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Essai sur quelques zodiaques apportés des Indes

La anauàssaace exacte d« toutes (es figures xodiacalee pronre qu'elles onttoQiesla même origine, et que cette origine pftnd naissance dans le rentre de l'Asie. — Réfutation des théories de Dupais , Volney et Foa-

ner.

Les questions qui , par leurs racines les plus iotîmes , tou^ chent àrhistoire de i'hofnme, ont de tout tems, et actuellement plas que îamais» intéressé les véritables philosophes. Pansî ces questions , s'il en est une qui présente des points de roe féconds en résultats positifs, c'est incontestablement celle '

qui tient à Toriginé et à Thistoire du zodiaque , aussi bien qu^à la découverte des planètes , et au culte antique et presque uni- 1

verael qui kar a été rendu.

A b fin «fa dernier siècle > on a vu en France , les astronomes célèbres, Baiity, Le Gentil, Laiaride, aussi bien que M. Deguignes le père, et Court de Géhelin savans dans une autre science, s'occuper avec détail, et avec plus ou moins de succès, de cette histoire du zodiaque et de celle des planètes qui ie parcourent et y trouvent leurs stations. Au commencement (la siècle actuel se sont formées les écoles encore puissantes en ce moment de Dupuù, Voiney et Fourier, qui ont voulu rattacher tons les cultes à celte invention du zodiaque, et qui ont même cherché à établir que ses constellations, telles que

2 ESSAI SVR QUELQUES ZOBiAQUES

nous les connaissons , remontaient à plus de quinze mille ans avant notre ère.

Au sein de TAcadémie des sciences , dès 1 821 5 et en présence de M . le baron Fourier luî-miéme , nous avons renversé cette prétendue théorie qui aurait détruit non seulement toutes les notions les plus saines, acquises jusqu^à ce jour sur l'histoire de rhomme et de sa civilisation, mais encore les beaux résultats obtenus par M. Deiuc de Genève et par Al. le baron Cuviery sur rhistdire du globe de la terre et des révolutions diverses que vient de subir tout récemment^ pour ainsi dire , notre planète , comme le démontrent notamment les grottes à ossemens divers trouvées , il y a peu d'années, en Angleterre, et si bien illustrées par le docteur Buckiand, professeur à Oxford.

M. le baron Fourier ^ après une opposition assez vive, finît par se rendre lui-même à nos raisonnemens, puisqu'il nous autorisa à publier, ^e que nous avons fait en effet, qii'e dans sa lettre à M. BerlhoUet, citée par le célèbre Laiande et réinvprimée par nous • , on lui avait fait parler d'une antiquité à laquelle il n'avait |amais cru ; c'est aussi ce qui le détermina à ne pas publier les mémoires qu'il avait préparés , comme membre: de l'expédition d'Egypte , sur les curieux zodiaques retrouvés dans cette antique contrée, royaume puissant des Pharaons 9 séjour de Jioseph et de Moïse,

Lorsque, marchant sur les traces de l'ingénieux et savant docteur Yourig , qui avait bien voulu nous adresser ses premiers essais sur la lecture des hiéroglyphes ^ M. ChampoUion ie jeune* lut sur les murs mêmes des temples de Dendera et

* Aperçu des Mémoires sur Vongine de la Sphère, et sur tàge dûs Zodiaques égyptiens^ par M. deParavey, Paris, i8ai; et Nouvelles considérations sur le planisphère de Dendera ^Vwn&f 1827.

* Isolées, les preuves de M. ChampoUion sur l'âge moderne des zodiaqoes, ne prouvent absolument rien: car on sent que les Kdmains rebâtissant le» temples d*£sné et de Dendera, pouvaient y scylpter le zodiaque antique des temples précédens, mais jointes à nos preuves mathématiques, e* aux assertion»» de M.Viscowti, que M. ChampoUion aussi aurait du citer, jfts découvertes ont une véritable force ^ que les tentatives auxquelles on se prépare en ce moment ne pourront affaiblir.

APPORTÉS lES IBIDES. S

à*Esnéf où se voient les quatre zodiaques retrouvés en Egypte ^ les noms à^ Autocraiar (épithëte spéciale de Néron sur ses médailles ) , et ceux de Claude et de Commode encore p^s modernes , il ne fit que confirmer les résultats mathématiques et positifs 9 q[ue, dès 1821 , nous avions présentés à TAcadémie des sciences de Paris , résultats qu'avaient admis , au nom de cette Académie, M. DeiamérCy le docte auteur de Thistoire de VJstTonom.ie ancienne , M. Jmpère^le ri /al du célèbre Mrstedtf dans ses beaux travaux tout récens sur le magnétisme, et M* le baron Cuviet^ si connu par son admirable Discours sur ia révolution de la surface du g loue, et par ses autres sa-' vans et éloquents écrits ^. , :^

Mais, en établissant dans nos mémoires (encore manuscrits) qu'aucune des observations de sol Uice et d'équinoxe citées, soit dans les Fidus des Indiens, soit dans les Kings des Chîiiois, ne remontait au-delà de Tan 25oo environ avant Jésus- Cbrist ; nous n'avons pas prétendu, toutefois, assigner cette date à l'invention du zodiaque , pas plus qu^à celle de Tinvenlion de tous les arts essentiels aux hommes, et notamment de l'écriture, bien que nous ayons cité l'opinion du grand Newton ^ qui croyait à tort cette invention fort moderne.

Nous regardons au contraire cette invention de l'écriture, du zod/aque et du calendrier comme aussi ancienne que l'exis*-* tence de l'homme sur le globe actuel. £t avec M. le baron Cuvier, nous fixons ici cette existence primitive de l'homme suirla terre à une date de quatre à cinq mille ans avant Jésus- Christ , époque où l'homme , suivant nous , fut créé avec toute sa beauté primitive et avec tout son génie investigateur, qu'aucune infirmité, qu'aucunes ténèbres n'avaient encore altéré ou obscurci.

Nous croyons que cette antique civilisation, qui a précédé le déluge, s'appuyait essentiellement sur l'invention del'écri*ture hiéroglyphique , créée avec un art admirable par les premier» hommes 9 et dont de précieux débris existent encore sur les ùrfques de Cantique Baùf/lone y aussi bien que sur les

* ' Les /annales ont publié le rapport de ces trois savaus sur Pouvrage de

rW Paravey, dans le Numéro 1 9, tome 4» p« ^9. ( ^^o(e de f éditeur, )

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