Ci-dessus, p
.3. La (lato do cotte assomhléo et les noms des prélats qui y assisteront nous sont fournis par deux chartes du comte do Troyes nufj:ue, en faveur de l'ahbaye de Molesmos et dv réalise Sainl-Pierie de Troyes (Lahhe, (Concilia, t. X, col. 7iO).
4. Ive do Chartres, lettre 141, dans \vs IlisL de Fr., t. XV, p, 12H. — La et)mtesse Adèle d«>\ ait être i)ien redoutal)le ; car Ilildeberl de Lavardin, évèque du Minis, pril prélexlc du saur-coudiiil (|u'olle avait accordé à Ive pour lui en (li'MKnuU'r un pour lui aussi alin de pouvoir se reiulre au concile. Voir sa lettre de demande dans le ii-cuoil de ses li>ttres, 111, S [llist. (!<• Fr., I. XV, p. :{!(;.
:;. Ivc di' Chailrcs. Idlre 2.">H, djuis les Hisl. ,1e Fr., I. \V, p. lO'i.
LA LÉrxATIOIS DE RICHARD d'aLRAïSO 41
tation, sans trace de simonie. Bien plus, le roi Philippe, loin de chercher en ce grave moment à troubler l'ordre et les institutions ecclésiastiques, avait donné son assentiment et marqué avec intention le plaisir que lui faisait la nomination de cet homme intègre '. Enfin Arnaud, abbé de Saint-Pierre-le-Vif, fît déposer Joubert, doyen de Mauriac et moine de la Chaise-Dieu ~, et après avoir confirmé deux donations du comte HuguedeTroyes \ on se sépara sans aborder la question de l'absolution du roi.
Le 30 juillet suivant, à Beaugency, une nouvelle assemblée, où figuraient notamment Daimbert, archevêque de Sens, Ive, évêque de Chartres, Galon, évêque de Paris, le comte de Ne vers Guillaume et Robert d'Arbrissel, se réunit sous la présidence de Richard % afin de procéder à cette absolution « suivant les lettres pleines de modération du seigneur pape » •'. he roi était venu en personne avec Bertrade au concile, tous deux disposés à jurer sur les saints évangiles qu'ils n'auraient plus aucun commerce, qu'ils ne s'adresseraient plus la jsarole, « si ce n'est en présence de témoins non suspects, jusqu'à ce qu'ils eussent obtenu du pape la dispense de vivre ensemble ». Pascal avait donné à Richai^d des instructions, d'après lesquelles, avant d'accorder l'absolution, il devait prendre conseil <( des personnes instruites ». Aussi celui-ci voulait-il s'en remettre à l'avis des prélats. Mais la restriction apportée au serment du roi les embarrassait tous, et les évêques, n'osant se prononcer, voulaient, de leur côté, s'en remettre à la décision du légat. Certains cependant avouaient que cette restriction apportée par le roi à son serment empêchait l'absolution ; d'autres soutinrent le contraire. Le temps passait, le roi tempêtait et se plaignait de l'injure qui lui était faite. Et dans l'incertitude générale, le concile se sépara sans avoir rien résolu '•.
1. Voir la Vie de Godefioi pai- Nicolas de Soissons, dans les HisL de Fr., t. XIV, p. 175 et cf. sur la personne de Godefroi, Guibert de Noocent, De vila sua, II, 2, éd. Bourg-in {Coll. de textes pour servir à l'étude et ;) l'enseign. de riiistoire), p. 109.
2. Clarius, Chronicon S. Pétri Senonensis, dans les [list. de Fr., t. XIV p. 153.