‹ Essai sur les variations de l'urée et de l'acide urique dans les maladies de foieChapitre 18 sur 24 · P. 120 et faible · texte numérisé non relu

P. 120 et faible

Le malade toujours insensible est dans un état ds somnolence continuelle; les pupilles sont contractées.

La jaunisse de la peau et des conjonctives s’accentue; en même temps on observe à la poitrine et à l’abdomen des pétéchies; les évacutions deviennent involontaires ; la langue est fuligineuse ; les vomissements contiennent de la bile.

La région hépatique devient très-douloureuse; les urines ont une couleur bilieuse mais ne donnent pas les réactions des acides de la bile. Elles ne contiennent pas d’albumine; le poids spécifique est de 1027.

A ce moment on évapore 6 onces d’urine; le résidu contient en abondance des masses globuleuses de leucine, des cristaux en aiguille de tyrosine et aussi des cristaux de phosphate tribasique de chaux.

Eu ajoutant de l'acide azotique à une partie de l’urine préalablement concentrée à un douzième de sou volume, on obtient une quantité extrêmement faible de cristaux de nitrate d’urée visibles au microscope.

30 août. Le malade meurt dans le coma.

(i) Murchison. Treatise on continued fevers, 1862, p. 165.

A l’autopsie on trouva, entre autres lésions une dégénérescence granulo-graisseuse du foie.

On trouve clans l’ouvrage de Freriohs une série d’observations de typhus compliqué d’ictère. Dans toutes il est fait mention de leucine et de tyrosine accumulées dans le parenchyme hépatique.

« Nous avons examiné à cet égard, dit Frerichs, le foie d’un grand nombre de malades et le résultat général de nos recherches a été que, dans le typhus, l’infection pyémique , les affections exanthématiques, etc., les substances que nous venons de signaler (leucine et tyrosine) se présentent en quantité considérable. »

Cancer du foie. — Le cancer du foie s’accompagne également d’une diminution dans le taux de l’urée excrétée. Les observations faites à ce point de vue sont peu nombreuses mais toutes concordantes.

Dans un cas de Vogel (1) dont le malade était atteint d’un cancer de la presque totalité du foie, les chiffres de l’urée des 24 heures ont été de 6, 7 et 8 gr.

M. Parkes (2), note également la diminution de l’urée dans le cancer du foie. « Le régime est tellement pauvre, ajoute-t-il, qu’il vaut mieux ne pas tirer de conclusion.»

M. Hirne (3), a recueilli l’observation d'une femme affectée d’un cancer du foie qui rendait en 24 heures 700 cc. environ d’urine et une quantité d urée qui a oscillé entre 6 et 7 gr.

L’observation XVIII, moins nette peut-être en raison

(1) Zeitsch. für ration. Medicine, Bd. IV, p. d'il, 1854.

(2) Parkes. The Lancet, april 8, t. I.

".]) Cité dans la thèse de M. Pouilhoux.

même de la coexistence du cancer de l’estomac, montre une décroissance progressive de l’urée à mesure que la maladie approche de sa terminaison fatale.

D’après Becquerel (1), la quantité absolue d’acide urique secrétée en 24 heures augmente dans un certain nombre de maladies du foie, le cancer entre autres. L’observation XIX, vient à l’appui de son dire.

Les auteurs anglais de leur côté, et en particulier Harley, prétendent que dans le cancer du foie il se fait souvent un dépôt d’acide urique libre au milieu des urates amorphes si communs dans les maladies de l’appareil hépatique.

Observation XVIII (Inédite) (2).

Cancer stomacal et hépatique.

Le nommé Payot, âgé de 38 ans, homme de peine entre le 28 septembre 1872 à l’hôpital Saint- Antoine, service de M. le docteur Mesnet, salle Saint-Louis, n° 12 et y meurt le 23 novembre.

30. — A ce moment le cancer ne parait occuper que l’estomac ; l’analyse des urines donne comme résultat : Urée 2o gr.

8 novembre. Les douleurs deviennent beaucoup plus vives, on voit apparaître un léger ictère, et à partir de ce moment il survient

des modifications

dans la quantité

des matériaux

solides de

l’urine.

JOURS

UREE.

RESIDU SOLIDE

9 novembre.

b gr. »

15 gr.

fcC •

5 gr. 50

12 gr.

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