DÉFINITIONS
1 . « J'£NT£NDS par le terme de providence une ce attention de Dieu sur ses créatures , par laquelle ce il connoit et embrasse à la fois tous les temps , ce tous les êtres ^ tous les événements , et en forme^ ce par une administration digne de sa sagesse et de ce sa puissance, une chaîne immense qui se déyecc loppe avec l'ordre le plus parfait , relativement ce à la nature des choses , à leurs propriétés resct pectivesy et^ pour tout dire enfin, au rapport ce qu'elles peuvent avoir à sa propre* gloire et au ce bien du tout.
2. er J'entends par V admiration cette disposice tion de l'ame ^ qui nous fait considérer avec une ce haute estime ou avec étonnement quelque chose ce de beau, de grand et de surprenant, ou qui du a moins nous paroit tel.
3. « Le respect exprime ici , selon le sens que ce j'y ai déjà attaché , une sorte d'aveu (pie l'ame « fait des qualités d'un être qu'elle sent qui lui « est supérieur de beaucoup par ses perfections.
4. ce J'entends parle terme d'aJora£û>7i cette af- « fection, ce sentiment par lequel l'ame, frappée ce de la grandeur d'un être infini , dont elle se re- « connolt entièrement dépendante, s'abaisse en sa « présence et lui rend un hommage souverain.
5. u Cet anéantissement intérieur forme en <r quelque manière ce que j'appelle Vhumilité; «t par où j'entends une connoissance exacte de ce « que nous sommes par nous-mêmes, de ce que <c nous tenons de notre propre fonds, del'estimacc tion que nous devons faire de nos forces; d'où ce naît un sentiment réel de notre état, de nos be- <c soins et de l'entière dépendance où nous sommes <c du créateur.
6. « La reoonnoissance (en conservant à ce ce terme sa signification ordinaire) est une affiee- <c tion de l'ame par laquelle elle se montre sence sible aux bienfaits qu'elle a reçus.
7. ce Par V amour y ainsi que je l'ai déjà défini, ic j'entends ici un sentiment par lequel l'ame <c tend ou s'incline vers ce qui s'ofire à elle sous <c l'idée d'un bien , c'est-à-dire comme un objet «c qui a quelque rapp<Hrt à sa conservation, à sa ce perfection, à sa satisfaction, en un mot qui peut ff contribuer en quelque chose à spn bonheur*
8 • « Par la confiance, j'entends la bonne opinion « qu'on a d'un objet sur les qualités ou les sentice ments duquel on s'appuie , comme devant en « attendre quelque bien.
9. ce J'ai défini la soumission y acquiescement ce aux v<dontés d'un supérieur par où l'ame se ce porte librement à les remplir , et reçoit sans ce murmurer tout ce qu'il lui plaît d'ordonner.
10 • « Dans le sens que je considère maintenant, ce je définis la crainte , une disposition de l'ame ce qui fait qu'en se reconnoissant dépendante d'un ce objet y elle appréhende de lui déplaire par l'ace mour qu'elle sent pour lui y et par l'émotion que ce cause en elle l'idée des justes peines qu'elle ne ce peut qu'en attendre y si elle manque à ce qui lui ce est dû.
1 1 . ce J'entends par le terme d^imitationy le soin ce qu'on prend de se conformer autant qu'il est ce possible à un modèle.
1 2. ce J'entends ici par le terme de prière une ce invocation faite à Dieu^ par laquelle nous avo uons ce sa bonté , sa puissance et la dépendance où tous ce les êtres sont de lui , et nous cbercbons à en ce obtenir de véritables biens.
i3. « Lorsque notre respect et tous les sentice mentà par lesquels nous pouvons procurer la ce gloire d'un être s'annoncent en nous par des ce marques extérieures et publiques y c'est alors ce ce qu'on peut appeler honneur. Dans ce sens là
( «76 ) cr même , nous disons quelque fois rendre tionneur <c à Dieu f honorer Dieu ; TelsLliyement k la Diviu nité^ on se sert encore pour l'ordinaire du terme <c de culte extérieur.
i4* « J'entends par re/i^fiioTi ce lien qui attaolie ce l'homme à Dieu par des idées convenables à sa ce grandeur et à ses attributs , par des sentiments ce qui répondent autant qu'il est en nous aux per* ce fections du souverain être , et par les témoignacc ges extérieurs et publics des dispositions où nous ce sommes à l'égard de notre créateur tout puis^ ce San t; tout sage et infiniment bon. »