Cf. supra, p
ARCHIVES COLONIALES
(( Historique de Saint-Christophe ^ », qui comprend, outre de nombreux extraits du registre F"^ 19, une vingtaine de copies anciennes, souvent authentiquées, d'importants documents antérieurs à 1664 ; F^ 78-95, « Colonies en général, Répertoire alphabétique » de pièces de toutes sortes, classées sous des rubriques de matières ^ et sous chaque rubrique par ordre chronologique de 1664 à 1789, recueil fort utile à l'administrateur, au jurisconsulte et même à l'historien qui pourrait le consulter librement; F'^ 132-155, « Notes sur Saint-Domingue », prises au hasard de ses recherches par Moreau de Saint-Méry, sorte de collection défiches mises bout àbout sans ordre rigoureux et sur toutes sortes de sujets, y compris des souvenirs personnels ; F^' 236, « Recueil de lois particulières à la Guadeloupe », déjà signalé plus haut ^ ; F^ 247, « Code Martinique ^, 1629-1672 », recueil de copies libres ou authentiques, parmi lesquelles une vingtaine d'extraits des registres du Conseil supérieur de la Martinique antérieurs à 1664 ; F3 269, «Code de Saint-Domingue &, 1492-1720 », qui ne contient en réalité, en fait de pièces antérieures à 1670, que six copies d'actes, dont le plus ancien remonte à 1556.
F\ Missions religieuses^ date pour les Antilles du xviii^ siècle. Tout au plus y trouvera-t-on quelques détails rétrosj^ectifs sur les Jésuites dans le registre F5 4, et sur les Jacobins dans le registre F^5.
4. Cet historique comprend les vol. F^ 52 et F^ 53, et embrasse les années 1635-1784.
2.Q;Par exemple au vol. F^ 78 : Abus d'autorité, Accaparements, Accoucheurs, Acte de navigation (de George III), etc. Une table chronologique des documents reproduits dans ce répertoire serait à coup sûr fort utile.
4. Ce Code, dont le titre s'explique mal, comporte les volumes F^ 247 à F-^ 262, tous paginés et classés chronologiquement de 1629 à 1784. Le vol. F^ 263 est une Table chronologique et alphabétique du Code de la Martinique, divisée en seize parties, correspondant aux seize volumes et comportant pour chacun une table chronologique et analytique et un index alphabétique des matières, l'un et l'autre avec renvois aux pages.
5. Ce Code comprend les volumes F^ 269-F3 281 et va de 1492 [1556] à
222 SOURCES DE l'histoire des ANTILLES FRANÇAISES
La série G : Etat civil et Recensements, ne comporte aucun acte antérieur à 1666 et est sans intérêt pour notre sujet. Aussi bien les sous-séries G^ : Greffes et G^ : Notariat ne sont jamais communiquées aux chercheurs.
Tel est ce précieux dépôt des Archives Coloniales auquel il ne manque que la bonne volonté d'un ministre pour offrir un champ large et fécond aux historiens de nos possessions d'outre-mer, comme à ceux du Canada, des Etats-Unis, de Haïti ou des Indes Orientales.
Fort riche serait aussi en documents anciens le Dépôt des Fortifications des Colonies, mais sur ces mystérieuses archives, conservées tantôt 13, rue de l'Université, tantôt au Ministère de la Marine, rue Royale ^, nous n'avons pu obtenir aucun renseignement précis. Depuis le mois d'avril 1902, en effet, elles ont été transportées dans les combles du ministère de la guerre -, où des raisons inconnues et sans doute aussi le manque de place en interdisent désormais l'accès aux travailleurs de la façon la plus absolue ! Il faut espérer que cet état de choses n'est que temporaire et que les documents cartographiques et historiques anciens dont l'artillerie coloniale a désormais la garde seront bientôt largement communiqués au public soit dans un local approprié, soit aux archives même du département de la guerre.
On sait en effet que les Archives de la Guerre sont accessibles au public pourvu d'une autorisation ministérielle. Des deux sections qui les composent : archives administratives, archives his-
1. Elles se trouvaient en 1871 dans les combles de l'immeuble situé 13, rue de l'Université (Harrisse, Notes pour servir à... la bibliographie... de la Nouvelle France, loc. cit.), et elles y sont restées jusque vers 1880, sous la dépendance du Génie Militaire. A cette épo([ue elles furent transportées rue Royale et dépendirent dès lors de l'Artillerie de Marine. Elles revinrent ensuite 13, rue de l'Université, mais dans un autre local, le premier étant occupé par les archives du Service hydrographique, et c'est de là qu'elles furent transférées enfin au Ministère de la Guerre.
2. Ce transfert a été la conséquence du rattachement au ministère de la guerre de l'artillerie de marine devenue artillerie coloniale.