V. ci-dessus, Annales de Hourgogne
2. Bohème (Griuu, Traditions allemandes, trad. Theil, t. 1, p. 4as, Desaivre, p. 182). — Luxembourg. Irlande (Desaivre, pp. 181, 186).
3. Le Roux px Lincy, Le Livre des Proverbes français, précédé de recherches historiques sur les proverbes français et de leur emploi dans la littérature du moyen âge et de la Renaissance, 2° éd. (Paris. 1859), p. 3%. — Légende du chäteau de Marmande (Desaivre, p. 186). Les paysans bourguignons disent : « faire un train de Mélusine », et si un orage éclate, cest Mélusine qui est en colère (P. 209). Cpr. K. Gainoz, La Mellu. sine de M=. de Sévigné (Rèvcue Mélusine. t. XE, 1912, col. 464).
longtemps à Lusignan. « Il est vérité », dit Jean d'Arras, «qu'il y a un lieu, à Lusignan, auprès du puits, où du temps passé on a nourri poulaille, où elle s’est montrée plusieurs fois à un homme qui demeure encore dans la forteresse et qui s'appelle Godart, et elle ne lui fait point de mal, et il l'a juré sur Dieu et sur son âme »'.
Jean d'Arras cite d’autres témoignages. Le duc de Berry les avait reçus de certains capitaines français ou anglais, Perceval de Cologne en Poitou, Y vain de Galles et Creswell que les aventures de la guerre lui avaient fait rencontrer. Creswell avait été son prisonnier.
Perceval était du parti anglais. [l avait combattu sous Pembroke, Chandos et le prince de Galles. II était capitaine de Thouars en 1352, lorque Du Guesclin assiégait la forteresse et ce fut sans doute après la reddition de la place que le duc de Berry s’entretint avec lui’. Perceval avait servi autrefois Pierre I: de Lusignan. Il était luimême vaillant autant que sage. Il le montra au siège d'Alexandrie où il prit la Porte de la Douane. Il débarqua le troisième à l'attaque de Tripoli. Son maître lui avait donné sa confiance, lui demandait conseil et le chargea de préparer le combat singulier qu'il se proposait de soutenir contre Florimont de Lesparre. Ce combat devait avoir lieu à Paris en 1365. Perceval était connu à Paris où il était venu trois ans auparavant.
« Et plus anciennement », continue Jean d'Arras, «il y eut un chevalier poitevin nommé Perceval de Cologne, qui fut chambellan du bon roi de Chypre. Ce chevalier jura plusieurs fois à monseigneur qu'il était en Chypre avec le roi qui lui dit : « Perceval, j'ai trop grande crainte. » — « Pourquoi, monseigneur ? » — « Par ma foi », dit le roi, « parce que j'ai vu la serpente de Lusignan qui s'est mon-