‹ Essai sur les sources de l'histoire des Antilles françaisesChapitre 156 sur 169 · DÉPÔTS ET FONDS DIVERS · texte numérisé non relu

DÉPÔTS ET FONDS DIVERS

toriques^, la seconde a été dotée récemment d'un inventaire imprimé analogue à celui de la série des Mémoires et Documents des Affaires Etrangères -. Ony trouve des documents fort anciens se rapportant, pour la période antérieure à 1665, aux sujets les plus divers. Il s'y trouve même des mémoires relatifs aux colonies, mais rien qui ait trait aux Antilles. A partir de 1676 (vol. 470 et ss.), l'enregistrement de la correspondance devient régulier.

Il existe sans doute encore d'autres dépôts où des recherches approfondies amèneraient quelques découvertes. Les Archives Nationales ^psLV exemple, contiennent à coup sûr^ parmi les procédures des différentes juridictions anciennes qui y ont été versées, des pièces qui ne seraient pas sans intérêt pour l'histoire des lies. Peut-être même le dépouillement de séries d'un tout autre ordre amènerait-il quelque résultat. Mais, sauf un hasard toujours possible, ce résultat serait peu considérable pour nous, si l'on s'en rapporte du moins aux déductions logiques que l'on peut tirer de l'étude du cadre de classement de ces archives, Tout au plus signalerons-nous dans la série 0^ [Maison du Roi) quelques minutes de lettres patentes relatives à de hauts personnages des colonies d'Amérique.

Les minutiers des notaires de Paris et des ports de mer les plus fréquentés au xvii^ siècle par les navires allant aux Iles fourniraient aussi peut-être de précieuses indications. Nous n'en voulons pour preuve que les intéressants documents publiés par M. Bréard 3. Il en serait peut-être de même des archives de cer-

1. Les premières situées au rez-de-chaussée, les secondes au {^l'étage de l'hôtel du boulevard Saint-Germain. Cf. Langlois et Stein, Les Archives de VHistoire de France, Paris, 1893, in-8, pp. 54-57.

2. Ministère de la Guerre. Inventaire sommaire des Archives historiques {Archives anciennes — Correspondance). Paris, Imp. Nat., in-8, t. I, 1898 : nos 1-1615 [des origines à 1702], t. II, 1901 ; n°« 1616-2188 [1703-1709]. Cette publication officielle, faite par la Commission des Archives de la guerre, a, comme la publication analogue des Affaires Etrangères, le défaut d'être d'une excessive concision qui renseigne mal sur le contenu des volumes.

3. Cf. supra, p. 200. On sait que les notaires de Paris conservent jalousement leurs minutes anciennes. Un tableau tenu à jour dans chaque étude

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tains ports. Les Isles de l'Amérique étaient du ressort du Parlement de Rennes et nous savons que la Compagnie des Isles plaidait parfois devant la Table de Marbre de Rouen ^ comme aussi sans doute devant d'autres juridictions provinciales dont les archives révéleraient peut-être quelque détail curieux. Les Capucins de Normandie avaient évangélisé Saint-Christophe, les Carmes de Touraine la Guadeloupe, les Jésuites et les Jacobins de Paris les autres Iles. A l'étranger, Rome semble promettre quelque découverte à qui explorerait les archives de la Propagande et des grands ordres missionnaires ; FEspagne recèle à coup sûr dans les archives du Conseil Royal des Indes des documents importants pour l'histoire des colonies françaises aux Antilles ; la Hollande devrait dans certaines archives publiques ou privées avoir gardé la trace des rapports étroits qui liaient avant Colbert ces mêmes colonies aux marchands de Flessingue et de Rotterdam - ; l'Angleterre n'a peut-être pas donné dans ses Calendars of Staie Papcrs -^ l'analyse de la totalité des riches documents que ses archives publiques ou privées possèdent pour l'histoire de nos « Isles ».

Les Antilles elles-mêmes ne nous laisseraient malheureusement plus rien à découvrir. La chaleur, l'humidité, les insectes y ont, dit-on, détruit les archives anciennes ^. Et pourtant au XVIII® siècle on pouvait encore, bien qu'avec peine, consulter les vieux registres du Conseil supérieur de la Martinique -^ et, dès

permet de connaître la suite des titulaires de toutes les études parisiennes depuis leur origine, remontant parfois au xv^ siècle. Il est ainsi possible de retrouver les dépositaires actuels des minutes de contrats passés à une époque ancienne, tels ceux de la Compagnie dos Isles. L'étude du notaire François Ogicr (1622-1632), par exemple, est aujourd'hui celle de M^ Père, 9, place des Petits-Pères; celle de Guerreau et Pierre Parque est celle de •M^ Rigault, 31, boulevard de Sébastopol, etc. Mais ces renseignements ne permettent que de retrouver des minutes d'actes déjà connus. \. Arch. Col. F2 19, p. 250.

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