‹ Essai sur lh́istoire de la formation et des progrès du Tiers État: suivi de deux fragments duChapitre 14 sur 64 · Rex ex deambuialorio ambiente curiam sancti Pauli cum · texte numérisé non relu

Rex ex deambuialorio ambiente curiam sancti Pauli cum

82 ESSAI SUR L'HtSTOIBE

La cour était divisée et le foi incapable de rien comprendre et de rien vouloir; le prince , qui régnait alors sous son nom , croyait mener le peuple à ses fins et se trouvait mené par lui. On céda , et les deux corps qui se portaient comme représentants de Topinion publique, T Université et la ville, furent autorisés à présenter un plan de réforme administrative et judiciaire. Des commissaires dont le nom est resté inconnu se mirent à l'œuvre et obtinrent que toutes les anciennes ordonnances conservées dans les archives leur fussent livrées en examen*. Ils en firent la base de leur travail

aularégfa tante capacitàtis non csset quod poBsetacceâéntibus locum dare, venerartdam Universitatem et cives parisienBeà àudire ètatuit et quid in BupradicUs sentirent. Id perorandum suaceperat in sacra pagina professer eximius, magister Benedictus Gencien. (Chron. du religieux de Saint-Denis, t. IVt p. 788.) — Âb octo et Tiglhti annis et citra opes régie per dispensatores prodigos ftierunt magis cotisumpte quam in aliquo alio regno mundi, et boc, judieio Universitatis et burgensium parisiensium. (Ibid., p. 780.)— Flnem oblati roluli lector tangens : « Régie, inquit, allitudini humilis Testra parisiensis filia

« Universitas et in cunctis obedientes vestri cives , predictos vobis

« exposûerunt excessus quos et alias lacius declarabuht. » (tbid., p. 766.) — Qttidquidleclura rotuli conUnbbat, cum innumnierabili plein» cives provinciarum regni, qui tune présentes aderant, gratum habueruni (Ibid., p. 768.)

I. GratamprovisionemliabuerunttJniTersitas etburgenses et obtU nuerunt a dUceut slatuerentur qui, ad utilitatera regni » exeesaué. quos protulerant reformarent. (Chron. du religieux de Saint-Denis, t. V, p. 4.) — Ceux du conseil des dessusdits firent chercher et quérir è» chambres des comptes et du trésor et au Ghastellet toutes les ordonnances royaux anciennes. (Hist. de Charles Vf, par Juvénal des Ursins, Mémoires, etc., t. II, p. 483.)

d*épuration et de réorganisation; mais, pendant que ce travail se poursuivait, de vives résistances s'annoncèrent de la pai't de ceux qui entouraient la reine et Théritier du trône. Un complot fut ourdi contre h sûreté de la ville, et Tindignation populaire s'anima au plus haut degrés il y eut une prisse d'année tumultueuse, et la bastille Saint-Antoine, cette citadelle de la royauté dans Paris, commencée sous Charles V et rasée sous Louis XVI, fut investie par le peuple comme au 14 juillet 178d^

Une capitulation susq[>endit Fémeute; wm bientôt de nouveaux signes de mauvais vouloir à la cour amenèrent de nouvelles prises d'anges du parti cabochien. Des attroupements redoutables, dont les chefs et les orateurs étaient le médecin Jean de Troyes et Ëustache de Pavilly docteur en théologie , envahirent tantôt le palais du roi, tantôt Thôtel du dauphin, faisant suivre les harangues politiques de violences centime les personnes , d.'arrestations d^ seigneurs et même de damei^ que le peuple haïssait. Enûn , le 25 mai 14^3, tes réso^ lutions des nouveaux réformateurs , rédigées, comme celles des élats de 1356, sous la forme d'une ordonnance royale , furent lues devant le roi en son Ut

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