‹ Essai sur quelques modes de thérapeutique d'un usage courant chez les indigènes de TunisieChapitre 25 sur 27 · HAMMAM GAFSA · texte numérisé non relu

HAMMAM GAFSA

Deux grandes sources donnant une formidable volume d’eau émergent dans l’intérieur de la ville au milieu d’un grand bassin. De là les eaux se rendent dans une vaste piscine à ciel ouvert de 15 mètres de côté et de 2 mètres de profondeur, exclusivement réservée aux européens.

La deuxième source jaillit au milieu de la Kasba, elle alimente trois établissements, le premier réservé aux arabes, un autre aux mauresques, le troisième -auxjuifs. Le débit des sources est de plus de 6000 mc. par jour d'une eau claire, limpide, sans odeur ni saveur de 28 degrés à 30 degrés, plus magnésienne que sulfatée. |

Les romains y avaient établi de superbes et magnifiques thermes qui sont encore en bon état de conservation.

Les sources sont fréquentées par hygiène et par souci thérapeutique. Malheureusement loin de remplir cette fonction elles s’en éloignent souvent. C’est en effet dans leurs eaux que nombre d’indigènes sont contaminés par les cercaires du Schistosoma Haema: tobium et du Schistosoma Mansoni, agents respectifs de la bilherziose vésicale et intestinale.

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