ReLlioli de FloriniODd Rapine, p. 499 et suiv
répondre à tout le monde en l'une et en l'autre profession*. Afin d'éviter une rupture qui eût rendu impossible tout le travail des états ^ le tiers , acceptant la médiation qui lui était offerte^ consentit à faire por ter à la noblesse des paroles d'accommodement ; et, pour que toute cause d'aigreur ou de défiance fût écartée^ il choisit un nouvel orateur^ le lieutenant QÎvil de Mesmes. De Mesmes eut pour mission de déclarer que ni le tiers état en général^ ni aucun de ses membres en particulier, n'avait eu envers Tordre de la noblesse aucune intention offensante. Il prit un langage à la fois digne et pacifique; mais le terrain était si brûlant, qu'au lieu d'apaiser la querelle, son discours Tenvenima. Il dit que les trois ordres étaient trois fibres, enfants de leur mère commune la France; que le clergé était l'aîné, la noblesse le puîné, et le tiers état le cadet ; que le tiers état avait toujours reconnu la noblesse comme élevée de quelque degré audessus de lui , mais qu'aussi la noblesse devait reconnaître le tiers état comme son frère, et ne pas le mépriser au point de ne le compter pour rien; qu'il se trouvait souvent dans les familles que les aînés ruinaient les maisons, et que les cadets les relevaient^. Non-seulement ces dernières paroles, mais la comparaison des trois ordres avec trois frères, et l'idée
i. Relation de Florimond Rapine, p. S07.