‹ Essai sur les repeuplements artificiels et la restauration des vides & clair�eres des for�etsChapitre 36 sur 150 · VI. Le chêne occidental · texte numérisé non relu

VI. Le chêne occidental

17. L'occidental. — Floraison en juin. Fructification au milieu de septembre de la 2* année.

La fructification commence vers vingt-cinq à trente ans et s« soutient assez régulièrement chaque année.

Pour le surplus, voir le rouvre.

A'II. Le hêtre,

18. Fructification du m^TRE. — La floraison a lieu en avril ou mai et est influencée par les gelées printanières. Aussi ne se produit-il de faînées abondantes que tous les cinq ou six ans dans les circonstances les plus favorables, et quelquefois tous les quinrd ou' vingt ans seulement. Dans ce dernier cas, dans l'intervalle des faînées pleines, il y a des fainées partielles. Les faînées complètes sont généralement plus communes dans les plaines et sur les coteaux que dans les régions montagneuses élevées, mais en retour les années de disette absolue n'y sont pas rares. En monta-

gne, si les fsdnées complètes ne viennent qu'à de rares intervalles» les fainées partielles se succèdent presque sans interruption.

Les graines appelées faînes sont renfermés dans des capsules ovales et coriaces, hérissées de pointes molles, dont le développement est complet en juin. Le fruit mûrit en septembre et tombe en octobre, sans s'éloigner de l'arbre qui Ta produit.

Le hêtre ne fructifie qu'à un âge avancé ; vers soixante, quatrevingts ans en massif; quarante, cinquante ans quand il est isolé. Si par exception, des pieds beaucoup plus jeunes portent fruit, celuici donne des semences vaines. — Le litre de faines pèse 425 grammes envijron. On en trouve 1.500 environ au litre et 3.500 au kilog.

19. RÉCOLTE DES FAINES.— On récolto les faînes comme les glands. On peut les employer avec leurs capsules ou les passer à la claie ou au crible, et les vanner à la manière des grains, opération qui se fait dans la forêt même ou dans une aire de grange. Gomme les faines s'échauffent et germent facilement, on doit éviter de les laisser séjourner dans des sacs. Il faut les étendre dans un grenier et les remuer souvent, et autant que possible les semer à l'automne, aussitôt après la récolte.

20. Conservation des faines. — Lorsqu'on ne peut semer de suite et qu'il faut attendre le printemps, on fait d'abord sécher les faînes en les remuant tous les jours. Puis on en forme des tas de 60 cent, à 1 mètre sur le plancher d'une chambre close, et on recouvre d'une couche de 30 centimètres de paille pour les préserver de la gelée et d'une trop grande dessiccation. On les laisse dans cet état jusqu'au printemps. Cette méthode très simple est aussi très sûre.

On peut aussi conserver les faînes dans du sable frais qu'on place dans une caisse ou un tonneau, et on arrose le sable légèrement une fois par mois.

Les procédés de conservation des glands s'appliquent aux faînes, sauf celui des tonneaux placés dans l'eau. La faîne ne s'y conserve pas sûrement.

21. Examen de la faine. — Pour s'assurer si la graine est bonne, on fend plusieurs faînes eu deux parties 'dans leur longueur. Si l'amande est blanche, succulente et fraîche, si le germe présente ces quahtés, enfin si l'amande a conservé son goût et sa douceur, la semence est de bonne qualité. Mais si, au contraire, l'amande n'a plus sa couleur, si eUe a un goût rance, si elle est desséchée

la semonce a perdu sa valeur germinative, et on doit en évitfer Tusage.

Page 1