Fol. 63, r°, 1" col
tière du royaume d'Arménie. A vant que la fête du mariage soit terminée, tous les barons font hommage au roi Guion'. Le duc de Luxembourg meurt. A l'instant tout le pays et les bonnes villes font hommage à sa fille Chrétienne‘. À peine le comic de Forez est-il mort que les barons du pays, sur l'ordre de Geoffroy, rendent hommage a Raimonnet*.
Raimondin a renoncé au monde. il est sur la route du Montserrat. Geoffroy lui succède des à présent dans la seigneurie de Lusignan. Arrivé à Toulouse, Raimondin écrit plusieurs lettres, les scelle, et les envoie à Geoffroy et aux barons du pays. Elles ordonnent à Geoffroy de prendre les hommages et aux barons de le recevoir comme seigneur.
Le suzerain el ses vassaux étaient inséparables. Le seigneur menait au milieu « des barons du pays », dans la grande salle de son château, une vie patriarcale. Il ne pouvait se passer d'eux. Aussi était-ce un crime à ses yeux que de lui entever un de ses hommes. « Par la foi que je dois à l'âme de mon père », dit le roi de Bretagne à ses barons, « Josselin ni son fils ne me feront plus jamais trahison et ne me chascseront gentilhomme de mon pays. » Et il les fait pendre *.
Le vassal devait aide el conseil à son seigneur. Dans Mélusine et sans doute dans la vie réelle, le devoir de conseil était devenu le droit de conseiller et d'autoriser le suzerain. Ce n'était plus le seigneur qui gouvernait son pays, ni même sa propre personne. C'étaient les barons. Ils ne conseillaient plus, ils voulaient. Raïmondin demande une terre au comte de Poitiers. Il s'adresse aux barons avant de parler au comte, il les prend à témoin de la requête qu'il va faire, et lorsqu'il l'a exposée, le comte lui répond : « S'il plait à mes barons, il me plait bien »°,
Fol, 55, r°, 1" col.
Fol. 58, r°, 2° col.
- Fol. 145, r°, 2° col.
- Fol. 146, r°, > col.
. Fol. 33, r°, + col.
. Fol. 15, r°, 1 col.