Cf. ci-dessus, p. 40, n
4. Voir une charte pour l'église de Beaugency dans Sainte-Marthe, Gallia christiuna, t. IV, p. 124.
5. Ive de Chartres, lettre 144, dans les Hist. de Fr., t. XV, p. 129.
(■>. Tout ce récit nous est donné par Ive de Chartres (lettre citée à la note |)récé(lente).
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l*hilij)|)o, désolé de voir la tournure ([u'avaioiit pris les événements, supplia Pascal de le traiter avec cette modération ([u'il avait recommandée à son légat. Ive de Chartres lui-même, ([ui jadis avait tant eu à soullrir de ce roi simoniacjue et vindicatif, avait accepté d'intercéder j)our lui, et, dans une lettre ([u'il écrivit alors au pape pour lui raconter tous ces événements, il lui demanda d'user d'indulg-ence envers les faiblesses de Philippe, et de penser avant tout au bien et à la paix de l'Ej^lise et à l'état critique où l'excommunication royale avait plong-é la France '. Arguments qui auraient hussé insensible un Urbain II, mais qui devaient certes impressionner un pape comme Pascal, persuadé que le bien de l'Eglise pouvait être réalisé plutôt par la paix et la conciliation que par la lutte et par la haine.
Le S octobre 1 104, Pascal répondit en effet à la lettre d'Ive par une bulle adressée aux archevêques et évêques des provinces de Sens, Tours et Reims ~. Richard avait été rappelé : sans considérer son échec comme une faute, sans en vouloir h son légat, irresponsable, somme toute, de ce qui était arrivé, Pascal chargeait ces prélats de remettre le soin de la cérémonie d'absolution à Lambert, évêque d'Arras, et leur envoyait la formule même du serment que devaient prêter Philippe et Bertrade.
Concile de Paris. Absolution du roi.
Philippe convoqua aussitôt archevêques et évêques à Paris pour le 2 décembre ■'. Lambert, représentant du pape, y parut entouré de Daimbert, archevêque de Sens, de Raoul, archevêque de Tours, dive, évêque de Chartres, de Jean, évêque d'Orléans, d'Hombaud, évêque d'Auxerrc, de Galon, évêque de Paris, de Manassès, évêque de Meaux, de Baudri, évêque de Noyon et de Hubert, évêque de Senlis. Après avoir lu les lettres pontificales, les prélats déléguèrent deux d'entre eux. Galon et Jean,