‹ Essai sur Lycurgue et ses institutionsChapitre 9 sur 9 · Tome III, p. i04 sqq · texte numérisé non relu

Tome III, p. i04 sqq

■^ Eduard Meyer, Rh. Mus. XLI, 1886, p. 560 sqq. ; XLII (1887), p. 81 sqq.

Les rapports de Delphes avec Sparte sont trop bien établis pour que la thèse de Meyer soit nécessaire. Que Pausanias ait repris cette tradition delphique, qu'il Tait soutenue au moyen des oracles quH avait réunis, la chose est parfaitement croyable; on peut même imaginer aussi que Lysandre, pour nuire à la royauté, a adopté et contribué à répandre la tradition opposée.

L'œuvre de Lycurgue lui est personnelle; mais il est tout naturel que, comme d'autres législateurs, il ait recherché pour ses institutions la consécration divine qui avait une si grande importance dans l'antiquité. Les croyances religieuses s'ajoutèrent donc à une dure nécessité, au caractère conservateur des Doriens et à l'éloignement où ils se trouvaient en Laconie des autres peuples, pour donner au code éducatif de Lycurgue cette durée qui a fait l'admiration des anciens.

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