Voii- ci-dessus, p
6. Voir la charte-notice publiée dans les Hist. de Fr. t. XIV, p. 119.
7. Voir ci-dessus, p. IG. — Les légats n'avaient d'ailleurs pas toujours à se louer de la conduite des évêques : nous avons vu comment Ilugue de Lyon, manquant à tous ses devoirs vis-à-vis des représentants du Saint- Siège, interdisait à ses suffragantsde Clialon et de Lanores,de se rendre au concile auquel ils étaient convoqués (ci-dessus, p. 12).
8. Nous étudierons en détail ces cas très nond)reux dans les chapitres consacrés au clergé régulier.
CIIAI'II ItK I
tantôt ils protègent les monastères en les recommandant au Saint-Père, comme le prouvent de nombreux privilèges accordés par le pape <( sur la demande du diocésain » ' et l'envoi ;i Rome (le deux moines de (liteaux, lui 109D, allant trouver Pascal avec une recomnuuulation de l'archevêque de Lvon et de l'évètjue de Ghalon pour solliciter en faveur de la jeune abbave la protection apostolique ~ ; tantôt au contraire ils soutiennent un autre tWêque contre un abbé, comme nous l'avons vu dans l'alFaire de Hugue de Lyon contre Hugue de Flavigny -^ et dans tous les conllits ([ue le pape ou ses légats eurent à régler.
Les évéques avaient souvent fort à faire dans leurs diocèses pour empêcher les abus. Les luttes d'Ive de Chartres contre Dreu et Païen, les accusations de simonie souvent injustifiées '', souvent fort légitimes ■', la résistance des clercs inférieurs aux ordres venus d'en haut nous donnent l'impression d'un clergé peu discipliné. Mais il faut tenir compte des mœurs de cette époque et des habitudes de violence de la société laïque, qui réagissaient sur celles du clergé et qui, d'autre part, rendirent parfois difficile la situation des évêques dans leur diocèse. C'est ainsi qu'lve de Chartres et Hildebert, évêque du Mans, doivent demander deux sauf-conduits pour venir au concile de Troyes, 1 un du roi, l'autre de la comtesse Adèle ^K Le même Ive de Chartres, en 1103, ne peut venir auprès de Daimbert de Sens pour la consécration de Manassès de Meaux à cause de l'hostilité royale '. Hugue, évèque de Chàlons, est fait prisonnier par un seigneur de la région, et il faut l'intervention de deux évêques, Manassès et Lambert, pour lui rendre la liberté '*. Le gouvernement de Philippe P"' fut certainement coupable dans bien des cas, mais il fallait des siècles pour