CHAPITRE VIII
LE rAIlLEitïrT S0U6 tous ïHtj ItC aiNlSTÈJlË M! EiltUEUBU, LA mO^M.
SosoîArftË : Importance tiouyelle du parlcraent. — Sa popUlariM j son iIltc^ Tpntjoïi ùam les fifiïiircs d'Étîil. -- Heintintrancf& du ï4 mai leil, «ûul^ viiiiïciit de la liautL^ ni)Lilr5iir, ^ MiiiisiJ'^io du cai*dÎJiîil de Richelieu, m p(>Ui\qm intérim are. — As^^imldei^ des notabk^s de 1C3G. — Démolition des ch;ile;iiix-fort3. —Ordonnance de jajivici^ ICî9. — Politique eïtéiieiin* de fliclielieu. ^ Impopularité du griiid mînislre, — Réaction du tiers rtai eontrf! la dirtalure uiiniatéiielli^. -^ Coalitïoti de la haute m.igistratufp, U Froûde. — Act^ politique déULn.>ré par Ikis quatre cours souvindiies-^Joar- Dec desl>anicades. — PpiiYcirdictiLtoiial du parieinmt. —Il fuit sti pa« avec la cour. — La Fronde dt^s princes^ son caraclèic— Triomphe du principe tîe la moaircbie sana limites. — Développements de l' esprit rrajiçïUs, — PiogrCs des lumières t^t de la politesse. — Influence de la bourgeoisie letirée.
Cl coinmence une nouvctio pliase de riiistoire du tiers ébit; le vide que laisse dans celle histoire la dis|;Mirition des états généraux se trouve rempli par les tentatives d inlcïvenlioii directe du parlement de Paris dans les affaires du royaume. Ce eorps judiciaire, appelé dans certains cas pat' la royauté à jouer un rôle poliliquej se prévalut, dés le xvi' siècle, de cet usage pour soutenir qu^il représentait les états, qu'il avait j en leur absence, le même pouvoir qu'eux'; et, quand Tissuti de leur dernière assemblée eut trompé toutes les espérances de réforme, Taltente publictiïe se tourna vers hii pour ite plus s'en détacher qu'au jour uù devait liiiir rancleu régime. Hecruté depuis plus
1. Le ptrleoiflul disait de tut-mËtii6 qull âtaU let itau généraux mt ptilt pità.
DU TIBRS ËTàT. 469
de trois siècles dans Télite des classes roturières, placé au premier rang des dignitaires du royaume, donnant l'exemple de rintégrité et de toutes les vertus civiques, honoré pour son patriotisme, son lustre^ ses richesses, son orgueil même, le |)arlement avait tout ce qu'il fallait pour attirer les sympathies et la confiance du ti^rs état. Sans examiner ri sed prétentions au rôle d'arbitre de la législation et de iiiodérateur du pouvoir royal étaient fondées sur de véritables titres*, ou Taimait pour son esprit de résistance âTambition des fovoris et des ministres , pour son hostilité perpétuelle contre la noblesse, pour son sèle h maintenir les traditions nationales, à garantir TÉtat de toute influence étrangère, et à conserver intactes les libertés de Téglise gallicane. On lui donnait les noms de corps auguste, de sénat auguste, de tutetv des rois, de père de l'État, et l'on regardait ses droits et son pouvoir comme aussi sacrés, aussi incontestables que les droits mêmes et le pouvoir de la couronne.
Ce qu'il y avait d*aristocratique dans Texistence faite aux cours de judicature par l'hérédité des charges, loin de diminuer leur crédit auprès des classes moyenne et inférieure de là nation, n'était aux yeux de celles-ci qu'une force de plus pour la défense des droits et des intérêts de tous. Cette puissance effective et permanente, transmise du père au fils, conservée intacte par Tesprlt de corps joint à Tesprit de famille, paraissait pour la cause des faibles et des opprimés une protection plus solide que les prérogatives incertaines et
I. DaDS les retnontrflncM à Louis XIII (I64K), le t»rleineftt se vanU^ de tenir la pisee dli eùtisell tfei princeé et barons, qui dé tonte anblenhêîé ëio^ent prés de la persome des rois, voire avec t*ètat, et il ajoute : « Pour marque de ce, 1« princes et « pairs de France y ont toujours eu séance et voix dôlibératiTC, et aussi y biit été Téri- « fiés les lois, ordonnances et édits, créations d'offices, traités de paix et autres plus « importantes atTaires du royaume et dont lettres patentes lui sont cnroyécs pour, pn « toute liberté, les mettre en délibération, en examiner le mérite, y apporter modlQk caUon raisonnable, toire même que ce qui est accordé par nos états généraux doit « être tériOé en totre cour, où est le lieu de rotre trône royal et le lit de TOtre Justice « souveraine. • {Des états gùtéraux, ele., t. IVII, II« partie» p. 142.)
temporaires des états génératoc. En réalité, Tesprit politique des compagnies judiciaires était moins large et moins désintéressé que celui dont se montraient animés, dans Texercice de leurs pouvoirs , les représentants élus du tiers état*. Si le parlement tenait de ces derniers sous de certains rapports, il en différait sous d'autres; son opposition la plus courageuse était parfois égoïste, il avait quelquesuns des vices de la noblesse ^ laquelle il confinait. Hais^ malgré ses travers et ses faiblesses, ceux qui souffraient des abus ne se lassaient point de croire à lui et de compter sur lui. Il semble qu'au fond des consciences populaires une voix se flt entendre qui disait : Ce sont nos gens, ils ne sauraient vouloir que le bien du peuple.
Les faits restèrent, dans toqte occasion, fort au-dessous des espérances, et il n'en pouvait être autrement. Si les cours souveraines avaient le mérite de parler haut, leur parole manquait de sanction. Instituées par les rois pour administrer la justice, elles n'avaient pas même l'ombre de ce mandat natibnal qui, donné ou présumé, confère, dans telle ou telle mesure, le droit d'agir contre la volonté du monarque. Dès que venait le moment de faire succéder l'action aux remontrances, d'opposer des moyens de contrainte à l'obstina*
4. On en vit un exemple en 1615 à propos du droit annuel d'où provenait rhérédilé dc8 charges. La chambre du tiers état en avait demandé rabolition, quoique la plupart de ses membres fussent officiers de judicaturet Le parlement, dès que les cahiers eurent été remis au roi, s'assembla pour protester contre cette réforme, et pour dénoncer en mGme temps les abus de l'administration , faisant ainsi un mélange bixarre de l'intérêt public et de son intérêt particulier. • Le lundi neuvième Jour du dit mois
• de mars, il y eut un grand contraste dans le parlement pour raison de la paulette et « de plusieurs autres allkires d'importance auxquelles ce grand et auguste corps vout loit pourvoir Ils firent réponse qu'ils venoicnt prendre leurs places pour aviser
• oux affaires, non pas pour le seul su^et do la paulette, mais du royaume, qui éloit t régi et gouverné à la volonté do deux ou trois ministres d'état qui bouleversoient « les règles et loix de la monarciiie Les voici donc aux opinions, qui ne regardent
• plus particulièrement le bien universel de l'État (comme ce qui s'étoit dit le Jour
• précédent sembloit le promettre) i les plus zélés alloient au bleu publie, les autres
• portoient leurs coups et leurs flèches au seul intérêt parUculler des officiers, pour em-
• pêciicr l'extincUon du droit annuel, sous la foi duquel plusieurs s'étoient flattés t d'êlrc dedans les charges, comme dans un bien héréditaire et patrimonial.» (BelaUou de Flor. Rapine, II1« parUe, p. 130, 131 et 187.)
tion du pouvoir^ le parlement se trouyait sans titre et sans force; il devait s'arrêter ou recourir à des auxiliaires plus puissants que lui, aux princes du sang, aux factieux de la cour, à Taristocratie mécontente. Quand il avait refusé au nom de Tintérét public Tenregistrement d'un édit ou la suppression d'un arrêt, et conservé une attitude libre et fière malgré Fexil ou Femprisonnement de ses membres, son rôle était fini, à moins qu'il n'eût fait alliance avec des ambitions étrangères à la cause du peuple et au bien du royaume. Ainsi les plus solennelles manifestations de patriotisme et d'indépendance n'aboutissaient qu'à des procédures sans issue, ou à la guerre civile pourTintérêt et les passions des grands. De nobles commencements et des suites mesquines ou détestables , le courage civique réduit , par le sentiment de son impuissance, à se mettre au service des intrigues et des factions nobiliaires, telle est, en sonune , Fhistoire des tentatives politiques du parlement. La première de toutes, qui fut, sinon la plus éclatante, au moins une des plus hardies, présenta ce caractère qu'on retrouve sur une plus grande échelle et avec de nombreuses complications dans les événements de la Fronde.
Le 28 mars 4615, quatre jours après la dissolution des états généraux, le parlement, toutes les chambres assemblées, rendit un arrêt qui invitait les princes, ducs, pairs et officiers de la couronne, ayant séance eu voix déliàërative en la cour, à s'y rendre , pour aviser sur les choses qui seraient proposées pour le service du roi, le bien de l'État et le soulagement du peuple. Cette convocation faite sans commandement royal était un acte inouï jusqu'alors ; elle excita dans le public une grande attente , l'espérance de voir s'exécuter par les compagnies souveraines ce qu'on s'était vainement promis de la réunion des états*. Le conseil du roi s'en émut comme d'une nou-
4. HeMieun da parlement se rasBemblèrent pour oonUnuer le reste de leur opinion, tfln d'arrêter quelque chose sur ce qui étott à faire et mis en délibération entre eui. Toute la France avoit les yeux arrêtés sur ce grand aréopage, et étoit aux écoutes pour apprendre avec applaudiasement ce que produiroit le conclave du premier sénat de
veauté menaçante, et , cassant ranrèt du parlement par un contre» airèty il lui défendit de passer outre, et, aux princes et pairs, de se rendre à son invitation. Le parlement obéit ^ mais aussitôt il se mit en devoir de rédiger des remontrances; un nouvel arrêt du conseil lui ordonna de s^arréter; cette fois il n'obéit point et continua la rédaction commencée. Les remontrances prêtes, le parlement demanda audience pour qu'elles fussent lues devant le roi , et sa ténacité, soutenue par Fopinion publique, intimida les ministres; durant près d'un mois ils négocièrent pour que cette lecture n'eût pas lieu; mais le parlement fut inébranlable, et sa persévérance remporta. Le 92 mai, il eut audience au Louvre , et fit entendre au roi, en consefl, ces remontrances, dont voici quelques passages :
a Sire, cette assemblée des grands de votre royaume n'a été proa posée en votre cour de parlement que sous le bon plaisir de Votre a Majesté, pour lui représenter au vrai, par Tavis de ceux qui en « doivent avoir le plus de connoissance, le désordre qui s'augmente a et multiplie de jour en jour, étant du devoir des officiers de votre «couronne, en telles occasions, vous toucher le mal, afin d'en a atteindre le remède par le moyen de votre prudence et autorité « royale , ce qui n'est, Sire, ni sans exemple ni sans raison.... Ceux « qui veulent aifoiblir et déprimer l'autorité de cette compagnie s'efa forcent de lui ôter la liberté que vos prédécesseurs lui avoient a perpétuellement accordée de vous remontrer fidèlement ce qu'elle a jugeroit utile pour le bien de votre État. Nous osons dire à Votre
rBurope , en un temfMBi désespéré et oorrompn auquel on eroyolt qn'fl •uppléeroft an défaut de la foiblesse et pusillanimité des états qui n'avoient parlé que par truchement et par Tordre et suivant la volonté de ceux qui n'avoient désiré des députés que l'approbation et confirmation de ce qui avoit été géré et manié dans l'État depuis la
mort du défunt roi Je prie Dieu qu'il illumine leurs entendements des rayons de
son Saint-Esprit, enflamme et renforce leurs courages pour faire produire plus de bien au pauvre peuple que les états n'ont pas fait, (BelaUon de Fior. Rapine» III* partie, p. 441 et 143.) Ces paroles, écrites à propos d'une assemblée de toutes les chambres antérieure au M mars, sont & plus forte raison applicables à la décision de ce
c Majesté que c'est un mauvais conseil qu'on lui donne de commeo- « cer Tannée de sa majorité par tant de commandements de puisa sance absolue , et de l'accoutumer à des actions dont les bons c rois comme vous , Sire y n'usent jamais que fort rarement*. »
Après avoir présenté à sa manière les faits de son histoire , dit qu'il tenait la place du conseil des grands barons de France, et qu'à ce titre il était de tout temps intervenu dans les a£Eaires publiques, le parlement proposait un cahier de réformes à l'instar de ceux des états généraux. Il demandait au roi de reprendre à Tintérieur et à rextérieur les errements politiques de son père, d'entretenir les mêmes alliances et de pratiquer les mêmes règles de gouvernement, de pourvoir à ce que sa souveraineté fût garantie contre les doctrines ultramontaines , et à ce que l'intérêt étranger né s'insinuât par aucune voie dans la gestion des affaires d'État. Il passait en revue tous les désordres de l'administration : la ruine des finances , les prodigalités, les dons excessifs et les pensions défaveur, les entraves mises à la justice par la cour et la haute noblesse, la connivence des officiers royaux avec les traitants, et l'avidité insatiable des mi« nîstres. Il montrait en perspective le soulèvement du peuple réduit au désespoir, et concluait par ces mots d'une fierté calme : a Sire, c nous supplions très-humblement Votre Majesté de nous permettre a l'exécution si nécessaire de l'arrêt du mois de mars dernier.... Et a au cas que ces remontrances , par les mauvais conseils et artifices c de ceux qui y sont intéressés, ne puissent avoir lieu et l'arrêt être c exécuté. Votre Majesté trouvera bon, s'il lui plaît , que les officiers c de son parlement fassent cette protestation solennelle , que , pour c la déchaj^ de leurs consciences envers Dieu et les hommes, pour aie bien de votre service et la conservation de l'État, ils seront c obligés de nommer ci-après en toute liberté les auteurs de tous ces c désordres , et faire voir au public leurs déportements '. »
I. Des étaU généraux, etc., t XYII, S* partie, p. UI-1M. t. Ibid.,p. nsetsui?.
46i ESSAI SUR L'HISTOIRE
Le lendetnaiD , 23 mai, un arrêt du conseil ordonna de biffer ces remontrances des registres du parlement , et défendit à la compagnie de s'entremettre des affaires d'État sans Tordre du roi. Le parlement demanda une nouvelle audience , elle lui fut refusée , et des ordres réitérés lui enjoignirent d'exécuter l'arrêt du conseil. Il résista, employant avec art tous les moyens dilatoires que sa procédure lui fournissait; mais, tandis qu'il soutenait pied à pied la lutte légale, ceux qu'il avait convoqués à ses délibérations quittaient Paris et préparaient tout pour une prise d'armes. Le prince de Condé, le duc de Vendôme , les ducs de Bouillon , de Mayenne , de Longueville et d'auti*es grands seigneurs soulevèrent les provinces dont ils avaient le gouvernement, publièrent un manifeste contre la cour^ et levèrent des soldats au nom du jeune roi , violenté , disaient-ils , par ses ministres. Profitant des inquiétudes causées par les complaisances du gouvernement pour la cour de Rome , et par ses liaisons avec FEspagne^ ils entraînèrent dans leur parti les chefs des calvinistes*, et la cause de la religion réformée , une fois associée à celle de la rébellion aristocratique, resta compromise par cette alliance. Ainsi commença pour les protestants la série de fautes et de malheurs qui, terminée par la révolte et le siège de la Rochelle, leur fit perdre successivement toutes les garanties politiques et militaires dont les avait dotés redit de Nantes^.
I. Les ducs do Bohan, de Soubise et de la Trémouille, et même le duc de Sully.
f Voulant donner tout le contentement qu'il lui est possible à ses sujefs delà
religion prétendue réformée, sur les demandes et requêtes qui lui ont été faites de leur part, pour ce qu'ils ont esUmé leur être nécessaire, tant pour la liberté de leurs
consciences que pour rassorance de leurs personnes, fortunes et biens, Sadlle
Majesté, outre ce qui est contenu en Tédit qu'elle a nouvellement résolu , leur a
accordé et promis que toutes les places, villes et châteaux qu'ils tenoient jusqu'à la fin du mois d'août dernier esquelies y aura garnisons, par l'état qui en sera dressé et signé par sa Majesté, demeureront en leur garde sous l'autorité et obéissance de Sadite Majesté, par l'espace de huit ans, à compter du jour de la publication dudit édit. Et pour les autres qu'ils tiennent, où il n'y aura point de (larnisons, n'y sera point altéré
ni innové Et ce terme desdites huit années expiré, combien que Sa Majesté soit
quitte de la promesse pour le regard desdites villes, et eux obligés de les lui remettre, toutefois elle leur a encore accordé et promis que si esdltes villes elle conUnue après
La guerre civile^ dont les remontrances du parlement étaient le prétexte^ se termina sans autre fût d'armes que des marches de troupes^ et de grands pillages commis par les soldats des princes révoltés. Dans le traité de paix conclu à Loudun ' et publié sous la forme d'un édit, il fut statué que l'arrêt de suppression des remontrances demeurerait sans effets que les droits des cours souveraines seraient fixés par un accord entre le conseil du roi et le parlement^ que le roi répondrait sous trois mois aux cahiers des états généraux^ et dans le même délai au fameux article du tiers état sur Tindépendance de la couronne '. Mais toutes ces stipulations d'intérêt public restèrent en paroles, il n'y eut d'exécuté que les clauses secrètes qui accordaient aux chefs de la révolte des places de sûreté, des honneurs et six millions à partager entre eux. Ainsi satisfaits, les mécontents se réconcilièrent avec leurs ennemis de la cour, et les choses reprirent le même train de désordre et d'anarchie qu'auparavant. Le pouvoir divisé et annulé par les cabales qui se le disputaient; une sorte de complot pour ramener la France en arrière au delà du règne de Henri IV; des tentatives qui faisaient dire aux uns avec une joie folle , aux autres avec une profonde affliction , que le temps des rois était passé et que celui des grands était venu ',1a menace toujours présente d'une dissolution administrative et d'im démembrement du royaume par les intrigues des ambitieux unies- à celles de l'étranger: voilà le spectacle qu'ofirit, au milieu de ses variations, le gouvernement de Louis XIII, jusqu'au jour où un homme d'État marqué dans les destinées de la France pour reprendre et achever l'œuvre politique de Henri le Grand,
ledit temps d'y tenir Rarnisont ou y laisser un gouverneur pour c ommander, qu'elle n*en dépossédera point celui qui s'en trouvera pourvu pour y en mettre un autre. (ArUcles annexés à l'édit de Nantes, Dnmont, Corpi diplomatique, t V, |n partie, p. 8S7 et 5S8.)