LAN EE
avec en plus au niveau des vertèbres lombaires, une ligne de points contre les douleurs survenant « quand il portait quelque chose de lourd ».
Sur l’abdomen les tatouages sont plus rares. On les rencontre à l’épigastre, associés aux pointes de feu, au niveau du foie, mais surtout au niveau de la rate dont ils cherchent à enrayer l’hypertrophie paludéenne.
Ils se voient peu fréquemment sur les membres (1) sauf au niveau des articulations où ils sont toujours très communs, soit dans le but de guérir d’une douleur rhumatismale, d’une conlusion, ou d’un trauma quelconque, soit encore comme au poignet dans le but de renforcer sa puissance et sa résistance aux efforts violents. Dans ce dernier cas le plus souvent sont latoués des croix ou des triangles en bracelet ou demi bracelet sur la face dorsale.
A côté de ces motifs pour ainsi dire classiques et rencontrés dans tous les cas, il paraît exister encore d’autres variétés de tatouages à effet préventif plutôt que curatif. Mais nous serons très prudents sur ce sujet car l'identification des signes n’est pas toujours absolument admise par tous ceux qui se sont occupés de la question.
On peut reconnaître dans certains dessins la représentation d’un scorpion, d’une tortue, d’un serpent,
CL Nous ne parlons que des tatouages médicaux exclusive-
ment, les tatouages ornementaux y étant au contraire très fréquents.
ea
d’un lézard. D’autres comme la main de Fathma, des poissons, des oiseaux ne sont pas douteux.
Il paraît infiniment probable qu’on les a placés là dans un but de protection plutôt que de coquetterie, peut être les deux à la fois. |