‹ Essai sur Lycurgue et ses institutionsChapitre 1 sur 9 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

L'enseignement que je donne au collège, mes éludes particulières, m'ont amené mainte fois devant la grande figure de Lycurgue.

Que faut-il penser des récits que nous font les anciens sur l'activité du législateur Spartiate ? Longtemps j'ai hésité à entreprendre l'élude de ce gros problème ; longtemps je me suis contenté, avec beaucoup d'autres, de la solution à laquelle Ernest Curlius a prêté l'autorité de son nom. Enfin, l'occasion m'ayant été offerte, Tàutomne dernier, de lire une élude scientifique devant mes collègues de la Société suisse des professeurs de gymnase, j*ai cru le moment venu d'aborder la question.

Malheureusement la Bibliothèque de Neuchâlel ne possède que la plus petite partie des livres qui m'étaient nécessaires, et ce n'est pas sans peine que j'ai réuni les matériaux indispensables. Aussi n'ai-je pas eu la prétention de renouveler le sujet, le lecteur s'en apercevra bientôt. Mon dessein a été de me rendre compte par moi-même de l'état de la question. Si je publie aujourd'hui le résultat de mon enquête, c'est pour fournir à mes collègues dans l'enseignement le moyen de s'orienter, plus facilement que je n'ai pu le faire moi-même, dans un sujet

qui est doublemenl important, puisqu'il intéresse à la fois les professeurs et les savants.

Dans la première partie de ce travail, j'exposerai ce que les anciens ont écrit sur Lycurgue et ce que les historiens modernes ont pensé de la réalité de sa personne et de son œuvre. La seconde partie, passant en revue les institutions de Sparte, traitera l'un après l'autre les différents points du débat. Une troisième partie enfin sera consacrée à l'étude de certaines questions qui concernent de plus près la personne du législateur.

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