‹ Essai sur les rapports de Pascal II. avec Philippe Ier (1099-1108)Chapitre 73 sur 128 · Luchaire, ibid., n · texte numérisé non relu

Luchaire, ibid., n

2. Ordonnance prescrivant de conserver intacts les biens des évoques de Chartres après leur mort, dans le Recueil des actes de Philippe I'^'', roi de France, éd. M. Prou, n° 152.

CilAlMTHE DEUXIEME

LliS ÉLliiniONS ÉPISCOPALES.

Vévêché de Beauvais.

Doux élections sont particulièrement instructives : celle de Galon, à Beauvais, et celle de Foulque, à Paris.

On se rappelle ^ le conflit auquel avait donné lieu la première : Etienne de Garlande, favori de Philippe I*""", élu par une fraction du chapitre au mépris de toutes les règles canoniques, reconnu évêque, malgré les protestations dive de Chartres, dans un concile réuni à Soissons par l'archevêque de Reims Manassès, mais invalidé par le pape; Galon, abbé de Saint-Quentin de Beauvais, élu par le parti réformiste du chapitre de Beauvais, mais non consacré par Manassès et non reconnu par le roi ; enfin, le pape et le roi se décidant à transiger, l'un approuvant l'élection d'Etienne, l'autre laissant nommer Galon à l'évèché de Paris.

Du détail de cette alfaire, quelques conclusions intéressantes se dégagent. On se souvient notamment de la lettre adressée par Ive de Chartres à Pascal avant le concile de Soissons pour protester contre l'élection d'Etienne, faite « malgré la défense du pape et de ses légats » '\ Le pape a donc le pouvoir d'intervenir dans une élection contre un candidat. Sur ce point, son |)Ouvoir a été vaincu ; on a passé outre à sa défense : Etienne est élu. Puis le pape a le pouvoii- de confirmer ou de désavouer l'élu. En effet, Ive lui écrit poiu" l'inciter à désavouer l^tienne, tandis que Lambert est circonvenu par les électeurs [lour le pousser à confirmer leur élu. D'autre part, Etienne lui-même reconnaît ce pouvoir, puisc[u'il veut aller à Rome (ou y envoyer

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