CONCLUSIONS
L. — Il n'y a point à la vérité une thérapeutique qui soit propre aux indigènes de Tunisie.
Les procédés qu’ils emploient portent presque tous la trace de leur origine européenne ou latine.
Toutefois faisons rous exception pour lestatouages médicaux.
IT. — Leur thérapeutique de la syphilis est calquée sur celle qu'ont utilisée les Français et les Espagnols au xvi° et n’a guère subi de modifications depuis cette époque.
Dès son apparition l’iodure de potassium a connu le plus grand succès. Le mercure par contre n’a jamais acquis la moindre faveur.
Actuellement les arsenicaux détrônent rapidement les vieilles pratiques par les résultats tangibles qu’ils procurent presque immédiatement.
III. — Leur traitement de ia blennorragie est rationnel dans son ensemble. Primo non nocere.
IV. — L'usage qui est fait de la révulsion est sans doute trop abusif, mais les bons résultats que donne fréquemment cette méthode sous ses différentes formes, explique ur pareil engouement.
V. — Les stations thermales sont très en vogue auprès des indigènes. Pour eux n'importe quelle espèce d'affection peut-être soignée par les eaux, et aucune contre-indication ne saurait exister. |
Vu : Le Président de la thèse,
BRUMPT Vu, le Doyen, ,
ROGER Vu et permis d'imprimer, Le Recteur de l’Académie de Paris
P. LAPTE |