Voyez la liste donnée ci -a près» Appendice II
5. « Je remarquai que mondil sieur le chancelier, parlant en sa harangUe à Messieurs du cleri;é el de la noblesse, nielloil lu main à son bonnet carré, et se découvroit, ce qu'il ne fit point lorsqu'il parloit au tiers état. • (Relation des états généraux de 1614, par Florimoiid Rupine, député du tiers état de Nivernais , Des étais y^n^roux.ctc, t. XV|,p. 402.)
S Mercure français , 3« continu.ition, l. III, année 16U, p. 33.
Digiti
Le tiers état fit preuve d'abnégation. Il adhéra , contre son intérêt , à la demande de suspension de la taxe moyennant laquelle les offices étaient héréditaires; et pour que cette demande eût toute sa portée logique, il la compléta par celle de l'abolition de la vénalité \ Mais exigeant des deux autres ordres sacrifice pour sacrifice, il les requit de solliciter conjointement avec lui la surséance des pensions, dont le chiffre avait doublé en moins de quatre ans^, et la réduction des tailles devenues accablantes pour le peuple. Sa réponse présentait comme connexes les trois propositions suivantes : supplier le roi, l** de remettre pour Tannée courante un quart de la taille, ^** de suspendre la perception du droit annuel, et d'ordonner que les offices ne soient plus vénaux , 3® de surseoir au paiement de toutes les pensions accordées sur le trésor ou sur le domaine. La noblesse, pour qui les pensions de cour étaient un supplément de patrimoine, fut ainsi firappée par représailles ; mais , loin de se montrer généreuse comme ses adversaires, elle demanda que les propositions fussent disjointes, qu'on s'occupât uniquement du droit annuel, et qu'on remit à la discussion des cahiers l'affaire des pensions et celle des tailles. Le clergé fit la même demande, entourée de ménagements et de paroles captieuses qui n'eurent pas plus de succès auprès du tiers état que la franchise égoïste des gentilshommes'.
4. « En quelle esUme nous auront nos provinces, quand elles olront que d'un courage viril nous aurons méprisé notre propre intérêt, demandant que les charges que nous possédons héréditairement soient vouées au public» aux phis capables et estimes, et non retenues par ceux qui ont le pliis de biens, de richesses et de erédll!. . Alors nous contraindrons les médisans à prendre autre donûance de nous, qu'iis n*ont pas, eux qui nous ont estimés être du tout contraires à la révocation de Unique parti de la paulette. D'autant que la plupart de cette compagnie possède les changes plus relevées et honorables du royaume, d'autant plus nous devons nous porter, par la liberté et sincérité des états et l'obligation de nos consciences , à rabolition de ce droit qui fomenle l'ignorance, ferme la porte à la vertu et à la doctrine. • ( Discours du lieutenant général de Saintes, Relation des états de 4614 par Florimond Rapine, p. 467.)