‹ Essai sur les variations de l'uréeChapitre 54 sur 70 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

• La mot de catarrhe est un de ceux que 1*011 emploie le plus communément «ans en bien c«)mprcndre la significatioD précise ; ce mot s*applique iodifféreniment, dans la langue usuelle, à des maladies générales, à des fièvres, à des inflammations, à des hypersécrétions. Si l'idée qui s'attache à ce mot répondait à des faits palpables, qui tombent sous le sens, la signification du mot perdrait peut-être on étendue, mais gagnerait en préctsiou et en clarté.

Si Ton voulait suivre les errements de l'école allemande, qui n'a fait en réalité, dans cette doctrine, que continuer silencieusement les traditions de Técole physiologique française, on n'éprouverait aucun embarras. Les ail'ectioDs catarrhales des muqueuses (catarrhe nasal, bronchique ; pneumonie, néphrite catarrhales] ne sont qu une forme de Tinflammation des membranes muqueuses. Telle est la notion du catarrhe, telle quelle s impose à ceux qui ne voient la maladie que sur la table ^'amphithéâtre ou dans le laboratoire du micrograpbe. Mais ûous devons étendre et agrandir cette notion; nous devons rassembler sous un même titre, grouper dans un même cadre, pour en étudier les caractères d'ensemble, ces allections générales ou locales qu'on désigne sous

le Dora à'affectiofu catarrkales , qui atteignent presqiies toutes les muqueuses ou hieu se limitent à quelques-unes de CCS membranes, mais qui ont toutes des caractères communs ; inflammation avec hypersécrétion^ réaction fébrile et troubles généraux hors de toute proportion avec l'intensité des lésions locales ; et qui sont dues dans leurs manifestutions aiguës à des in* a fluences atmosphériques, lesquelles nous échappent dans leur essence même; mais ces influences n'en sont pas moins cerlaioes,

11 faut se rappeler combien sont bornées et la puis* sance de nos sens et la perfection de nos instruments d*observation, et ne pas rejeter systématiquement, et par cela seul qu'il nous est actuellement impossible d'en soumettre les termes à l'analyse physiologique^ une doctrine médicale qui s'appuie sur les traditions les plus respectables et qui a pour elle Tautorité des plus grands noms de la médecine des temps passés*

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