Froissart, t. 11, p
3. Fol. 58, re, æ col. ; 1, ve, 2" col. ; 84, v°, 1 col. ; 97, v°, 2° Col. ; 115,7", æ col.
A ces nobles, intrépides, fidèles aussi, mais dans le roman plus que dans l'histoire, reviennent les tâches dangereuses et les missions de confiance. Geoffroy à la Grand Dent ne prend avec lui que dix chevaliers du Poitou pour surprendre Îles Sarrasins devant Damas. « Or, en avant, enfants » crie-t-il! Les chevaliers descendent de cheval, tirent leurs bonnes épées et frappent parmi les bras et parmi les têtes".
Antoine de Lusignan partant pour la Bohême recommande le duché de Luxembourg à un baron du Poitou nommé le seigneur d'Argenton*. Geoffroy d'Argenton, souvent noinmé par Froissart, était un chevalier loyal, mais dont la loyauté alla d'abord au roi d'Angleterre. Il fut de la chevauchée de Chandos sur le pays d'Anjou. Il combattit à Leusac. Il tint prisonnier dans son château Raimond de Marneil, partisan de France, et « n’osant désobéir au roi son seigneur », s'apprétait à le lui livrer lorsqu'un écuyer de la nation d'Angleterre le fit évader. Il assistait à la prise de Montcontour aux côtés de Perceval de Cologne et de Jean Creswell. On l'appela au secours de Sainte Sévère. Il se trouvait dans Thouars en 1392, avec Perceval et la plus grande partie des chevaliers du Poitou. Là se termina la carrière anglaise de ces Français. La forteresse rendue, d'Argenton et Perceval «se tournèrent Français » ainsi que leurs compagnons d'armes *.
Le chevalier de Thouars du roman, s’il est ou le vicomte ou le sire de Thouars des chroniques, fut, au contraire, un Français persévérant. Le vicomte prenait part au siège de Thouars, le sire était de Ia compagnie d'Y vain de Galles *.
On ne saurait s étonner de voir Jean d'Arras mentionner ces Français, les uns servant la France, les autres