‹ Essai sur Parménide d'EléeChapitre 37 sur 48 · FIA6HEHTS DD POEME · texte numérisé non relu

FIA6HEHTS DD POEME

TA npox AOEAN.

Mopifàç yàp xaréOivro Sûo yvûppç ôvOfwiÇjtv' »

Tüv pioTj où Xjocûv iiTTtv , Èv U ;rE7r^C(v>i|xcvoi ti(Ttv ' àvriu S ixpivavzo Scpa ; , xat otifiar iGevro 115 àXXnXwv' Tp piév yioyôf eùBipiov n^p ,

flirtov Èov , fisy àpKiôv , «mutü 7t«vto<i« twutov ,

‘ Tû S mpu pi TuÙTov’àTàp xàxiîvo xccr aura,

àvTi'a vùxT àSccv , nvxffàv Sspoc( èjxêpifisî T«.

Tüv 701 (yü diâxo7pov cctxÔTa TretvTa fariaai ,

120 <ùç OÙ uij 7T0TÎ Ti'f 7S ^poTÜv yvoip») TTapt\âcap.

Kùràp iTXitSri nâvza fâoç xai vù| ôv 6 p.aaTot

xcù TK xatà ffympa; Svvâfutç ènl Toïai n xai Totf ,

TTÔv ttWov èoTiv ôuoù ycteoç xai vuxTOf àyâvTou ,

îowï ùpforipuv , iTTii oùîrripM (lira pvStv.

125 Ai yàp imivoTipat boi'jjvto jrvpôç àxphoio ,

Vers 121 — 124 ( Aùràp £7r£i5« — prà punSév'), v. SimpIiciuSj in Phys., f. 39, a.

DE PlEMéltlDE.

DE l’opinion.

Les hommes ont prétendu signaler deux espèces d’objets, dont l’une ne peut être admise, et en cela ils se sont trompés : ils les ont jugées de nature contraire, et leur ont appliqué des désignations entièrement séparées. Ils ont distingué d’une part le feu éthéré de la flamme , léger, très-peu consistant, entièrement semblable à lui-même et différent de l’autre espèce; d’autre part celle-ci, qui a également sa nature propre, savoir, à l’opposé, la nuit obscure , matière épaisse et lourde.

Je t’exposerai l’arrangement de tout cela, afin que tu n’ignores rien des opinions des mortels.

Mais comme tout s’appelle lumière et nuit, et reçoit les noms divers qüi appartiennent, suivant leur valeur propre, soit à l’une, soit à l’autre de ces deux choses, tout est plein en même temps de la lumière et de la nuit obscure , puisque toutes les deux sont égales, et qu’il n’y a aucim vide dans aucune des deux.

Cardes (orbes) plus étroits sont faits de feu

Vers 125 — ■ 127 ( A< yàp ffTMvér.—xw&pvâ’) , v. «/■ , f. 9 , a.

FBACianTS oc POÈME

ai s éni raîç vvxrôs , furà Si çXoyôj Xtrut ouaa’ iv 3* fiîo’u TouTuv Aatpk>v 3 vinra xuëtpvâ ‘ jr«vT« y âpK aruytpolo toxou xeù àpxii

nifinoiiif , apatvi 6S^u fuytv t 6 t évavnov ecvStc 130 âpaev 6ti\u6ipu,

irpÙTKTTDv pcv ipwTec Btûv ptjTÎaaTo jrttvTwv.

EX^p s aiOtpiav rt yûcriv Ta t èv KcSépc irccvra <jTnp.aTa, xai xaOapâc s-ùeiyioç qsXcoio y.aiiicâSoç cpy aîSt)\a, x«i énjréBev tJsysvovTo ,

135 ïpyct Tt xvxïanoç iteinrp mplyona aù^vtiç

xat yufftv siSîimç Ss xou oupavov ccpyiç f^ovTcc f tvStv îfv Ts xai ûç fiiv àyova imStiaev àvâyxn Tetipcn t^tiv «tnptay,

nât yaxK xai iJXiof >jîi aeXflvn 140 aiBnp TC Çuvof y«X« t où/socvtov xai ôXvpKOS

Vers 126 — 130 («i Sèm T«tc — On^vripa.), v. id., f. 7, b' Le vers 130 ( jr^airurTov x. t. X.) est cité par Platon, Banquet, p. 178, b; par Aristote , Jlfet , I, 4, p. 646,e; par Plutarque, ^m., p. 756,f(IX,p 32,Reisk. );parSextusEoip.,

DE PàRMÉHIDE.

grossier, et ceux qui suivent sont faits de nuit, avec une flamme de feu qui les traverse. Au milieu de cela se trouve la déesse qui gouverne tout : principe de l’odieux enfantement et de la procréation , elle pousse toutes choses d’une manière violente et unit le mâle à la femelle et la femmelle au mâle.

Elle enfanta l’amour, le premier des dieux.

Tu connaîtras la nature de l’air et tous les astres

qui sont dans l’éther, et les effets cachés de la brillante lumière du soleil pur, et d’où tout cela vient; et tu apprendras les travaux circulaires de la lune ronde et sa nature ; tu connaîtras aussi le ciel qui entoure l’univers , et tu sauras d’où il naquit, et comment la nécessité, qui le dirige, l’enchaîne pour qu’il maintienne les astres dans leurs limites.

Comment la terre, le soleil et la lune, et l’air,

adv. Math. , IX, 9; par Stobée, Ecl. Phys , I, 10, p. 274, et par Simplicius, in Phys., f. 9 , a.

Vers 132 — 138 («oii SaiOipinv — âarpmi.), ▼. Clément d’Alex., Strom., V, extr., p. 614, a.

Vers 139 — 142 (nâç ycûee — yiyvtaôou) , v. Simplicius, Du Ciel, ni, f. 138, b, Aid., et dans M. Peyron, p. 55 et sniv.

FBXGMBHT8 DO POÈMB

a' uTrpuv Stpnàv fiivof ippvdv^trr yiyviaStci.

vvxTifeci( iripi yeûtct aiMpevov àXXérjsuy

«ùi 7ra;rTai’youa« ir/3Ô; Kvyiç qiXtoco.

1^5 â( yip inârtw î)(ti Ttpâaiç ptUav TfohtitkiyTerm , ntç v6o( àvOpimoiat napiomMv ‘ ri yip oOré iartv Smp ypovùi [xfXiuy fô(rit ivBpttmttai xoti Trâffiv xal ncnri’ ri yip TrXioy fort vivpcc.

St^irtpoîaiv [ùv xovpove , Xauocat Si xovpccç.

Vers 143 (yuxTtyoèç x. t. X. ), v. Plutarque, conin Colot,, p. 1116, a. (Vol. X, p. 590, RcisL)

Vers 144 (««1 Trairr. x. t, X.) , v. Plutarque, Qaest. rom., p. 282 , b ; clu vuagt de la Lune, p. 929 , a. (Vol. VII , p. 138 ; Tol. IX, p. 671 , ReiaJc.)

DE^ vktuinm.

qui est partout, la voie lactée, et l’olympe suprême, et la puissance brûlante des astres, ont commencé de naître.

Une lumière empruntée erre pendant la nuit autour de la terre.

Tournée sans cesse vers les rayons du soleil:

Suivant que le tempérament variable des membres des hommes est dans tel ou tel état , il en est de même de leur intelligence ; car c’est la même chose , savoir la nature des membres , qui pense dans tous les hommes et dans chacun d’eux ; en effet, ce qui domine dans le tempérament constitue la pensée même.

A droite les garçons, à gauche leS filles.

Vers 145—148 (ûc yàp ««otm — voij^ci. ) , v. Aristote, Mit,, III, p. 671 , c; Théophraste , fragment sur la Sensation, au commencement.

Vers 149 (SeSinpotaiv x. t. X),v. Galien, sur Hippocr. Epid . , VI, 48 , comment. II. ( IX , p. 430 Charter. )

OuTO) TOI xocrà doÇocv $f\j tocSc, vOv n cfto’i ,

xai (x£TÉitttT àno roûSi n\tvvntrov(7t' rpecfivra" rot! d SvOfx Svôpumot xoréScvr iizi(nft.ov ixiavta.

Les vers 150' — 155 ont été conservés dans la traduction latine de Ccelius Âurelianus , De Morb. chron., IV, 9 , p. 545, "Wetsten.

DE PjULMÉIUDB.

150 Fetnina virque simul Venerû cutn germina mùcent Vents, informans diverso ex sanguine virtus , Temperiem servons , bene condita corpora fingit;

At St virtutes, permixto semine , pugnent Nee faciant unam , permixto in corpore dira 155 Nascentem gemino vexabunt semine sexum. ’

Ainsi ont commencé ces choses, suivant l’opinion, et ainsi elles sont maintenant, et ensuite elles périront , après avoir vécu de la sorte ; et les hommes ont donné un nom distinct à chacune de ces choses.

Vers 156 — 158(oÛTUTotx«tT« S — mmiftov.), v.Simplicius, Du Ciel, III, f. 138, b, et dans M. Pe 3 rron,p. 55 et suiv.

PHMATA HAPMENIAÇ ANATEeETJTA.

1. Platon, Soph., p. 237 , a : napptviSm î’ o pcyaç... àp^6- [UVO! Tt x«i 5 tà TtXowc TovTo àTTepLapTÛpaTo , TTtÇp Te ^6 éxâoTO- Te Xeyuv xai ptirà perpav'

€ OÙ yàp pvizore tout ovSap^ ( ijuirtv ) elvot p 4 ôvra ,

I à^Xà (TÙ tô;3 àf ôSoû StÇiio'to; itpys vénpa. •

Le même mot est rapporte par Platon , ibid., p. 258, d ; par Aristote, Met., XllI, 2, p. 761, b (p. 294 Br.) ; et, d’après Platon , par Simplicius , in Phys., f. 29 , b , 31 , a ; 53 , b.

2. Simplicius , in Phys., I , f. 7, b: KaTaXoyâSiiv fierajù twv

èirüv ipfépeTac Tt pvaâSiov, wc aÙTOü Ila^fxevtSou, îpjov outuî'

« Éffi T^e èaTt tô àpeuov , xai to Otppôv , xai to fdoç , xat to » paXSaxôv , xai to xoüyov ' èTtt Si tü iruxvw ùvojiaffTat t 4 <pujÿov, » xat TÔ Çofoç , xat tô oxXfl/jôv , xat tô jSafù’ TaüTa yàp KnsxpiOn » exarcjou; ixàTcpa. a

3. Suidas: 2c.. Xtav. UccpitniStic' « Sauftao-iwc wc Suffavotîret-

» tTTOV. »

4. Le même : « Maxàpuv vijaot» , n àxjOoeroXtc tüv èv Boturt'a 6»j3üv TÔ îcaXativ , wc JlapptviSni. ■

De même , Photius Lex. V. : Maxàpuv v5<roc , » xtX.

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