Cf. ci-dessus, p
^^. Voir notaimiieiit Sii-icr, Vie de /.ou/s le (Irox, XIII [(h\. Moliuier, p. 40), suivant le(iacl, au lenips du roi Philippe l"^ iJaoul 1(> \ orl « j;ravissinias v[ poriculosas incurrerat iiiimicicias ».
\. Clar'ms, C h ronivon S. Pelri Vivi Scnoncnsis, dans h's llist.dc /''/■.,(. XII, p. 2S2; chrouitpie de Guillaunu' (jodei, ibid., j). 074 (sous la date île I U>7
. 1108, nouv. st.) ; chroni(jue dite de Slro/.zi, ihid., p. 728. Clarius ne mentionne pas la présence de Philippe.
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maladie et sentait la tin approcher. Il reg-rettait peut-être alors de n'avoir pas écouté son ami Hug-ue de (]luny. En bon chrétien, il se confessa, puis réunit autour de lui tous les ic grands » de France et ses amis et leur dit : <( La sépulture des rois de France est, je le sais, à Saint-Denis. Mais je me sens trop charg-é de péchés pour oser reposer auprès du corps d'un si grand saint ». Et il ajoutait naïvement : «. Je crains fort que mes péchés ne me fassent livrer au diable et qu'il ne m'advienne ce qui arriva, dit-on, autrefois à Charles Martel. J'aime saint Benoît ; j'adresse ma supplique au pieux père des moines et désire être enterré dans son église, au bord de la Loire. Lui, il est clément et bon, il recueille les pécheurs qui s'amendent et qui, hdèles observateurs de sa règ"le, cherchent à gag-ner le cœur de Dieu o ^. En un mot, il était plus sûr d'être sauvé par saint Benoît que par saint Denis '. Et ne comptait-il pas aussi peut-être, pour forcer saint Benoît à intercéder auprès du Seigneur pour sa pauvre âme, sur le juste orgueil qu'aurait ce saint à voir un roi enseveli dans son monastère? Flatté d'une telle marque d'ég-ards, il ne pourrait manquer de sauver l'àme d'un roi qui allait donner au monastère de Fleury une gloire nouvelle.
Le 29 juillet, Philippe mourut à Melun '-'. Son (ils Louis était auprès de lui. A ses obsèques assistèrent les vénérables prélats, évêques de Paris, Sentis, Orléans, Adam, abbé de Saint- Denis, et beaucoup d'autres relig-ieux. On [)orta le cadavre royal à l'église Notre-Dame et on lui fit, la nuit, de splendides funérailles. Le lendemain, phicé dans une litière, couvert de riches draps de soie, porté sur les épaules de ses gens, il fut emmené à Saint-Benoît-sur Loire, accompagné par Louis qui, tantôt à cheval, tantôt à pied, rivalisait de larmes avec ses barons. Ils arrivèrent à Fleury avec une grande escorte, et on l'enterra dans l'église entre le chœur et l'autel ■^, comme il en avait manifesté la volonté. On lui rendit tous les honneurs dus à un souverain, hymnes et prières, et l'on ne peut douter que l'excellent
1. Oi'deric Vital, llisloriit ecclesluslica, XI, '.Vt, éd. Le Prévost, t. IV, p. 284. Cf. Suger, Vie de Louis le Gros, XII, éd. Molinier, p. 38.