DÉPENSE DU BUTTAGB DU CHÊNE. (FRANCE). — M. FUlOU Cite
un autre exemple du buttage du cbêne de trois ans. (Seine-et Oise).
!• Préparation du terreau et recoupage en hiver (la terre ayant ftervi à sa confection provenant de Fouverture et du curage des fossés d'assainissement), 1 mètre cube pour 100 buttes, soit pour 1.000 12 fr.
2*» Transport du terreau, Inittaire et antres travaux de plantation, le mille 30
30 Prix du mille de plants de pépinière 5
Total, pour 1.000 plants de che^ae Imtlôs ... 48 fr.
57. DÉPENSE DU BUTTAGB EN ALLEMAGNE. - A raison d'uiic paye quotidienne de Ifr. 25 pour les hommes et de0fr.75pour les femmes, les travaux de plantation en butte, en 1863, dans la grande maîtrise deCoIditz, ont donné lieu aux dépenses suivantes, qu'il faut doubler pour la France.
1^ Plantations résineuses (plants de 2 ans).
Par hectare (6.506 plante) 59 fr. 47 c
Et par mille plants 9 14
2* Plantations feuillues (hautes tiges).
Par hectare (2.178 plants) 69 41
Et par mille plants 31 87
3* Plantations feuillues basses tiges).
Par hectare (6.524 plants) 73 40
Et par mille plants 11 25
58. DÉPENSE NORMALE DU BUTTAGE EN FRANCE. — Les prix indiqués ci-dessus sont fort élevés ( § 55 et 56). M. Fillon avoue toutefois qu'ils résultent de travaux faits par des ouvriers novices, et qulls ont entraîné beaucoup de tâtonnements et de fausses manœuvres. Si ou suppose une organisation régulière de chantiers commeceuxderAllemagne, et en admettant les prix de 2 fret 1 fr.20 pour les journées d'ouvriers employés à ces travaux, on obtiendra les résultats suivants par mille de plants buttés:
1» Résineux de 2 ans 14 fr. 62
2« Hautes tiges feuillues 50 59
3» Basses tiges feuillues 18 00
Si on prend une moyenne del6fr.parmiUepourles basses tiges, la dépense à l'hectare sera fixée, suivant Tespacement des plants, comme il suit :
Espacement à 1.S0 en tous sens — 6.944 plants. • Dépense 111 fr. 10 — 1.00 — — 10.000 — — — 160 fr. 00
59. Le plantoir-taribrb. — Nous devons signaler pour la préparation des trous sur les sols un peu compacts, non pierreux, présentant une certaine résistance par suite de renchevêtrement des racines d'une végétation superficielle abondante et serrée, un instrument nommé le plantoir-tarière (1).
C'est un plantoir-bêche à forme légèrement concave, en cuiller; seulement « l'extrémité inférieure s'échancre et se recourbe en dedans à la façon d'une gouge de tourneur ou d'une pointe de vilbrequin. Les deux bords verticaux doivent être tranchants et bien affilés. »
60. Emploi de cet instrument. — « Pour faire usage de cet outil, l'ouvrier, tenant des deux mains la barre transversale (jui le termine à sa partie supérieure, en appuie fortement sur le sol la partie inférieure ; puis il imprime à l'instrument soit un mouvement de rotation verticale au moyen d'un changement de mains, soit une série de demi-rotations en le faisant tourner successivement, sans changer les mains, de droite à gauche et de gauche à droite. Ce dernier mode est plus expéditif dans une terre friable et peu résistante ; le premier est préférable et parfois nécessaire, quoique un peu plus lent, dans les sols plus durs ou entremêlés de menues racines de sous-arbrisseaux et de morts-bois. »
61. Sols favorables a son emploi. —«Dans les sols non pierreux, tels que les argiles et les sables ou les calcaires marneux, cet instrument est appelé, croyons-nous, à rendre de très grands services. Il n'est tapis de gazon ou de bruyère capable de résister à cette dent spiraloïde qui s'insinue ,en tournant entre les brins et les radicelles, comme il n'est menue racine d'ajonc ou de genêt qui ne cède, nettement tranchée par les coupants formant les bords verticaux de l'outU, si, comme il convient, cet outU est fait en acier bien trempé et de bonne qualité. »
62. Forme du potet. — « On obtient ainsi un potet de forme cylindrique et à paroi verticale, dont le diamètre est déterminé par le diamètre même de la lame qui l'a foré. La terre enlevée est ramenée au dehors, étant retenue contre la paroi de la lame par la pointe recourbée qui termine celle-ci; quand le sol est friable, une partie de la terre retombe, pulvérisée et ameublie, au fond du trou. »