile de Soissons. Ive devait avoir du mal i» en triompher. Il ne se décourage pas cependant : en même temps, il écrit aux clercs de Beauvais '-', leur donne des conseils émus et pressants et leur recommande d'obéir prom])temont aux injonctions pontificales en procédant aussitôt à une nouvelle élection, catholic[ue et canonic[ue. Sûr de l'appui de son maître, il a retrouvé sa sereine tranquillité et ccmimande d'un ton alïectueux, mais énergique **.
L'alVaire fut bien menée, et malgré l'inaction de Manassès, la fraction du chapitre de Beauvais qui apjiartenait au parti réformiste, élut Galon, abbé de Saint-Quentin de Beauvais.
Galon, à en croire plusieurs auteurs ', était un prélat non seulement honorable, mais même fort distingué. Nommé par le parti réformiste du clergé de Beauvais, il ne fut pas reconnu par tout le chapitre : quel([ues clercs, complices d'Etienne, « séduits par les peaux de martre ([ue celui-ci leur avait données, refusèrent d'accorder leur assentiment à cette élection, et, incapables de l'empêcher, allèrent trouver le roi. Ils plaidèrent auprès de lui la cause d'Etienne, dénigrèrent Galon, disciple et ami d'Ive, qu'ils lui représentèrent comme un de ses futurs adversaires, et un des plus dangereux, si jamais il devenait évêque dans le royaume ». Si bien que le roi ne voulut pas consentir à l'élection [assensuni praebere electioni) ni remettre k lélu les biens de l'évêché ^.