‹ Essai sur lh́istoire de la formation et des progrès du Tiers État: suivi de deux fragments du (volume 2)Chapitre 57 sur 124 · HISTOIRE DU TIERS ÉTAT · texte numérisé non relu

HISTOIRE DU TIERS ÉTAT

à-dire pendant qaannte-deox ans, fl n'y eut pas l'ombre d'une remontrance de la cour, fous les nonveanx édits forent insérés dans ses registres et ainsi rendus exécutoires sans discussion et sans délai*.

Mais ce silence n'éteignit pas la vie politique du parlement , qui ressaisit , d'une manière éclatante, sa liberté et son pouvoir le lendemain de la mort du grand roi. Il cassa le testament de Louis XfV, comme soixante et onze ans auparavant il avait cassé celui de Louis Xin*. Il reprit, et conserva depuis lors, ce nom vénéré de cour souveraine qui semblait lui donner droit à une part de la souveraineté*. Son intervention dans les affaires d*État fut plus que jamais fréquente et obstinée. Il devint agressif et usurpateur contre la royauté affaiblie , et Topinion publique le suivit dans cette carrière aventureuse, s'attacbant à lui par l'excès même de ses prétentions et de son orgueil. Demeuré, de toutes les institutions anciennes, la seule que le xviii* siècle n*eùt pas dépouillée de force et de popularité, il fut la chaîne légale qui, à travers les états généraux dont il provoqua la dernière convocation , conduisit au nouvel ordre de choses dans lequel il disparut lui-même.

I. Voyei d'Aguenean, œuvres eompUteâ , loc dU » L'eoregisiranent d'une loi était ceiué parfait lorsque Toriginal , scellé du grand iceau , avait élé la devant toutes les chambres réunies et eopié en minute par le greffler du parlement. Cette copie sur feuilles de papier timbré était l'acte authentique déposé parmi ce qu'on nommait les minutes de la cour; la transcrtpUon ultérieure sur les registres en parchemin pouvait être différée à volonté.

% Voyez rir{#io<re de France de M. Henri Martin , t. XIII, p. 300, ei t XVII, p. 143.

S. Il fallolt par mille raisons..... diminuer l'autorité excessive des principales compagnies qui, sous prétexte que leurs jugements étoient sans appd, et, romme on parle, souverains et en dernier ressort , ayant pris peu à peu le nom de cours souveraines, se regardoient comme autant de souverainetés séparées et indépendantes. Jeflsconnottrequeje ne souCTk'irois plus leurs entreprises. [CEuvreê de Louis lit, tl,p.46.)

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