Figure
dii côté du midi, ce qui permet d'abriter les semis contre les grandes chaleurs de la première année.
Les bandes cultivées ont 0m.20 — 2m. 00 suivant les cas. L'intervalle inculte varie de Om. 20 à 3 m. La situation, Tessence, le but poursuivi, font rechercher dans chaque cas particulier les meilleures dimensions à adopter.
£n terrain accidenté, les siUons doivent être dirigés suivant las lignes de niveau et rester toujours perpendiculaires aux lignes de plus grande pente. Plus la pente est forte, plus la largeur cultivée doit être réduite. On doit avoir soin de donner à la siurface cultivée une contre-pente vers le fond, en accumulant les gazons et les terres du côté du vide. Si la pente est très raide on peut être obligé d'appuyer la bande sur un léger ouvrage de soutènement établi, soit en pierres, soit en fascines.
25. Avantages des bandes. Maintien des terres. Abris. — Les avantages des bandes sont nombreux.
i^ En montagne, ces sillons, parallèles à l'horizon, soutenus par des bandes incultes, empêchent Téboulement des terres.
2^ Les herbes et Iqs arbustes qui se trouvent dans les bandes Incultes fournissent un précieux abri pour les semences et les jeunes plants. Il est vrai que cet abri pourrait devenir incommode s'il était exagéré et si, par exemple, les herbes et plantes voisines se reproduisaient dans les bandes cultivées de manière à gêner le jeune peuplement dans sa croissance.
26. Arrêt DES feuilles et des eaux. — 3° Les bandes cultivées facilitent rinfiltration des eaux qu'elles arrêtent comme dans des rigoles. Les plantes décomposées, les feuilles mortes et autres détritus s'y accumulent et forment un terreau précieux. On trouve ainsi Tengrais naturel, la fraîcheur, Tabri, qui offrent autant de conditions de succès pour le jeune semis.
27. RÉGULARITÉ. DÉPENSE. — 4° Le semis par bandes dorme aux repeuplements une forme régulière qui offre ime grande facilité pour les travaux d'entretien. On se rend bien mieux compte du succès du semis, des vides qu'il présente, des regarnis à faire. Plus tard, quand on procède aux nettoiements et éclaircies, on dirige plus facilement les ouvriers, dont la besogne est rendue plus commode.
5° La dépense diminue naturellement avec l'étendue cultivée
par hectare. Il est vrai qu^ cause des déplacements fréquents que nécessite la préparation du terrain par bandes, les prix sont relativement plus élevés que pour la culture en plein, à égalité de contenance cultivée, bien entendu. On doit aussi employer proportionnellement plus de graine, parce qu'il est essentiel que les jeunes plants soient plus serrés dans une bande isolée que dans un semis plein.
Nous donnerons plus loin des détails sur la dépense (chap. IX, S 13).
28. Etat MOINS serré. — 6« Les jeunes plants disposent de plus d'air dans les bandes cultivées ; ils croissent avec plus de vigueur, devienaent plus robustes dès les premières années, et donaent plus tard des tiges mieux enracinées et mieux constituées. La lumière et l'espace plus largement distribués contribuent à une meilleure venue du peuplement.
29. Attaques des insectes. — 7° Les insectes, si nuisibles à la plupart' des jeunes végétaux forestiers, s'attaquent surtout aux Jeunes semis très serrés, formant une masse compacte, où la lumière ne pénètre que difficilement sur le sol. Celui-ci est alors humide et obscur, et les animaux destructeurs 'd'insectes y pénètrent difficilement. Cet inconvénient n'existe plus au même degré dans les bandes, la partie inculte permettant l'accès de la lumière et de la chaleur.
30. Les incendies. — S» Les bandes sont d'un grand avantage en cas d'incendie. On sait qu'alors, surtout dans les massifs résineux, le feu se communique avec une effrayante rapidité. Le seul moyen d'arrêter la flamme est d'établir un pare-feu de huit à dix mètres de largeur, de manière à isoler la flamme. En abattant une, deux, trois, quatre bandes garnies de bois, on obtiendra une partie dégarnie en moins de temps qu'U n'en faudrait dans un peuplement compact. La rapidité d'emploi de ce moyen préventif peut assurer le salut d'une forêt.
31. Le lapin. — 9» Dans les bois, et ils sont nombreux, où fourmille le lapin, 11 sera plus facile de le détruire dans un massif planté en bandes. La circulation, la recherche des terriers, toutes les opérations de destruction et de chasse, seront mieux assurées.