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PÀKMÉHIDB D’élÉE.
Sixn, dont U est parlé dans le prologue, et dont la toute-puissance donne l’ébranlement au monde, par les alternatives incessantes de la vie et de la mort. S’il faut en croire Stobée ^ , Parménide plaçait cette divinité au milieu des globes célestes , à égale distance du centre et de la circonférence de l’univers , de manière à pouvoir tout diriger de sa main souveraine. Ce sont là des images mythologiques , non de la science : on peut entrevoir par ce côté un reflet des croyances populaires que la poésie d’Hésiode avait ornées des charmes du rhythme, et qui avaient pénétré jusqu’en Italie et en Sicile. Les vers d’Empédocle , qui ramène tout . à l’amoqr et à l’amitié , semblent comme le dernier écho, très-affaibli , mais encore retentissant, de cette harmonieuse alliance de l’enthousiasme et de la réflexion , d’où naquirent les premières cosmogonies.
Les vers 125 et 126 des Fragments, rapprochés d’un passage de Stobée * , montrent d’abord que Parménide regardait le monde comme sphérique et composé de cercles , dont il décrit les caractères et la disposition en disant que les cercles plus étroits sont formés de feu épais , et que ceux qui suivent sont faits de nuit, avec une flamme de feu
1 Ectog. Phys., I, 23 , 1- * Loc. cit.
Digitizi.-J
DOCTMRB.
qui les traverse. Cette sphère se composait ainsi de plusieurs parties soumises à des températures trèsdifférentes. Suivant Stobée, ces cercles ou couronnes, (TTffâvai, embrassaient le monde dans leurs étreintes. Le premier était de la matière la plus subtile et d’une éclatante blancheur; le cercle opposé, d’une matière épaisse, de la nuit; entre les deux se trouvaient des cercles composés du mélange de la lumière et des ténèbres ^.et qui étaient unis et adhérents les uns aux autres. La pesanteur naturelle de ces diverses matières prddEÛsait sans efforts l’équilibre du monde. I.ia|, matière ignée, en tant que la plus légère , s’élevait au^essus des autres, et atteignait les limites supérieures de l’univers ; la matière terrestre, comme la plus lourde et la plus épaisse , s’abaissait vers les parties inférieures ; et le milieu restait rempli de matière mixte.
Le monde de Parménide était donc divisé en trois parties , et c’était au milieu de ces trois parties de l’univers , au sein de la lumière et de la nuit , dont toutes choses ont été formées, que la nécessité régnait en souveraine, et que l’amour aurait appam pour être le premier des dieux et le premier auteur de l’ordre actuel des choses.
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PAaucniDE d’élée.