TROUBLES DE LA DEGLUTITION
Dès la deuxième période peuvent survenir des troubles de déglutition trop vaguement étudiés, je crois, jusqu'ici. Il suffit, en eiîet,pourfaire comprendre leur importance, dédire qu'ils peuvent hâter la mort des sujets, si l'expulsion des aliments, lors deleur ingestion, facilite l'inanition. Nous ne parlons pas des vomissements qui se prolongent rarement au delà du début de la maladie, mais des phénomènes dus à la paralysie du voile du palais ou du pharynx. Alors les substances qu'on fait prendre au malade, repoussées par le pharynx, reviennent par la bouche et par le nez : ou bien pénétrant plus avant, elles tombent dans le vestibule du larynx etamènent des quintes de toux. Enfin cettetoux elle-même est caractéristique : soit spontanément, ou probablement en cherchant à avaler la salive, soit après quelques essais d'à-
limentation, l'enfant offre ce que M. Bergeron appelle la toux paralytique, dont le timbre spécial ne trompe pas ceux qui la connaissent. C'est surtout à propos de la paralysie diphthérique que notre maître nous a fait remarquer ce symptôme. Mais il nous a frappé dans plusieurs cas de méningite. A une époque plus avancée de la maladie, le voile du palais paralysé est de plus ébranlé par la colonne d'air à chaque mouvement respiratoire et produit le phénomène du stert.
S'il y a des lésions bulbaires, ces symptômes s'expliquent facilement; mais quand elles font défaut, comment les expliquer? Dans certains cas peut-être par des lésions protubérantielles, puisque les troubles de déglutition peuvent appartenir, par an mécanisme inconnu, aux maladies de la protubérance.