‹ Essai sur Mélusine, roman du XIVe siècleChapitre 71 sur 130 · Froissart, 1, p · texte numérisé non relu

Froissart, 1, p

2. Fol. 24,r-,2 col. Froissart, t. 1, p.102,et éd” Kerwyn de Lettenhove, 4 XXII, table analytique des noms historiques.

3. Froissart, IÏ, pp. 3, 9, 10. — Le nom de Josselin est celui d'un autre usurpateur des terres de Lusignan. Il était seigneur de Parthenay. Hugues [IV de Lusignan, qui vivait au commencement du x1e siècle, revendiqua son domaine devant son suzerain, Guillaume, comte de Poitiers. Mais celui-ci prit parti pour le seigneur de Parthenay, et le château de Lusignan fut brûlé de fond en comble (B Ledain, La Gatine,dans À. K!, p. 378).

La dame du château de Valbruyant, femme de tête et de courage, énergique, avisée, « subtile », c'est-à-dire habile, personnifie trois grandes dames francaises, la dame de Soubise, la comtesse duuphine d'Auvergne et la dame de Plainmartin. Leurs maris absents, seules dans les châteaux dont ils leur ont confié la garde, elles savent les défendre ou les conserver en négociant. Valbruyant lui-même, que Jean d'Arras met en Irlande, est une forteresse française, Chateaubriand, qui s'appelait alors Chastel Bruyant.

La dame de Soubise, assiégée par les Francais, n'ayant que peu de gens, voyant que la ville n’était pas assez forte pour tenir longucment, et sans nulle espérance de secours, appelle les barons et les chevaliers au conseil, et les envoie traiter avec l'ennemi. Elle obtient pour les Anglais de la garnison d'être conduits en sûreté là où il leur plaira d'aller, et jure d'obéir dorénavant au roi de France".

La dauphine d'Auvergne, vite revenue de l'ébahissement que lui cause la nouvelle de la surprise du château de Marquel que la ruse d'Aymerigot Marcel et la naïveté du châtelain Girardon viennent de lui enlcver, envoie incontinent aux chevaliers du pays deux écuyers pour qu'ils Ini aident à conquérir sa forteresse et, le siège traînant en longueur, elle en obtient la restitution moyennant finances ?.

En 1373, après la reddition de Niort et de Lusignan, les Bretons et Da Guecsclin se présentent devant le Chatel Allart. « Et tantôt », dit Froissart, « le connétable envoya devers la dame de Plainmartin qui était femme à messire Guichard d'Angle. Elle le supplia que, moyennant saufconduit, elle put aller parler au duc de Berry, à Poitiers. Ce que le connétable lui octroya et la fit conduire par l'un de ses chevaliers. Quand elle fut venue au duc, elle s'inclina tout bas. Le duc la fit lever, et lui demanda ce qu'elle voulait dire. « Monseigneur », dit-elle, « je suis

l. Froissart, 1, p. ‘ya (1372).

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