‹ Essai sur Mélusine, roman du XIVe siècleChapitre 86 sur 130 · Fol. 44, r°,+ col · texte numérisé non relu

Fol. 44, r°,+ col

3. Fol. 48, ve, 1 col. ; 58, ve, 17° col. ; 67, r°; 72, v°, 1'e col. ; 88, v', 2e col. ; 99, V°, 1re col.

Parmi les enseignements de Mélusine, un seul était inutile. « Quant à la guerre, croyez le conseil des vaillants hommes qui ont hanté le métier des armes honorablement »‘'. Elle oubliait qu'à l'instant elle leur avait donné des talismans qui leur assuraient la victoire tant qu'ils auraient bonne cause et useraient de loyauté « sans penser ni faire tricherie ni malice » et qu’elle leur avait communiqué par féerie, d'un seul coup, toute la science de la guerre . Elle ne s'en souvenait plus lorsqu'elle confiait Antoine et Renaud au gouvernement de deux vieux chevaliers. Ces enfants dont le plus âgé a dix-huitans, mettent ces routiers à leur école. Jean d'Arras les montre pratiquant l'art militaire dans une série de tableaux si vrais que l’on croirait qu'il a été soldat. Tous les bourgeois ne l'étaientils pas alors et des plus valeureux ? Aussi bien l'auteur de Hélasine avait toujours vécu au milieu de la guerre et il approchait un des plus illustres soldats de son temps.

Les armées et les flottes que Mélusine donne à ses fils sont celles du xrv° siècle. |

Dans l’armée les cavaliers tiennent le premier rang. On les appelle les hommes ou les gens d'armes, les bassinets du nom de leur coiflure, et l’on semble leur réserver le nom de combattants. Ils ont la cofte d'acier, qui est peutêtre la même chose que la cotte d'armes ou le jaserant, le pan, la pièce, les gantelets, le harnais de jambe aux bouges, c'est-à-dire aux hauts de chausse, la lance et l'épée”.

Les gens de pied sont les brigands ou brigandiniers, armés de la lance et du pa vois, les archers, les arbalétriers et « les autres »‘. Cette expression dédaigneuse désigne les varlets et les pages. Raimondin, dans son voyage en

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