Aubertin, p
amènent leurs otages sur le front et les décapitent sous les yeux des Anglais *.
Le Crugq, plusieurs fois nommé dans le roman, était fameux par la vigoureuse défense que les Vénitiens opposaient aux Sarrasins pour conserver à la chrétienté son dernier porten Asie.
On pouvait mettre en parallèle Hervé de Léon, le père de Raimondin, sénéchal et conseiller du roi des Bretons, « chevalier courtois, sage, bien morigéné, de telle hardiesse, qu'en regardant l'honneur, il ne redoutait homme au monde ». et cet autre Hervé de Léon dont parle Froissart. « Noble homme et puissant », du parti français, il était tant estimé des ennemis que devenu leur prisonnier, Edouard III lui rendit la liberté en lui remettant un défi pour le roi Philippe de Valois :.
Les deux Alain de Léon faisaient ressouvenir des deux Alain de Beaumont, capitaines français. Tous ces Alain étaient également sages, bons et courtois.
Le traitre Josselin du Pont le Léon, jaloux de la fortune d'Hervé et devenu par une calomnie homicide un puissant seigneur de Bretagne, et son fils Olivier « qui ne pèse pas une once de moins que son père », ressemblent aux deux Hue le Dépensier, le père et le fils. « Ils étaient », dit Froissart, « les plus grands maîtres du royaume d'Angleterre et voulaient surmonter tous les autres hauts barons par envie ». Les crimes de Josselin et des Dépensier sont à peu près de mème nature. La majesté royale en est atteinte. Le dénouement est aussi pareil. La reine Isabelle d'Angleterre et le roi des Bretons font juger et exécuter les félons *.