‹ Essai sur les sources de l'histoire des Antilles françaisesChapitre 31 sur 169 · P. xxxrv · texte numérisé non relu

P. xxxrv

OUVHAGKS SUR IJvS PRODUCTIONS DES ILES 39

au début ; elle est datée de 1626. La même année paraissait à Lyon une traduction française sous ce titre :

Traicté du Tiibacou nicot iane^ panacée^ peiun, autrement herbe à la Reyne... mis de nouveau en français . — Lyon, Barthélémy Vincent, 1626, in-8 (3 ITnc, 344 pp. — 9 %.).

TnoRius (Raphaël). — Hijmnus Tahaci. — Lugduni Batavorum, ap. Elzevirios, 1625, pet. in-4 (titre gravé 3 ffnc, 43 pp.).

Ouvrage traduit plus tard en ang-lais et publié sous le même titre, avec pour sous-titre : A poem in honour of Tabaco made English^ hy Peter Hausted. — Londres, 1659, in-12.

Leiva y Aguilar (Francisco). — Desengano contra et mal uso del Tabaco. — Gordova, Salvador de Cea Tesa, 1634, in-4 (7 ffnc, 278 ff., ISlïnc).

Ramon (P. Tomas). — Nueva premaiica de reformacion contra los abusos de los Afeytes^ Calçado, Guedejas, Guarda infantes, Language critico, Monos, Trajes^ y excesso en el uso del Tabaco : fundada en la divina escritura y dotrina de los santos padres para todosestados necessaria. - — En Zaragoça, ano 1635, in-8.

Zavona (Massimiano), Medico Rav^ennate. — Abuso del Tabacco de nostri tempi. — Bologna, 1650, in-4.

Ferrant (Louis), professeur en la Facultéde médecineet l'Université de Bourges. — Traicté du tabacen sternutatoire. — A Bourges, chez la veuve et Jean Toubeau, 1655, in-4.

Balde (Jacobus). — Satyra contra abusum tabaciad yEmilianum Aloysium Guevarram. — iMonachi, 1657, in-12.

La Garenne (les'' de). — Les bachanales ou loix de Bachus^ suivies de réloge du tabac. — Valence, 1657, petit in-4.

Magnenus. — De tabaco exercitationes quatuordecim. — Hagœ Gomitis, 1658, in-12.

Le Signere (?). — Lanaihème du Tabac contenant les mauvaises qualitez du Petun qui bat en ruine le corps humain composé par un insigne fumeur de ce temps. — Paris, Asseline, 1660, in-4 (4 ff. en vers).

Après le tabac, de beaucoup la plus importante des cultures

SOURCES DR L IITSTOIHE DES ANTILLES FRANÇAISES

coloniales dans la première moitié du xvn^ siècle, il faut faire une place au cncao, bien que cette denrée n'ait fait que beaucoup plus tard l'objet d'un trafic un peu sérieux. Le chocolat, emprunté aux Mexicains par les Espagnols et fort prisé par ceux-ci, reste longtemps une boisson de luxe, une curiosité, dont l'usage ne pénètre guère en Europe. Aussi sa littérature est-elle pauvre à cette époque. Citons toutefois les curieux opuscules suivants :

Léon (Antonio de). — Question moral si el chocolaté quehrania el ayuno eclesiastico. Tra'a se de otras behidas y confecciones que se usan en varias Provincias. — Madrid, viudade Juan Gonçalez, 1636, in-4 (5 ffnc, 112 ff., 8 fînc).

HuRTADo (Tomas) de los padres clerigos regulares menores. — Chocolaté y Tahaco, ayuno eclesiastico y natural : si este le quebranta el Chocolaté : y el Tabaco al Natural^ para la sagrada comunion. — Madrid, Francisco Garcia, 1645, in-8 (11 fTnc, 144 ff., 8 ffnc.).

La première édition de cet ouvrage est de Madrid, 1642, in-4. La question qu'il traite, ainsi que le précédent, était encore discutée au temps de Labat\

Ledesma (Ant. Colmenero). — Du Chocolaté. Discours curieux divisé en quatre parties. Traduit d^ Espagnol en Français sur Vimpression faite à Madrid Van 1631., et esclaircy de quelques annotations par René Moreau...Plus est adjousté un dialogue touchant le mesnie chocolaté [par Barth. Marradon]. — Paris, Seb. Gramoisy, 1643, in-4 (3 ffnc, 59 ff.).

Il existe une traduction latine de ce traité, parue à Nuremberg en 1644, in-12.

Les autres cultures exploitées aux Antilles dès l'origine de la colonisation ne semblent pas avoir suscité de littérature spéciale. Pour Yindlgo, le gingembre^ le coton, les princi-

Page 1