Histoire de France par M. Miclielet, t. IV, p
cœur des sentiments de patriotisme que leur expression ferait croire modernes. Le corps municipfil de Paris, écrivant aux autres villes et letir rendant compte de ses actes, disait : a Cette présçnte pour- « suite est pour garder que Testât de la chose publique de ce a royaume ne verse en désolation, aiusy qu^elle estoit en voie..... à a quoy en temps de nécessité comme le temps présent , ung chasa cun se doit emploier, et préférer la pitié du païs à toutes les (c aultres, soit de parents, frères ou aultres quelconques, car elle les «t comprent toutes*. » Cétaient là de nobles paroles dignes d'annoncer la grande charte de réforme, œuvre commune du corps de ville et de TUnivcrsité; mais, cette loi administrative de la vieille France, il se trouva des hommes pour la concevoir, il ne s'en trouva point pour Fexécutcr et la maintenir. Les gens sages et rompus aux affaires n'avaient alors ni volonté ni énergie politique. Ils se tinrent à récart, et Paction resta aux exaltés et aux turbulents, aux bouchers et à leurs alliés. Ceux-ci précipitèrent par des excès intolérables une réaction qui amena leur chute , leur bannissemeut et l'abandon des réformes obtenues à si grande peine; trois mois après sa promulgation, Tordonnance du 25 mai fut annulée^.
Ainsi des hommes du tiers état , portés par une crise révolutionnaire à s'investir eux-mêmes du pouvoir constituant, eurent au commencement du xv« siècle la pensée de refondre d'un seul jet
1. Lettre des prévost deB marchands, eschevliis, bourgeois, manana et habitana de la ville de Paris aux maires, eschevina, bourgeois, maiiaus et habitans de la ville de Noyon (3 mai 1413). Archives de Thôtel de ville de Noyon. — Selon toute probabilité, celte lettre était une circulaire.
9. Histoire de Charles Yl, par Juvénal des Ursins, Mémoires , etc., t. II, p. 483 et suiv. — Et aussi cassa, annula, abolit, révoqua et du tout meitànéant et comme nulles déclara cei-taines eflcrllurcs qui par manière d'ordonnances avoient iiaguères esté faictes par aucuns commissaires , tant chevaliers qu'escuiers, confesseurs et aumosnier du roy et deux des conseillers de céans, au pourchas d'aucuns de l'Université et de la ville de Paris, et lesquelles . par Krande impression tant de gens d'armes de cette ville qu'autrement, avoient esté publiées en may dernier. (Etirait des registres du parlement, rcc. dci OrUoiin. des rois de France, t. X, p. 140, note.) ~ Ordonuaut-e du s septembre 141», ibiil., p. 170.
l'administration du royaume, de lui donner des principes fixes, une base rationnelle et des procédés uniformes. Si le plan qu'ils rédigèrent ne fut pas même essayé , il resta conune un monument de sagesse politique, où se montre d'une manière éclatante l'espèce de solidarité qui liait dans une même cause toutes les classes de la roture. Les commissaires délégués par la ville et l'Université de Paris ont fait ce qu'aux états généraux firent les députés du corps entier de la bourgeoisie ; ils se sont occupés de la population des campagnes , ils ont pris à son égard des mesures qui témoignent à la fois de leur sympathie pour elle et des progrès survenus dans son état depuis la fin du xii« siècle.
Depuis lors, en effet, l'affranchissement collectif des paysans par villages et par seigneuries avait toujours gagné en fréquence et en étendue. Une sorte d'émulation se déclarait sur ce point entre les propriétaires de serfs, et le mobile en était double. D'une part le sentiment du droit naturel s' ajoutant au sentiment chrétien, de l'autre, Fintérêt personnel plus éclairé conseillaient la même chose, et parfois le style des chartes présentait l'alliance bizarre de ces deux motifs d'action*. Parmi les villages affiranchis en foule dans le xiu* et le xnr* siècle, beaucoup prirent de nouveaux noms exprimant leur éta
f . Je , coniidérans et regtrdam être piteuse ehose et eonvenable de ramener en liberté et ftvnchise les hommes et femmes qui de leur première créacion furent créez et formez franes par le créaior dou monde ; eonsidérans aussi ii en ceste partie le profflt évident de moy et de mes hoirs... ( Charte donnée aux habitants du village de Ferrasses par Guy, sire de Clermont, f383, rec. des Ordonn. des rois de France, t Vil, p. Si). — Lesquelles personnes, eu alant demourcr hors de nostre dicte terre en certains lieux, se affranchissent sans notre conK'ié... et pour hayne d'iceile servitude, plusieurs personnes délaissent à demeurer en noslre dicte terre, et par ce est et demeure loelle terre en grand partie non cultivée, non labourée et en rien, pourquoy nostre dicte terre est grandement moins valable... ( Charte donnée aux habitants de Coucy par Enguerrand, sire de Concy, 1368, rec. des Ordonn. des rois de France, t V. p. IM ). — ConsIdérans... les courtoisies, bontés et aggréables services que li dit babilati et leur ancesseur ont fait, ou temps passé, à nous et à nos prédécesseurs, pour l'amendement dudlt territoire, et en récompensacion des choses dessus dicles , pour le remède des âmes de nous et de nos ancesseurs , et pour la somme de... que nouu avons eue et reçue des habitans de nostre dicte jusUce de ioigny... (Charte doimée aux habilanii de Joigny par Jebans, comte de Joigny, 4824, ibld., p. 879 ). .
de liberté civile, et tous ou presque tous obtinrent une fomie plus ou moins complète de régime municipal. Ce régime, en s'appliquant aux campagnes , y propagea le nom de Commune , qui servait à le désigner dans les villes du centre et du nord, et de là vînt le mouvement de déviation qui a fait perdre à ce mot son premier sens si restreint et si énergique*. Quelque grande qu'ait été, dans le cours des xiu« et xiv« siècle , la multiplication des communes rurales, elle n'amena point pour les classes agricoles cette unité d'état civil qui existait pour la bourgeoisie d'un bout à Tautre du royaume; la condition des paysans, résultat de transactions de tout genre sur des droits réels ou personnels , resta inégale suivant les lieux et diversifiée à Pinfîni.
Et pourtant, cette masse d'afiranchis encore attachés au domaine par quelque lien et tout au moins soumis à la juridiction seigneuriale, cette population qui ne relevait point immédiatement de la puissance publique pouvait déjà compter parmi les forces vives de la nation; elle était comme un corps de réserve imbu de l'esprit patriotique, et capable d'un élan spontané de vigueur et de dévouement. C'est ce qu'on vit , lorsque la défaite d'Azincourt , plus funeste que celle de Poitiers, eut amené pour la France une série de revers, où la noblesse, la bourgeoisie , la royauté elleHuêmé, ne surent que reculer pas à pas jusqu'à la honte d'un traité qui léguait la couronne et livrait le pays à un prince étranger^. Paris, dans un accès de faiblesse et d'égarement, avait ouvert ses portes et fêté le triomphe des Anglais ; le royaume était conquis jusqu'à la Loire, où Orléans, dernier boulevard des provinces encore libres; soutenait contre l'armée d'invasion une lutte désespérée, qui semblait être le. dernier souffle dô l'énergie nationale. On sait quel secours presque miraculeux vint alors à cette ville et au royaume, ce que fut Jeanne d'Arc , ce qu'elle fit , et comment, par elle et à son exemple, une
I Voyei plus haut, p. 18 et suIt..
2. Le traHé de trolet, eondu en I4W atee Henri T roi d'Angleterre.
émotion de pitié et de colère , l'amour de la commune patrie , la volonté de s'unir tous et de tout souffi*ir pour la sauver, remonta des derniers rangs populaires dans les hautes classes de la nation.
Du long et pénible travail de la délivrance nationale sortit un règne dont les principaux conseillera furent des bourgeois , et le petit-fils de Charles V reprit et développa les traditions d'ordre, de régularité, d'unité, qu'avait cl*éées te sage gouvernement de son aïeul. Charles VÎI , roi faible et indolent par tiature , occupe une grande place dans notre histoire , moins par ce qu'il fit de lui-même que par ce qui se fit sous son nom ; son mérite fut d'accepter l'influence et de suivre la direction des esprits leà mieux inspirés en courage et en raison. Des ftmes et des intelligences d'élite vinrent à lui et travaillèrent pour lui , dans la guerre avec toutes les forces de l'instinct patriotique , dans la paix avec toutes les lumières dé Topinion nationale. Un fait déjà remarqué et très«Kligne de l'être , c'est que cette opinion eut pour représentants et le roi pour ministres des hommes sortis des dàsàes moyennes de la société d'alors , la petite noblesse et la haute bourgeoisie. Aundessus de tous leurs noms dominent les noms roturiers de Jacques Goeu^ et de Jeari Bureau, l'un formé à la science de l'homme d'État par la pratique du commerce, l'autre qui cessa d'être homme de robe pour devenir, sans préparation, grand maître de l'artillerie, et faire le premier, de cette arme encore nouvelle ^ un emploi habile et méthodique '.
L'esprit de réforme et de progrès qui , en i4i3 , avait brillé un instant et n'avait pu rien fonder, parce qu'un parti extrême en était Torgane, reparut, et modela sur un plan nouveau toute l'administration du royaume, les finances, l'armée, la justice et la police
I. Les deux grandes ordonnances de 1448 et de «454 qui fondèrent sur des principes rationnels el des règles fixes la comptabilité du trésor sont attribuées à Jacques Coeur. <- Deux frères Bureau siégeaient dans le conseil de Charles VU; ses autres eonseilleit lH>urgeois furent Jean Jourenel ou Juvénal, GuUlaume Coustnot, Jean Rabaleta» ÉUeune Chevalier el Jean Léboursier.
générale ^ Les ordonnances rendues sur ces difierents points eurent leur plein effet, et* elles se distinguent, non comme les précédentes par une ampleur un peu confuse , mais par quelque chose de précis, de net, d'impérieux, signe d'un talent pratique et d'une volonté sûre d'elle-même parce qu'elle a le pouvoir. La question de Tirnpôt permanent et des taxes mises sans l'octroi des états fit alors un pas décisif; après quelques alternatives , elle fut tranchée par la nécessité, et , à ce prix , le royaume eut pour la première fois des forces régulières. Les milices des villes , organisées jadis hors de la dépendance et de l'action de la royauté, vinrent se fondre dans une armée royale et en même temps nationale. Il y eut, pour la partie privilégiée du tiers état, diminution de droits politiques; mais la forme de la monarchie moderne , de ce gouvernement destiné dans l'avenir, à être à la fois un et libre, était trouvée; ses institutions fondamentales existaient ; il ne s'agissait plus que de le maintenir, de retendre et de l'enraciner dans les mœiu».
Le règne de Charles VII fut une époque d'élan national ; ce qu'il produisit de grand et de nouveau ne venait pas de Faction personnelle du prince , mais d'une sorte d'inspiration publique d'où sortirent alors en toutes choses , le mouvement, les idées, le conseil. De semblables moments sont toujours beaux, mais leur propre est de durer peu; l'effort commun ne se soutient pas, la fatigue et le désaccord surviennent, et bientôt la réaction commence. Les mêmes forces qui avaient fondé le nouvel ordre administratif n'auraient pas
4. Voyei l'orâonnance du 9 novembre 1439 pour la réformaUon de l'état mililaire, celle du as septpinbre 4U3 sur le gouTprnement des finances , celle du 10 février UM sur le même sujet , celle du 40 juin 4U5 sur la juridiction des élus, celle du 26 novembre 4U7 sur la comptabililé du trésor» celle du S8 avril 4448 sur les francs archers, celle du 17 avril 4U3pourla réformation delà justice, celles du 81 janvier et du t avril 1459 sur la reddillon des comptes et rassielte des tailles, celle du 48 septembre 4460 sur la procédure devant les conseillers des vides et celle du mois de décembre 4460 sur la juridiction de la chambre des comptes. Recueil des Ordonn. des roUdo France, l XUl, p. 306, ibid., p. 373. ibid., p. 414, ibid., p, 428, ibid., p. 846; t XIV, p. 4, ibid., p. 284, ibid., p. 482 et p. 484, ibid., p. 496, ibid., p. KIO.
su le maintenir intact ; elles étaient collectives, et comme telles, trop sujettes à varier ; Tœuvre de plusieurs avait besoin , pour ne pas déchoir, d'être remise aux mains d'un seul. Ce seul homme, cette personnalité jalouse, active, opiniâtre, se rencontra dans Louis XI. S'il y a dans l'histoire des personnages qui paraissent mar- '. qués du sceau d'une mission providentielle, le fils de Charles YII fut un de ceux-là; il semble qu'il ait eu comme roi la conviction d'un devoir supérieur pour lui à tous les devoirs humains, d*un but où il devait marcher sans relâche , sans qu'il eût le temps de choisir la voie. Lui qui avait levé contre son père le drapeau des résistances aristocratiques, il se fit le gardien et le fauteur de tout ce que l'aristocratie haïssait; il y appliqua toutes les forces de son être , tout ce qu'il y avait en lui d'intelligence et de passion, de vertus et de vices. Son règne ftit un combat de chaque jour pour la cause de l'unité de pouvoir et la cause du nivellement social , combat soutenu à la manière des sauvages^ par l'astuce et par la cruauté, sans courtoisie et sans merci. De là vient le mélange d'intérêt et de répugnance qu'excite en nous ce caractère si étrangement original. Le despote Louis XI n'est pas de la race des tyrans égoïstes, mais de celle des novateurs impitoyables; avant nos révolutions, il était impossible de^. le bien comprendre. La condamnation qu'il mérite et dont il restera chargé, c'est le blâme que la conscience humaine inflige à la mémoire de ceux qui ont cru que tous les moyens sont bons pour imposer aux faits le joug des idées.
Ce roi qui affectait d'être roturier par le ton , Fhabit, les manières, qui s'entretenait familièrement avec toutes sortes de personnes, et voulait tout connaître, tout voir, tout faire par lui-même , a des traits de physionomie qu'on ne rencontre au même degré que dans les dictatures démocratiques*. En lui apparut, à sa plus haute puis-
f. Bntre totuoealz que fay Jamais eongnenz , le plus saige pour soy tirer d'ung mandais pu en temps d'adversité , c'estoil le roy Louis XI , nostre maSstre , le plus
bomble en paroles et en habits , naturellement amy des gens de moyen estât et
sance, l'esprit des classes roturières; il eut comme un pressentâment de notre civilisation moderne, il en devina toutes les tendances, et aspira vers elle sans s'inquiéter du possible, sans se demander si le le temps était venu. Aussi, dans le jugement qu'on porte sur lui, doit-on regarder à la fois ce qu'il fit et ce qu'il voulut faire, ses œuvres et ses projets. Il songeait à établir dans tout le royaume l'unité de coutume, de poids et de mesures; sur ce point et sur d'autres, il se proposait d'imiter l'admirable régime civil des repu* bliques italiennes.
^industrie, enfermée dans les corporations qui l'avaient fait renaître après la renaissance des villes, était toute municipale; il entreprit de la faire nationale ; il convoqua des négociants à son grand conseil, pour aviser avec eux aux moyens d'étendre et de faire prospérer le commerce; il ouvrit de nouveaux marchés et provoqua la fondation de nouvelles manufactures; il s'occupa des routes, des canaux, de la marine marchande, de l'exploitation des mines; il attira par des privilèges les entrepreneurs de travaux et les artisans étrangers, et, en môme temps, il tint sur pied des armées quatre fois plus nombreuses que par le passé, fit des armements maritimes , recula et fortifia les frontières, porta la puissance du royaume à un degré inouï jusqu'alors *. Mais ces germes de prospérité ne devaient
ennemy de tous grans qui se povoient {Muer de lui. Nul homme ne preftU Jamais tant l'oreille aux gens , ny ne s'enquist de tant de choses comme il faisoit. ( Hem. de Philippe de Commynes , édit de Mii« Dupont, 1 1, p. 88 et 84.) — 0e maintes menues choses de son royaulme il se mesloit et d'asseï dont il se fust bien passé; mais sa compiexion estoit telle, et ainsi vivoit (Ibid., t II, p. S73.)
I. Aussi désiroit fort que en ce royaulme Ton usast d'une coustume , d'un pois et d'une mesure , et que toutes ces coustumes fussent mises en françois dans ung beau livre. (Mém. de Philippe de Commynes, t. II, p. 909. ) — Vous sçavec bien le désir que j'ai de donner ordre au fait de la JusUce et de la police du royaume, et, pour ce faire, il est besoin d'avoir la manière et les coutumes des autres pays; Je vous prie que vous envoyez quérir devers vous le petit Fleurentin pour sçavoir les coutumes de Fleurence et de Venise, et le faites Jurer de tenir la chose secretle, afin qu'il vous le die mieux et qu'il le mette bien par écrit. (Lettre au sieur Dubouchage, Hist de Louis XI par Duclos, t. III, p. 449.) ^ Voyez l'ordonn. du mois de sept. 4471 sur les mines , et celle du mois d'avril 1483 sur le môme objet, rec. des Ordonu. des rois de France, t XVII,
DO TIERS ÉTAt. M
fractifier que dans Favenir; le présent était lourd et sombre; les impôts croissaient sans mesure; le prince qui semait pour le peuple et se faisait peuple fut impopulaire. Il fit beaucoup souflUr et souffrit beaucoup lui-même dans sa vie de travaux , de ruses , de craintes , d'expédients , de soucis continuels ^ La bourgeoisie, dont les privilèges municipaux étaient la seule chose ancienne qu'il ménageât, lui fut fidèle sans l'aimer. Ses grandes vues, ses pensées de bien public, les nouveautés qu'il méditait ne touchèrent que le petit nombre de ceux qui les apprirent de sa bouche et qui étaient capables de les juger. L*opinion du temps n'a rien aperçu de ces choses, mais en revanche elle a saisi au vif dans Louis XI le portrait de Thomme extérieur, cette figure railleuse et sinistre que la tradition conserve , et impose encore à rhbtoire.
p. 4U ; et t XIX, p. 105. — Les ordonnances de Louis Xt sont remarquables pa^ une grande vigueur de rédacUon ; Il est probable qu'il les dicta lui-même. — Mais ung bien avoit en lui nostre bon malstre : il ne mettoit rien en trésor, U prenoit tout et despendolt tout U feit de grans édifflces à la fortifflcation et deflense des villes et places de son royaulme, et plus que tous les aultres roys qui ont esté devant luy. (Mém. de PhUlppe de Commynes, t. II, p. 4M.)
4. Davantaige il sçavoit n'estre point aymé de grans personnalges de son royaulme, ne de beaucoup de menus : et si avoit plus chargé le peuple que jamais roy ne feit, combien qu'il eust bon vouloir de les descharger, comme j'ay dict ailleurs. (Mém. de Philippe de Commynes, t II, p. IM.) ~ Je croy que, si tous les bons Jours qu'il a eus en sa vie, esquels il a eu plus de joye et de plaisir que de travail et d'ennuy, estoient bien nombres , qu'il s'y en trouveroit bien vingt de peine et de travail contre ung de plaUir et d'ayse. (Ibid., p. S77.)
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