‹ Essai sur Mélusine, roman du XIVe siècleChapitre 94 sur 130 · Fol. 111, v°, 2° col · texte numérisé non relu

Fol. 111, v°, 2° col

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vraiment Zélodus était trop cruel. Lorsqu'un homme est mort, c'est grand honte à son ennemi de le plus toucher »'.

On ne frappe pas un ennemi par derrière. Le soudan de Damas fuit devant Geoffroy. «Sarrasin », lui crie Geoffroy, « tu es un lâche, toi si bien monté et si noblement armé, de te sauver pour un homme seul. Retourne ou je te tuerai en fuyant, quoique je le fasse bien malgré moi »:.

Toute guerre doit être déclarée. Il n'est permis d'attaquer l'ennemi que lorsqu'il a reçu un défi. « Damp roi », dit au roi d'Alsace le messager d'Antoine et de Renaud, « je vous défie de par les deux damoiseaux de Lusignan et tous leurs aidants. » — « Bien », répond le roi, « je me garderai de surprise et de perte. » — « Il vous en sera bien hesoin », dit le messager *.

Les frères de Lusignan vont attaquer les Allemands. « Nous ne devons pas », dit Geoffroy, « courir sur ces gens sans les défier. I fant leur mander qu'ils se gardent de nous. » — « C'est bien raison », répondent-ils. Alors ils écrivent une de ces lettres dont le xrv° et le xv° siècle nous ont laissé de nombreux exemples. « A vous, duc d’Autriche, à vous, comte de Fribourg, et à tous vos alliés, nous, Antoine de Lusignan, duc de Luxembourg, nous, Odon de Lusignan, comte de la Marche, nous Geoffroy de Lusignan, seigneur de ce lieu, nous, Raimonnet de Lusignan, comte de Forez, et je, Thierry de Lusignan, seigneur de Parthenay, vous mandons que, tantôt ces lettres lues, vous vous gardiez de nous, car nous vous porterons dommage le plus tôt que nous pourrons. » Les frères pendent leurs sceaux à la lettre. Un héraut la remet au duc d'Autriche qui la fait lire en audience. « Comment », disent les Allemands entre eux, « le diable a-t-il apporté tant de Lusignan en ce pays »‘!

Fol. yg, v°, 1° col.

Fol. 124, r°, 1" col.

. Fol. 82, v°, 2° col.

Fo}. 153, r°, 2° col.

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