‹ Essai sur les repeuplements artificiels et la restauration des vides & clair�eres des for�etsChapitre 69 sur 150 · TABLEAU N« 8. — Longueur développée des bandes · texte numérisé non relu

TABLEAU N« 8. — Longueur développée des bandes

sur un hectare.

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LARGEURS CULTIVÉES (m).

:>3. C.VLCUL DE LA LONGUEUR ET DE LA SURFACE A CULTIVER. — Il

est facile d'établir, dans chaque cas particulier, la longueur des bandes et la surface à cultiver par hectare.

Soit m la largeur cultivée, p la largeur inculte, / la longueur développée des bandes sur un hectare, s la surface cultivée; si on prend pour unités le mètre courant et le mètre carré, on a :

lonoQ m-t-p

in

R représente le rapport de la surface cultivée à la surface totale ,

On peut ainsi former des tables analogues à la table n° 8 (§ 32), dans laquelle les colonnes 3 et suivantes représentent la longueur développée des bandes sur un hectare (en mètres).

Supposons qu'il s'agisse de bandes d'une largeur de 0m.90 (colonne verticale 5), et de bandés incultes de 1 m. 80 (colonne horizontale 5). Le point de rencontre des colonnes (horizontale) n» 5 et n° 5 (verticale) donne 3.704 mètres courants de bandes cultivées à l'hectare. On en déduit pour la surface cultivée 3.333 mètres carrés (formule 2.) On en conclut que le rapport de la surface cultivée à la surface totale est de 30 p. 100 sensiblement. Ici donc on cultive un peu plus du tiers de la surface.

Si le vide à repeupler dans ces conditions comprend 42 ares 35

centiares, on aura :

3703 X 0.4235 = 1568 m. 22 pour la longueur des bandes. 3333 X 0.4235 = 14 ares. 11 cent. 52 pour la surface cultivée.

34. Les bandes brisées ou discontinues. — Quand le sol est très accidenté, il peut devenir difficile d'obtenir des bandes continues d'une horizontalité parfaite, à moins de frais notables qui deviennent superflus. Les eaux provenant d'un orage violent peuvent aussi s'amasser dans certaines bandes, provoquer leur ouverture et déterminer un ravinement.

Dans un terrain sensiblement plat ou en pente légère, des obstacles tels que souches, rochers, végétation utile à maintenir, peuvent interrompre la continuité dés bandes.

Oïl est alors amené, par la force môme des circonstances, à modifier la rigueur géométrique du procédé par bandes, en brisant leur continuité, et en établissant des bandes brisées ou discontinues.

La longueur de ces bandes sera de 4-6 mètres (partie cultivée) avec un écartement de 1-50-3 mètres dans le sens de la longueur, de 1-3 mètres suivant la largeur. La largeur de la bande cultivée variera de Om. 20 à 2m., en restant généralement inférieure à 0.50 sur les sols en pente.

Les bandes sont disposées de façon que le milieu d'une bande cultivée dans la ligne supérieure coïncide avec le milieu de l'espace laissé vide dans la ligne inférieure.

35. Avantage de ces bandes. Dépense et régularité. — Ces bandes brisées offrent tous les avantages des bandes continues, et d'autres que nous allons énumérer.

1^ Une diminution nouvelle de dépense dans la préparation du sol.

2° Une parfaite régularité dans l'écartement et l'espacement des bandes, régularité qui profite aux plants destinés à former massif et qui assure le maintien de l'horizontalité dans chaque partie discontinue.

« On conçoit, en effet (1) que, dans un terrain dont les pentes varient sur un espace donné, les bandes continues horizontales ne peuvent conserver entre elles le môme écartement, et présentent dans leur tracé, suivant les changements de pente, des écarts ou des rapprochements comme les courbes en usage dans la topographie ; tandis que les bandes brisées, tout en demeurant horizontales sur leur petite longueur, restent constamment à la môme distance entre elles, car elles ne suivent plus une ligne générale tracée horizontalement à la surface du sol ; elles s'élèvent ou s'abaissent par rapport à cette horizontale suivant que la pente

(1) Demonlzey, Etude sur le reboisement, page 153, Paris, imprimerie NatioDAle, 1878.

augmente ou diminue, et, en projection sur le plan horizontal, elles donneront toujours une figure régulière ; car, à la surface du sol, les bandes brisées peuvent être considérées comme Tintersection d'une série de plans verticaux passant par les projections régulières de ces bandes et venant couper les diverses pentes que présente la superficie d'un versant donné. »

36. Tracé facile. — Le tracé des bandes discontinues, en pentes, est beaucoup plus facile d'après ce que nous venons de dire (§ 35). Il suffira d'un simple jalonnage qu'un ouvrier intelligent exécutera rapidement. La bande à ouvrir, en raison de sa faible longueur, pourra aussi être établie horizontale, à vue, sans instruments spéciaux.

87. Les eaux pltjvxa.les. — Le cours des eaux pluviales se trouvera constamment brisé, par suite de l'enchevêtrement des bandes (§ 34, fin). On n'aura à craindre ni agglomération ni ravinement, à la suite de pluies fortes au prolongées. L'absorption de l'eau par le sol sera plus assurée. L'infiltration remplacera le ruissellement.

38. Calculs concernant les bandes brisées. — Il est facile d'établir, dans chaque cas particulier, le nombre des bandes brisées, leur longueur développée, leur surface cultivée, par hectare.

Soit m la largeur cultivée, p la largeur inculte, a la longueur de chaque bande, b la longueur de la partie inculte qui suit la bande cultivée, L la longueur développée des bandes sur un hectare, N le nombre de bandes, S la surface cultivée ; si on appelle d'ailleurs, comme au § 33, î, s les longueurs et surfaces qui correspondent au cas où les bandes sont continues ; on aura :

1 = ^(1). l=N(a+b)(2).N=,.3^|î^,(3).L = Na = ,,l^f^,(4) 8 =Nam = Lni= 10.000 X ,5i^î^„, (5). - Ri = ,^ = ( ^;;.^„ (6).

Cas formules s'appliquent au cas des bandes continues en faisant b = ; on peut alors comparer les deux cultures ayant m et p communs.

S = ,^(^)(8). «.ita+b = K.S = s X ^(8).

.Y. I Ri = R Ê (9).

Rt = Rx (.+^-(9). N=i:(10).

On peut dono utiliser le tableau n» 8, § 32, eu ayant soin de multiplier les résulats par le facteur TTjTç) plus petit que Tunité,

ou

En faisant varier h et a, on pourrait dresser des tables très détaillées jaermettant de calculer iV, L, S, R. Mais on peut s'en passer, comme on, va le voir :

En se bornant à faire varier a entre 3 mètres et 10 mètres ; à faire varier b de môme entre 1 mètre et 8 mètres, on pourra dresser un tableau n° 9 des diverses valeurs de ^ au moyen desquelles on fera usage du tableau n» 8 (§ Sïï).

Exemple. — Si on reporte à Thypothèse du § 33, et qu'on suppose que les bandes soient brisées, avec a = 6 m., b = 2 m. 50, on aura, en consultant le tableau n? 8, les premiers résultats suivants :

Y En se reportant au tableau n° 9 (§ 39), dressé comme il a été dit plus haut, on aura i = 0.117 d'où ^ = 0.702.

d*ou L = 3703 X 0.702 = 2600.

Ri=iSx 0.702=0.234.

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