MOIS D’AOUT
1er
Temp. :
CO
Urée :
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Les températures inscrites sont celles du soir; les jours d’accès sont placés entre parenthèses.
En somme, la période des accès dura 92 jours. Il y en eut 31 dont quatre furent incomplets et marqués seulement par le stade de frisson.
Genevoix.
Pendant les jours apyrétiques le malade était assez bien portant mangeait assez Un jour qu’il fit un exercice plus violent, il fut aus- ' P11® d un frisson fi111 obligea de le rapporter dans son lit.
ers le 12 août, l’ictère s’efface, depuis quelques jours déjà les atieres colorantes de la bile avaient disparu des urines. En revanche, 1 ascite revint et augmenta considérablement jusqu’au septembre. Ce jour là eut lieu le dernier accès de fièvre. Le malade vécut encore un mois, ayant peu d’appétit, beaucoup de diarrhée, et 1 ascite augmentant toujours. La circulation collatérale apparut sur les parois abdominales, et le 16 octobre on fit une paracentèse qui donna issue à 11 litres de sérosité citrine.
Cette sérosité ne contenait que 2 gr. d’urée par litre, ce qui est inferieur à la moyenne.
Le malade mourut le 19 octobre, sans agonie, et après quelques heures d’un délire tranquille.
Autopsie. — A l’ouverture du corps, il s’échappe environ 6 litres de sérosité contenue dans le péritoine ; en même temps il existait dans la plèvre droite un épanchement assez .considérable qui repoussait le foie de sorte que cet organe, bien que diminué de volume, avait conservé ses rapports normaux avec les fausses côtes.
Vu extérieurement, le foie était petit, bleuâtre, ardoisé, sa surface ne présentait d ailleurs aucune adhérence avec les organes voisins. Le poids, la vésicule ayant été vidée, se trouva être de 1,250 grammes.
A la coupe, le tissu était dur et criait sous le scapel, les veines sus-hépatiques étaient gorgées de sang. Ce qu’il y avait de plus remarquable, c est que les canaux biliaires intra-hépatiques très-d i latés, et dont un grand nombre présentait le calibre d’une plume d oie, laissaient écouler un liquide jaune verdâtre, épais, rempli de petits calculs noirs et en certains points d’une véritable boue calculeuse. Dans quelques endroits, d’ailleurs rares, le liquide était caséeux et ne s’écoulait pas.
Autour de chaque orifice des canaux biliaires, on voyait une zone de tissu très-pigmenté qui adhérait à la paroi ducanalicule etl’empèchait de s'affaisser.
Ni le canal hépatique, ni le canal cystique, n’étaient oblitérés, et on arrivait à la vésicule qui présentait son volume ordinaire et son épaisseur normale. Elle était remplie d’une bile jaune, safranée, épaisse et opaque. Au fond, se trouvait une boue calculeuse d’un
noir foncé, contenant une grande quantité de calculs à facettes, dont les vingt-six plus gros égalaient le volume d’un pois.
Le canal cholédoque était très-dilaté, son diamètre était de 1 cent, et demi. Tout près de l’ampoule de Vater on trouvait un gros calcul noir, et en arrière de lui une innombrable quantité de calculs plus petits. L’obstruction n’était pas complète, car on voyait manifestement dans le duodénum et l’estomac, la même bile jaune que contenait la vésicule.
Le petit nombre d’observations que nous avons pu réunir dans cet essai, ne permet pas, croyons-nous, de poser des conclusions définitives.
Tout au plus est- on autorisé à dire que les maladies bénignes du foie paraissent augmenter le taux de l’urée excrétée dans les vingt-quatre heures, tandis que les maladies graves semblent en déterminer la diminution.
Les recherches sur les variations de l’acide urique à ce même point de vue, sont encore, ou à peu près, complètement à faire, ce qui tient sans doute aux procédés minutieux que réclame le dosage de cet acide, et par suite, à la difficulté d’en faire l’application aux recherches cliniques.
Quant au rôle du foie chargé de cette fonction désassimilatrice, ces quelques lignes de M. le Dr Jules Simon (1 ) le font nettement ressortir : « Le foie sécrète la bile, participe à la genèse du sang, à la transformation des produits albuminoïdes de la digestion, véritables opérations atomiques et rétrogrades qui forment, à l’état physiologique, du sucre, de l’inosite, de l’hypoxanthine, de l'urée, et à l’état pathologique, de la leucine et de la tyrosine. On peut donc répéter le mot de Galien, et dire : le loie est un centre de l’activité organique. »
(1) Dictionn. de médecine pratique, tome XV, page 60.
1 uiis. A. Parent, imprimeur de la Faculté de Médecine, rue M.-le-Prince, 29-31.
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