S'il y a des plaisirs qui naissent du sein de la
(i) Théorie des sentiments agréables, chap. v. (2) C'est la pensée d'un de nos poètes :
La joie est naturelle aux âmes bienfaisantes, Autant que la tristesse aux âmes malfaisantes.
liai ne , tel que celui qu'on ressent pour la destruction de sou eunenii , ces sortes de ])laisirs malfaisants ncn décèlent pas moins un malheur secret , dont ils ue font qu'adoucir ou suspendre le sentiment : aussi, tout liomnie envieux est-il naturellement triste (i). Le plaisir même qu'on trouve à médire , témoigne en quelque sorte que nous voudrions diminuer à nos yeux notre indigence, par le contraste de ce qui manque aux autres; aussi voit-on que ce sont les hommes qui ont le moins de méi-ite réel qui sont le plus portés à diminuer celui d'autrui.
( 1 ) Nemo malus JeLix.
Juv., sal. 4-