‹ Essai sur lh́istoire de la formation et des progrès du Tiers État: suivi de deux fragments duChapitre 16 sur 64 · I. Histoire de France par M. Michelet* t. IV, p · texte numérisé non relu

I. Histoire de France par M. Michelet* t. IV, p

a. LeUre dea prévost des marciiands, eschevins, bourgeois, manana et babitans de la ville de Paris aux maires , escheviAs , bourgeois, mauaua et habitana de la ville de Noy on (3 mai Ui a). Archive» do

DU TiEhS ÉTAT. 87

de nofotes paroles dignes d'annoncer la grande charte de réforaie j œuv» commune du corps de ville et de rUniv^sité; mais, cette loi administrative de la vieille France, il se trouva des hommes pour la concevoir, il ne s'en trouva point pour Texécuter et la maintenir; Les gens sages et rompus aux affinités n'avaient alors ni volonté ni énergiie politique. Us se tinrent à Téèart, et l'action resta aux exaltés et aux turbulents^ aux bouchers et à leurs alliés. Ceux-ci précipitèrent par deis excès intolérables une réaction qui amena leUr chute , leur baimissemeut et l'abandon des réformes obtenues à si grande peine; trois mois après sa promulgation, l'ordonnancé du 25 mai fut annulée'.

. Ainsi des hommes du tiers état, portés par «ne brise révolutionnaire à s'investir eux-mêmes du pouvoir constituant , eurent au commehcement du xv« siècle la pensée de refondre d'un seul jet l'administration

Thôtel de ville de Moyen. — Selon toute probabilité, cette lettre était une circulaire.

• 1. HUtoire de Charles VI , par JUvSnal deà trëinft» Siétnoiries, ete., t. II , p 485 et suiv. — Et aussi caasa , annula» abolit, révoqua et du tout meit à néant et comme nulles déclara certaines escrilurcs qui par manière d'ordonnances avoient nàguères esté faictes par aucuns commissaires, tant clievaliers qu'escuiers, confesseurs et àUmOsnier du roy et deux des conseillers de céans, au pourchas d'aucuns de rUniversité et de la ville de Paris , et lesquelles, par grande imt)rëssion tant de gens d'armes de cette Aille qu'autrement, avoient esté publiées en may dernier.) Extrait des registres du parlement, rec;. des Ordonn. des rois de France, t. X, p. 440^ note.) —Ordonnance du 5 septembre MIS, ibid., p. 170. .

du royaume y de lui donner des principes fixes , une base rationnelle et des procédés uniformes. Si le plan qu'ils rédigèrent ne fut pas même essayé, il resta comme un monument de sagesse politique , où se montre d'une manière éclatante l'espèce de solidarité qui liait dans une même cause toutes les classes de la roture. Les commissaires délégués par la ville et l'Université de Paris ont fait ce qu'aux états généraux firent les députés du corps entier de la bourgeoisie ; ils se sont occupés de la population des campagnes, ils ont pris à son égard des mesures qui témoignent à la fois de leur sympathie pour elle et des progrès survenus dans son état depuis la fin du xh<> siècle.

Depuis lors, en effet, l'affranchissement collectif des paysans par villages et par seigneuries avait toujours gagné en fréquence et en étendue. Une sorte d'émulation se déclarait sur ce point entre les propriétaires de serfs, et le mobile en était double. D'une part le sentiment du droit naturel s'ajoutant au sentiment chrétien, de l'autre, l'intérêt personnel plus éclairé conseillaient la même chose, et parfois le style des chartes présentait l'alliance bizarre de ces deux motifs d'ac-^ tion*. Parmi les villages afiranchis en foule dans le

I. Je r conBidérans et regardans être piteuse chose et convenable de ramener en liberté. et franchise les hommes et femmes qui de leur première créacion furent créez et formez francs par le créafor dou monde; considérans aussin en ceste partie le profût évident de moy et de mes hoirs... (Charte donnée aux habitants du village de Per-

xm« et le xiv* siècle, beaucoup prirent de nouveaux noms exprimant leur état de liberté civile , et tous ou presque tous obtinrent une forme plus ou moins complète de régime municipal. Ce régime, en s'appliquant aux campagnes , y propagea le nom de Commune, qui ser\'ait à le désigner dans les villes du centre et du nord, et de là vint le mouvement de déviation quia fait perdre à ce mot son premier sens si restreint et si énergique ^ Quelque grande qu'ait été , dans le cours des xni« et xiv» siècles , la multiplication des communes rurales , elle n'amena point pour les classes agricoles cette unité d'état civil qui existait pour la bourgeoisie d'un bout à l'autre du royaume; la condition des paysans, résultat de transactions de tout genre sur des droits réels

russes par Guy, sire de Clermonf , 1383, rcc. des Ordonn. des rois de France, t. YU, p. 83). — Lesquelles pei-sonnes, en alant demeurer hors de nostre dicte terre en certains lieux, se affranchissent sans notre congié... et pour hayne d'icelle servitude, plusieurs personnes délaissent à detnourer en nostre dicte ferre, et par ce est et demeure icelle terre en grand partie non cultivée, non labourée et en rien, pourquoy nostre dicte terre est grandement mains valable... ( Charte donnée aux habitants de Goucy par Enguerrand, sire de Goucy, 4368, rec. des Ordonn. des rois de France, t. Y, p. 154). — Gonsidérans... les courtoisies, bontés et aggréables services que li dit babitan et leur ancesseur ont fait, ou temps passé, à nous et à nos prédécesseurs, pour l'amendement dudit territoire, et en récompensacion des choses dessus dictes , pour le remède des âmes de nous et de nos ancesseurs, et pour la somme de... que nous avons eue et reçue des habitans de nostre dicte jusUce de Joigny... (Charte donnée aux habiUnts de ioigny par Jehans, comte de Joigny, 1324, ibid., p. 379). 4 Yoyez plus haut, p. 35, S6 et suir..

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ou personnels , resta inégale suivant les lieux et dîvei^ fiifiée à Tinfini.

Et pourtant^ cette masse d'affranchis encore attachés au domaine paf quelque lien et tout au moins soumis à îa juridiction seigneuriale, cette population qui ne relevait point immédiàteihent dé la puissance publique pou-* vait.déjà compter parmi les forces vives de la nation; elle était comme un corps de réserve imbu de Fesprit patriotique, et capable d'un élarl sjmntané de vigueut et de dévouement. C'est ce qu'on vit, lorsque la défaite d'AÉincourt, plus funeste que celle de Poitiers, eut ametté pour la France une série de revers, où la noblesse, la bourgeoisie, la royauté elle-même, ne surent que reculer pas à pas jusqu'à la honte d'un traité qui léguait la couronne et livrait le pays à un prince étranger*. Paris, dans utt accès de faiblesse et d'égarement, avait ouvert ses portes et fêté le triomphe des Anglais ; le royaume était conquis jusqu'à la Loire, où Orléans^ dernier boulevard des provinces encore libres, soutenait contre l'armée d'invasion une lutte désespérée , qui semblait être le dernier souffle de l'énergie nationale. On sait quel secours presque miraculeux vint alors à cette ville et ali royaume, ce que fut Jeanne d'Arc, ce qu'elle fit, et comment, par elle et à son exemple, une émotion de pitié et de colère, l^amour

I. Le traité de Troie?, coDclti en 1490 avee Henri Vroi dUngleteite.

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dô lâ cortmiiine patrie , la volonté de s'unir tous et de tout souffrir pour la sauver, remonta dos derniers railgs populaires dans les hautes classes de la nation.

Du long et pénible travail dé la délivrance nationale sortit un règne dont les principaux conseillers furent des bourgeois, et le petit-fils de Charles V teprlt et développa les traditions d'ordre , de régularité, d'unité, qu'avait créées le sage gouvernement de son aïeul. Charles VII , roi faible et indolent par nature , occupe une grande place dans notre histoire , moins par ce qu'il fit de lui-même que par ce qui se fit sous son nom; son mérite fllt d*accepter Tinfluence et de suivre la direction des esprits les mieux inspirés en courage et en raison. Des âmes et des intelligences d'élite vinrent à lui et travaillèrent pour lui, dans lâ guerre avec toutes les forces de l'instinct patriotique, dans la paix avec toutes les lumières de l'opinion nationale. Un fait déjà remarqué et très-digne de l'être , c'est que cette opinion eut pour représentants et le roi pour ministres des hommes sortis des classes moyennes de la société d'alors , la petite noblesse et la haute bourgeoisie. Au-dessus de tous leurs noms dominent les noms roturiers de Jacques Cœur et de Jean Bureau, l'un formé à la science de l'homme d'État par la pratique du commerce, l'autre qui cessa d'être hemme de robe pour devenir, sans préparation > grand maître de l'artillerie, et faire le premier, de cette

arme encore nouvelle , un emploi habile et métho^ dique \

L'esprit de réforme et de progrès qui, en 1413 , avait brillé un instant et n'avait pu rien fonder, parce qu'un parti extrême en était Forgane, reparut, et modela sur un plan nouveau toute Tadministration du royaume, les finances, Tarmée, la justice et la police générale ^ Les ordonnances rendues sur ces différents points eurent leur plein effet , et elles se distinguent, non comme les précédentes par une ampleur un peu confuse, mais par quelque chose de précis, de net, d'impérieux, signe d'un talent pratique et d'une volonté sûre d'elle-même parce qu'elle a le pouvoir. La question de Timpôt per-

f . Les deux grandes ordonnances de 4443 et de 4454 qui fondèrent fur des principes rationnels et des règles fixes la comptabilité du trésor sont attribuées à Jacques Cœur.— Deux frères Bureau siégeaient dans le conseil de Charles VU; ses autres conseillers bourgeois furent Jean Jouvenel ou Juvénal, Guillaume Cousinot, Jean Babateau, Etienne Chevalier et Jean Leboursier.

S. Voyez l'ordonnance du a novembre 4439 pour la réformation de l'état militaire, celle du 25 septembre 4443 sur le gouvernement des finances , celle du 10 février 4444 sur le même sujet , celle du 49 juin 4445 sur la Juridiction des élus, celle du 36 novembre 4447 sur la comptabilité du trésor , celle du 28 avril 4448 sur les francs archers, celle du 47 avril 4453 pour la réformation de la justice, celles du 24 Janvier et du i avril 1459 sur la reddIUon des comptes et l'assiette des tailles, celle du 48 septembre 4460 sur la procédure devant les conseillers des aides et celle du mois de décembre 4460 sur la juridiction de la chambre des comptes. Recueil des Ordonn. des rois de France, t. XIII, p. 806, ibid., p. 372, ibid., p. 444, ibid., p. 428, ibid., P W« ; t. XIV, p. 4, Ibid., p. 284, ibid., p. 482 et p. 484, ibid., p. 496» ibid., p. 510.

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manent et des taxes mises sans Toctroi des états fit alors un pas décisif; après quelques alternatives , elle fut tranchée parla nécessité, et, à ce prix, le royaume eut pour la première fois des forces régulières. Les milices des villes, organisées jadis hors de la dépendance et de l'action de la royauté, vinrent se fondre dans une armée royale et en même temps nationale. Il y eut, pour la partie privilégiée du tiers état, diminution de droits politiques ; mais la forme de la monarchie moderne , de ce gouvernement destiné dans l'avenir, à être à la fois un et libre, était trouvée ; ses institutions fondamentales existaient; il ne s'agissait plus que de le maintenir^ de retendre et de l'enraciner dans les mœurs.

Le règne de Charles VU fut une époque d'élan national; ce qu'il produisit de grand et de nouveau ne venait pas de Faction personnelle du prince, mais d'une sorte d'inspiration publique d'où sortirent alors en toutes choses , le mouvement, les idées, le conseil. De semblables moments sont toujours beaux, mais leur propre est de durer peu; Teffort commun ne se soutient pas, la fatigue et le désaccord surviennent, et bientôt la réaction commence. Les mêmes forces qui avaient fondé le nouvel ordre administratif n'auraient pas su le maintenir intact; elles étaient collectives, et comme telles, trop sujettes à varier; l'œuvre de plusieurs avait besoin , pour ne pas déchoir , d'être

94 ESSAI SUR t.fliSTOIHE

remise aux nieins d'un seul. Ce fi(eul homme ^ cette personnalité jalouse , active, q^ioiâtre^ se reacontra dans Louis XL S'il y a dsu)s l'hist<rire des personnages qui paraissent marqués du sceau d'une mission provi^ dentielle, le fils de Charies VU fut un de ceux-là; il semble qu'il ait eu comme roi la conviction d'un devcHr supérieur pour lui à tous les devoirs humains ^ d'un but où il devait mîu*Cher sans relâche» sans qu'il eût le temps de cboirir la voie. Lui qui avait levé contre son père le drapeau des résistances aristocratiques ^ il se fit le gardien et le fauteur de tout ce cpie Taristocratie haïssait; il y îEippIiqua toutes les forces de son être, tout ce qu'il y avait en lui d'intelligence et de passion^ de vertus et de vices. Son règne fut un combat de chaque jour pour la cause de l'unité de pouvoir et la cause du nivellement social ^ combat soutenu à la manière des sauvages^ par l'astuce et par la c^uauté^ sans courtoisie et sans merci. De là vient le mélange d'inté* rét et de répugnance qu'excite en nous ce caractère si étrangement original* Le despote Louis XI n'est pas de la race des tyrans égoïstes, mais de celle des novateurs impitoyables; avant nos révolutions , il était impossible de le bien comprendre. La condamnation qu'il mérite et dont il restera chargé , c'est le blâme que la conscience humaine inflige à la mémoire de ceux qui ont cru que tous les moyens sont bons pour imposer aux faits le joug des idées.

DO TIERS ÉTAT. aS

Ce roi qui affectait d'élre roturier par le ton , Tbabît, les manières, qui s'entretenait familièrement avec tontes sortes de personnes, et voulait tout connaîtra toot voir, toiit foire {>ar lui-même , a des traits de phy dioiKH mie qu'oa ne renecHitre aâ même degré qoe dans les diolaturee dâaaocriitiqtfe»^ En tui apparut^ àsapkia kaute puissance, Te^rit des classes roturières; il eut eomme un pressentiment de noire eivifisatioii moderne^ 3 en devina XoxùièBt les tendances^ et aspira ver& dto sans sMnquiéter do possible, sans se demander si le temps était venu. Aussi , dans le jugement qu'on pôrle sur lui , doit-on regarder à la fois ce qu'il fit et ce qu'il voulut faire, ses oeuvres et ses {projets. Il songeait à établir dans tout le royaume l'unité de coutume, de poids e4 de noesures; sw ce p(Hnt et sur d- autres, il se proposait d'imiter l'admirable régime civil des republiques italieimes.

L*iiiduslrie, enfermée dans les corporations qui Pavaient fait renaître après la renaissance des villes,

I. Entre iouBoeiAiL qoefay janwfo eong&ei», h» pin» iaâg^ iMKir sey Viper d'img Hiautaw pas en temps d'adversUé, e'eBtoit fe roy Louis XI , nosIreRiiUstre, le plus bfumble en paroles et en haJ»iU...,> natureMement amy des gens de moyen estai et ennemy de toi» grans qui se povoient passer de lui. Nul homuie ne presia jamais tant rorei41e aux gens , ny ne s'enquist de tant de ^oses comme it înisoit. ÇMém. de Philippe de Gomn>7nes, édit de M^» Dupont, 1. 1^ p. 83 et 84.) — De maintes menues choses de son royaulme i^se mes^ loît et d'assez dont il se fust bien passé ; mais sa complexion estoit telle, et a^nsi vivoit. ( Ibid , t. Il, p. 273.)

était toute municipale; il entreprit de la faire nationale; il convoqua des négociants à son grand conseil , pour aviser avec eux aux moyens d'étendre et de faire prospérer le conunerce ; il ouvrit de nouveaux marchés et provoqua la fondation de nouvelles manufactures; il s'occupa des routes, des canaux , de la marine marchande, de l'exploitation des mines; il attira par des privilèges les entrepreneurs de travaux et les artisans étrangers, et, en môme temps, il tint sur pied des armées quatre fois plus nombreuses que par le passée fit des armements maritimes , recula et fortifia les fi*on-' tières, porta la puissance du royaume à un degré inouï jusqu'alors * . Mais ces germes de prospérité ne devaient

1. Aussi désiroit fort que en ce royaulmeron usast d'une eoustume, d'un poix et d'une mesure, et que toutes ces coustumes fussent mises en françois dans ung beau livre. (Mém. dePtiilippedeCommynes, t. II, p. S09. ) " Vous sçavez bien le désir que j'ai de donner ordre au fait delà jusUce et de la police du royaume, et, pour ce faire, il est besoin d'avoir la manière et les coulumes des autres pays ; je vous prie que vous envoyez quérir devers vous le petit Fleurentin pour sçavoir les coutumes de Fleurence et de Venise, et le faites jurer de tenir la chose secretle. aûn qu'il vous le die mieux et qu'il le mette bien par écrit. (Lettre au sieur Dubouchage, Hist de Louis XI par Duclos, t. III, p. 449. )~ Voyez l'ordonn. du mois de sept. 1474 sur les mines, et celle du mois d'avril 1483 sur le même objet, rcc. des Ordonn. des rois de France, t XVII, p. 446 ; et l. XIX, p. 405. — Les ordonnances de Louis XI sont remarquables par une grande vigueur de rédacUon ; il est probable qu'il Irs dicto luimême. — Mais ung bien avoit en lui noslre bon malstre : il ne mettoit rien en trésor, il prenoit tout et despendoit tout. Il feil de grans édifflces à la forlifûcation et dtffcnse des villes et places de son

fructifier que dans Tavenir; le présent était lourd et sombre; les impôts croissaient sans mesure; le prince qui semait pour le peuple et se faisait peuple fut impopulaire. Il fit beaucoup souffrir et souffrit beaucoup luimême dans sa vie de travaux, de ruses, de craintes, d'expédients, de soucis continuels ^ La boui^eoisie, dont les privilèges municipaux étaient la seule chose ancienne qu'il ménageât, lui fut fidèle sansTairaer. Ses grandes vues, ses pensées de bien public, les nouveautés qu'il méditait ne touchèrent que le petit nombre de ceux qui les apprirent de sa bouche et qui étaient capables de les juger. L'opinion du temps n'a rien aperçu de ces choses, mais en revanche ^lle a saisi au Vif dans Louis XI le portrait de l'homme extérieur, cette figure railleuse et sinistre que la tradition conserve, et impose encore à l'histoire.

royaulme, et plus que tous les auUres roys qui ont esté devant luy. (Uém. de Philippe de Gommynes, t. II, p. 444.)

1. Davantaige il sçavoit n'estre point aymé de grans personnaigcs de son royaulme, ne de beaucoup de raenuz : et si avoit plus chargé le peuple que jamais roy ne feit, combien qu'il eustbon vouloir de les descharger, comme j'ay dict ailleurs. (Ibid., t. Il, p. 224.) — Je croy que, si fous les bons jours qu'il a euz en sa vie, esquelz il a eu plus de joye et de plaisir que de travail et d'ennuy, esloicnt bien nombres, qu'il s'y en trouvcroil bien vingt de peine et de travail Gonlre ung de plaisir et d'ayse. (Ibid., p. 277.)

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