Ms. 24974, f
4. C'est le Triomphe des martt/rs de VOrdre de Saint-Dominique, par le P. Jean de Sainte-Marie, titre II, chap. VI.
CHROMQLKLRS FRANÇAIS : l'aNOMYME DE LA GUADELOUPE 99
son ordre, puisqu'il reproduit (f'^SS) les « facultés concédées par le Saint-Sièg-e» que Ton retrouve ég-alement transcrites par Du Tertre et les autres chroniqueurs jacobins. lia dû certainement se servir de IdiRelatio gestorinn du P. Breton et Ton peut même se demander si Ton n'a pas là une traduction allongée de l'ouvrage même du P. Breton. C'est peu probable cependant, parce que le P. Breton n'aurait sans doute pas manqué, dans la préface de son dictionnaire caraïbe, de parler de cette traduction si elle était son œuvre. Une autre hypothèse serait d'attribuer ce manuscrit au P. Mathias du Puis : Breton dit en effet dans la susdite préface en parlant de ce père : « comme il étoit encore sur les lieux il me pria de luy donner ce que j'avois composé : j'avoiie que je lui mis la mesme chose que dessus entre les mains [les 10 chapitres des Sauvages... et l'établissement de la colonie jusques à 1643] qu'il a traduite de latin en françois : mais le reste n'est pas de moy et n^a pas passé par ma censure, j'ay mon original qui en fait foy : il me succéda en la charge et je m'en allay aux Sauvages ^. » Ce passage et notamment les mots que j'ai soulignés porteraient à considérer le père du Puis comme Tauteur du ms. 24974 ; mais il y a lieu d'hésiter si l'on compare les sobres Annales que contient ce manuscrit avec les développements auxquels le P. du Puis s'est livré dans le volume qu'il fit imprimer en 1652 -. Je n'ose donc me prononcer encore sur l'auteur possible de la Relation de llsle de la Guadeloupe^ qu'une critique plus serrée ou des documents nouveaux permettront peut-être de déterminer un jour avec précision. Quoi qu'il en soit, cet ouvrage est daté de 1647 à son titre et a dû être écrit à la fin de cette année, car il en raconte les événements. Il est du reste achevé, sa dernière page portant comme derniers mots la devise : « A la plus grande gloire de Dieu », qui termine également la première et la deuxième partie de cette relation-^. En résumé cette source, con-