‹ Essai sur les rapports de Pascal II. avec Philippe Ier (1099-1108)Chapitre 58 sur 128 · Hist. de Fr., t. XIV, p · texte numérisé non relu

Hist. de Fr., t. XIV, p

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répondit par une longue épître, dans laquelle il l'encourag-eait à mettre son projet ii exécution '. Après avoir déclaré combien il était iieureux de rattachement et de la lidélité que lui et son ordre avaient toujours montré au roi, il lui disait qu'il était prêt à le recevoir parmi les frères de son abbaye et l'exhortait à persister dans son dessein en lui montrant la tin misérable de Henri W . Disposé à le recevoir en roi et à le traiter en roi, il insistait sur la g-randeur ([uaurait une pareille décision.

Cependant Philippe n'abandonna point le sceptre pour revêtir l'habit monachal. Il lui restait trop d'indépendance, et il voulait encore régner, même sur son clergé ; et si, par déférence, il avait laissé, au concile de Troyes, Pascal II, son hôte, déposer rarclievé([ue de Reims Gervais et sacrer Raoul le Vert à sa place ', il ne cessa de protéger l'évêque déchu et n'hésita même pas à le soutenir à main armée et à piller les domaines de son compétiteur \

Néanmoins, songeant à la vie future, il ne négligeait point de mériter par des actes de piété l'intercession des saints. Il alla, avec le prince Louis, assister dans Tabbaye de Saint-Benoît, à Fleury-sur-Loire, à la translation solennelle des reliques du saint, le 20 mars 1 108. La châsse avait été déplacée un an auparavant, pour permettre de réparer le chœur et le chevet de l'église monastique ; Philippe olfrit pour la conserver un riche cotïret d'or garni de pierres précieuses. La cérémonie fut imposante : avec le roi et son lils, une foule énorme de prélats, de clercs et de tidèles était accourue. Tandis qu'on chnntait les hymnes, l'émotion faisait éclater les assistants en sanglots; Philippe et Louis pleuraient ''. La dévotion du roi Philippe pour saint Benoît en fut accrue et il demanda bientôt à reposer après sa mort à côté de son autel.

Ses derniers mois durent être pénibles. Il était accablé par la

\. Ilisi. ileFr., l. XIV, p. 811.

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