‹ Essai sur les repeuplements artificiels et la restauration des vides & clair�eres des for�etsChapitre 18 sur 150 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

liA Flore forestière fkrançaise et les ré^flmwm Matarelles 4e ▼écéittOoii (1).

1. La flore ligneuse. — 2. Feuillus et résineux. — 3. Arbrisseaux, arbustes et arbres. — 4. Les essences 'principales. Tableau n« 1. — 5. Les essences subordonnées. — 6. La répartition des essences. — 7. La région chaude. — 8. La région tempérée. — 9. La région froide. — 10. Tableaux synoptiqaea, &•• 2 et 3^ des etseoces %i dea régions.

1. La flore ligneuse. — Les forêts de la France ne sont peuplées que d'un petit nombre d*essences dont quelques-unes seulement sont sociales ou dominantes ; les autres, subordonnées aux pre mières, s'y trouvent disséminées, soit par pieds isolés, soit par bouquets épars, sans jamais en constituer le peuplement essentiel. Il s'agit ici des arbres proprement dits, c'est-à-dire des végétaux ligneux dépassant 5-6 m. en hauteur. Ceux de ces végétaux n'atteignant pas cette taille soût dits arbustes ou arbrisseaux, sui-

1. Les éléments de ce chapitre sont empruntés à la Statistique forestière de la France, 1*' vol., chap. VIII (Imprimerie nati(male, 1878).

ET LES RÉGIONS NATURELLES DE VEGETATION It

vant q[u'ils sont dénudés sur une paztie de Leur tige ou ramiûés dè$ la base.

Les essences principales sont au nombre de dix-huit^ neuf feuillues^ neuf résineuses. Les essences subordonnées sont au nombre de quarante-huit, quarante-six feuillues, et deux résineuses.

La flore arbustive comprenant les arbustes, les arbrisseaux, les végé#iux liçneux sarmenteux ou parasites, renferme 265 espèces qui, de la taille presque arborescente du noisetier et du houî, descendent à celle des airelles myrtilles et de la pervenche, dont Tadmission parmi les végétaux ligneux n*est justifiée que par la persistance de la tige et du feuillage.

La flore ligneuse de la France comprend donc au total 327 espèces .

2. Feuillus ET RÉSINEUX.— Les^égétaux ligneux se divisent en deux catégories bien tranchées, les essences feuillues et les essej&ees résinetéses^

Les essences feuillues ont des feuilles au limbe plus ou moins étalé; de là leur nom. Leur ramification est difl^ise, c'est-à-dire produite par une série de branches principales, secondaires, tertiaires, qui naissent les unes des autres avec irrégularité; de là les aspects si variés des feuillus.

Leur bois, sans résine^ est pourvu de vaisseaux. Leurs feuilles sont généralement caduques, c'est-à-dire qu'elles tombent pendant Thiver, laissant Tarbre dépouillé.

Les essences résineuses, nommées aussi conifères, arbres verts, ont des feuilles en forme d'aiguilles. Leur ramification est le plus souvent verticillée, c'est-à-dire régulière et géométrique; de là ces aspects élancés du sapin, du pin... Leur bois est dépourvu de vaisseaux, mais chargé de résine. Leur fruit est en cône (conifère). Leurs feuilles sont (sauf dans une seule espèce) persistantes, c'est-à-dire qu'elles séjournent pendant plusieurs années sur l'arbre; quand elles tombent, elles sont déjà remplacées par d'autres plus récentes qui persistent après elles et conservent à l'arbre un feuillage toujours vert (arbres verts).

3. Arbrisseaux, arbustes et arbres. —Les végétaux ligneux se subdivisent aussi, aupoint de vue de la taille, comme nous l'avons déjà dit, en arbrisseaux, arbustes, arbres.

Les premiers sontramiûés dès la base et ont ime faible hauteur.

Les arbustes et les arbres ont un fût, c'est-à-dire une portion de tige plus ou moins longuement dénudée. Les arbustes ne dépassent pas 5-6 mètres de hauteur. Les arbres peuvent atteindre, dans nos chmats, jusqu'à 50 mètres.

Ces diverses dénominations n'ont rien d'absolu. Telle essence.

LA FLOUE FORESTIERE FRANÇAISE

placée dans des conditions spéciales, peut s'élever du rang: d'arbrisseau à celui d'arbre ; exemple, l'aubépine, le houx, le noisetier. Inversement, les plus grands arbres peuvent descendre au rang d'arbustes ou d'arbrisseaux lorsqu'ils ne sont plus dans leur région naturelle. Dans les hautes régions montagneuses, le pin, Tépicéa, deviennent de vraies broussailles.

4. Les essences principales.-— Les dix-huit essences principales peuvent se classer en trois sections, suivant les dimensions que chacune d'elles atteint le plus habituellement, sous l'expresse réserve que ce classementn'a rien d'absolu dans ses limites.

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